Vivre ensemble avec les musulmans ? Où ?

Vivre ensemble avec les musulmans ? Où ?
PUBLIÉ PAR FRANÇOIS SWEYDAN LE 30 DÉCEMBRE 2015

Pour les non-musulmans originaires d’Orient la question ne se pose plus. Et pour cause.

Durant la première moitié du XXe siècle (et jusqu’en 1967), près d’un million de juifs de tout le Maghreb, du Proche-Orient et de l’Égypte ont été expulsés sans ménagement de leurs pays respectifs. Tous spoliés de leurs terres ancestrales, de leurs maisons et de leurs biens, ils ont dû quitter, chassés dans la précipitation.

Point de « vivre ensemble » !

Ne  parlons-pas des pieds-noirs d’Algérie qui s’élèvent à un million d’individus (lire Manuel Gomez : Hocine Aït Ahmed : « Du temps de la France, l’Algérie, c’était le paradis ! » ), et près d’un demi million du Maroc et de Tunisie.

Point de « vivre ensemble » !

Avec la montée du fondamentalisme islamique, c’est le tour des chrétiens et des autres minorités d’Orient (yazidis, nazaréens, bahaïs, zoroastriens…). Ce phénomène séculaire, cyclique et récurent dans l’histoire de l’islam en Orient, s’est accéléré avec les dernières décennies du XXe et la première décennie du XXIe siècle. Suivant les estimations concernant le début du XXe siècle, les chrétiens représentaient alors entre 12 et 15% de la population dans les pays arabes du Proche-Orient. À l’exception de l’Égypte (huit ou dix millions ; env. 10% de la population), au début du XXIe siècle, ils ne représenteraient plus que 4% (et de 18% de chrétiens en Judée Samarie avant 1948. Chassés par les musulmans, ils ne sont plus que 1.5%).

Point de « vivre ensemble » !

En cette France aveuglée de ces réalités et fort déboussolée par sa classe politique déroutante on ne cesse de nous répéter à tors et à travers dans tous les médias propagandistes le mantra du « vivre ensemble ». Mais sous quelles conditions ? En faisant abstraction du poids de l’histoire de l’expansion islamique et de ses méfaits systématiques et généralisés depuis quatorze siècles ? Pourtant ces épurations ethniques et religieuses génocidaires se poursuivent encore sous nos yeux.

L’adverbe « ensemble », insimul, « en même temps », conjointement, veut dire « l’un avec l’autre », « les uns avec les autres ». Ensemble désigne également « une multitude qui peut être comprise comme un tout » (au sens d’omnis, le tout en tant qu’ensemble d’individus). Les synonymes sont de la catégorie de l’universel, du total, du tout entier. Il en découle la relation d’appartenance et celle d’égalité (lorsque les ensembles ont les mêmes propriétés, une équivalence logique).

Comment satisfaire à ces définitions élémentaires et ces sens lorsqu’il est dit dans le Coran au sujet des musulmans « vous êtes la meilleure communauté-nation-umma sortie pour les humains (La Famille d’Imran, S.3:v.110 ; Hégirien) », au-dessus de toutes les autres ? Une supériorité inégalitaire d’une injonction coranique qui confère aux musulmans le droit de soumettre toute altérité dans la dhimmitude et l’infériorité.

Point d’égalité en islam ; l’universalité en question est celle de l’hégémonie islamique, injonction éminente et fondamentale ordonnée par le Coran.

Premier paradoxe insurmontable

Force est de constater que des messes de minuit de la fête de la Nativité 2015 à Béziers et à Lens, par exemple ont été entachées pas une tentative de communication, de propagande et de récupération de la part de fondamentalistes islamistes déterminés dans leur lutte (dont des Français convertis et radicalisés ! À Lens, c’est l’Union des Citoyens Musulmans du Pas-de-Calais, UCM 62, association islamiste proche de l’UOIF et des Frères musulmans). Sont-ils venus en « protecteurs » des « dhimmis », les « infidèles mécréants », soumis à la loi de l’islam comme dans leur pays musulman d’origine ? Priez brebis catholiques, nous les islamistes de France nous nous occupons du « vivre ensemble » et de vous imposer le multiculturalisme et la soumission sous notre paternelle protection islamique en ordre de marche… C’est bien une tentative de prise de possession sous les yeux des fidèles catholiques pris pour des moutons incapables de se prendre en charge ou alors frappés d’angélisme.

Second paradoxe insurmontable : celui de l’appartenance

Exemple parmi des dizaines dans le Coran : « Ô vous qui avez cru [les musulmans] ! Ne prenez pas pour alliés (waliy) les juifs et les nasârâ (nazaréens/judéonazaréens/chrétiens) : ils sont alliés les uns des autres. Quiconque parmi vous s’allie à eux serait des leurs. Allah ne dirige pas les gens [al-qawm ; dans le sens de « tribu »] oppresseurs [ou : prévaricateurs] » (S5:v.51 ; voir Coran : l’abrogeant et l’abrogé … ou la stratégie du caméléon).

Concernant ce verset, l’historien et exégète du Coran Tabari (839-923) a écrit dans son Tafsir (Interprétation, Exégèse) :

« Et la vérité pour nous concernant ce verset est qu’Allah a interdit à tous les croyants de prendre les juifs et les chrétiens comme alliés contre ceux qui croient en Allah et en Son Messager. Allah nous informe que celui qui les prend comme alliés en dehors d’Allah, de Son Messager et des croyants, est des leurs à cause de sa prise de parti contre Lui, Son Messager et les croyants. Par conséquent Allah et Son Messager se désavouent de lui ».

Dans son Tafsir, le théologien et juriste Al-Qurtubi (1214-1273) a écrit :

« La parole d’Allah : « Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés… » signifie : celui qui les soutient contre les musulmans est des leurs, et sa sentence est la même que la leur ».

Tous les théologiens et les exégètes de l’islam sont d’accord sur le sens précédent à donner à ce genre de verset. Détrempez-vous, braves gens, la France – et ses islamistes – n’en fait nullement exception, sauf pour les idiots utiles de l’islam, les Français islamophiles et islamo-zélés qui répètent comme des perroquets dans l’allégresse du relativisme béat ce « vivre ensemble », ignorants le contenu du Coran et méprisants le poids lourd et tragique de l’histoire, pourtant limpide sur la question.

À ces conditions, soit nos “islamistes” de France (car il y a beaucoup de musulmans qui ne les suivent pas) qui ne cessent de nous répéter le leitmotiv du « vivre ensemble » sont eux aussi des ignorants, soit ils nous trompent en connaissance de cause. Personnellement, je pencherai pour le second cas de figure puisqu’ils nous ont déjà régulièrement démontré que la dissimulation (la taqiyya) est bien généralisée et assidûment récurrente (lire : De la taqiyya des imams de France III : l’ignominie).

Par conséquent, les mosquées qui vont ouvrir leurs portes au public les 9 et 10 janvier 2016 à l’initiative du Conseil français du culte musulman (CFCM) – autre organe pratiquant la taqiyya à merveille – n’est qu’une diversion de plus et pourquoi pas – une pierre deux coups – du prosélytisme islamique et faire de nouveaux adeptes de la grande imposture ? Cette initiative permet, selon le président du CFCM, « de célébrer l’esprit du 11 janvier, au moment où l’on célébrera le premier anniversaire des attentats terroristes de janvier 2015 » et d’ « apprendre les bases du Coran » (nous y sommes au cœur de l’initiative !) autour du « thé de l’amitié »… Pour faire mieux passer les grosses couleuvres de ces bases fort biaisées du Coran, des 700 000 Hadiths, paroles « vraies » du Prophète et de l’islam ?

Célébrer l’esprit du 11 janvier en 2016 dont les musulmans ont été quasi absents en 2015 ? Le rassemblement d’alors devant la grande mosquée de Paris à l’initiative de son recteur, Dalil Boubakeur, rappelons-le, avait attiré moins de cent cinquante personnes (sur une demie douzaine de millions de musulmans !) dont la moitié étaient des journalistes et des badauds.

En un mot, en ces temps où l’islam est de plus en plus décrié, c’est la contre-offensive des imams invétérés. C’est ici le jihad défensif-offensif en action « par le cœur et par la langue » qui poursuit son œuvre (lire : Le jihad n’est pas l’islam ?) pendant que les Français sont occupés aux festivités de Noël et de la Saint-Sylvestre.

Il faudra bien que la France se réveille et réfléchisse sur le vrai sens des mots – et de leur portée – après l’agression à Ajaccio des deux pompiers et du policier la nuit du 24 décembre par des jeunes hommes cagoulés : « Sales Corses de merde, cassez-vous, vous n’êtes pas chez vous ici ! » Décidément, le jihad en action « par le cœur et par la langue » trouve ici son prolongement logique avec les premiers symptômes du jihad intérieur-extérieur « par la main »…en attendant « par le sabre » ? En tous les cas, nous y sommes déjà dans une certaine mesure avec les tristes et tragiques attentas à répétition.

À une fracture sociale vient s’ajouter une fracture identitaire religieuse islamiste qui cherche instamment à imposer sa loi.

En attendant, pour la Saint-Sylvestre, c’est comme d’habitude en France des centaines de voitures incendiées annonciatrices du grand embrasement rêvé par ces pyromanes.

Une fois de plus, au lieu de noyer le poisson, de tenter de nous tromper et de nous faire avaler de bien grosses couleuvres, les islamistes et les imams de France feraient mieux de se consacrer sans hypocrisie aux vraies conditions de ce « vivre ensemble » et de le définir clairement du point de vue théologique et religieux ; démarche quasi impossible (vu ce que je viens d’esquisser) et ils ne l’ignorent pas.

Car, ce « vivre ensemble » nous fera prochainement de plus en plus défaut à cause de ce déni schizophrénique des réalités coraniques qu’ils vont tenter encore de dissimuler dès les débuts de 2016. Mais jusqu’à quand ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © François Sweydan pour Dreuz.info.

http://www.dreuz.info//2015/12/30/vivre-ensemble-avec-les-musulmans

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5 Commentaires

  1. Il est impossible de discuter avec des personnes qui n’ont pas étudié le Coran. Le Coran, tout comme la Bible, ne peut pas être lu comme un roman ou un livre d’histoire. Les livres saints ont besoin d’être expliqués, commentés, car on y compte des paraboles ou des métaphores indéchiffrables. Qui plus est, un locuteur non arabophone ne peut pas comprendre le Coran, d’où le piège grossier des Coran traduits en français et vendus un peu partout. Le meilleur site est incontestablement celui du Pr Sami Alddeb, accompagné de son Blog « Savoir où se faire avoir ». Toutes les sourates, tous les versets y sont expliqués, approfondis et on découvre toutes sortes de sens cachés qui échappent à la compréhension des plus grands intellectuels non arabophones.

  2. Votre article est très véridique, car cela dépeint la situation actuelle. Hélas, je crois que ce fut toujours le cas. Et tout cela à cause des enseignements du Qur’an.

  3. Le vivre ensemble n’est tout simplement pas possible car ils nous haïssent. ils lisent un coran qui appelle au meurtre, au viol, à la torture, la lapidation et à la décapitation. Comment dans ses conditions pouvons nous vivre avec eux et eux avec nous, c’est impossible.De plus ils veulent nous tuer, ils sont venu pour ça, pour nous envahir et tuer tout les Chrétiens. La solution pour vivre en paix en France c’est de virer par la force si il le faut tout les musulmans.

  4. Je lis :
     » À ces conditions, soit nos “islamistes” de France (car il y a beaucoup de musulmans qui ne les suivent pas)  »
    Je veux bien mais dans ce cas , je crois qu’il y en a de beaucoup plus , beaucoup plus nombreux musulmans qui les suivent, ces fameux islamistes !

  5. On ne peut pas vivre avec des gens qui tel Narcisse, ne tolèrent que ce qui est identique à eux. Le vivre-ensemble nécessite d’être capable d’accepter que l’autre soi différent de soi. Ce n’est pas le cas de l’islam, qui est intolérant, associal et sans aucun savoir vivre.

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