En Birmanie la re-migration des musulmans bat son plein

On trouve l’explication de la situation en Birmanie un peu partout, celle-ci n’ayant apparemment pas beaucoup bougé depuis 2012… des bouddhistes (80 %) qui ne veulent pas de musulmans dans leur pays, lesquels fuient vers la Thaïlande, qui n’en veut pas davantage.

L’émission parue sur Arte cette semaine est excellente, il faut la voir et revoir.


Une candidate à la présidentielle, largement louée par les médias depuis des années, mais qui apparemment ne pourrait pas se présenter pour cause de mariage avec un britannique…
Bref les pays asiatiques concernés raisonnent très différemment de nous (euphémisme !).
On peut lire par exemple l’analyse du   Point  qui y voit du « racisme » :
http://www.lepoint.fr/monde/pourquoi-la-birmanie-tue-ses-musulmans-29-03-2013-1647348_24.php

Voici ce que l’on peut lire à propos de cette femme, prix Nobel de la paix (donc a priori les médias ne la vantent pas pour rien, mais ils l’ont lâchée sur ce coup) sur wikipédia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Aung_San_Suu_Kyi#Cons.C3.A9quences_des_manifestations_de_2007) :

« La minorité ethnique Kachin a exprimé sa méfiance envers la dirigeante dès l’automne 2012, suite à sa passivité quand l’armée birmane a refusé la négociation et envoyé la troupe et l’artillerie contre les indépendantistes kachin. Les critiques les plus violentes ont commencé à surgir partir de juin 2012. À cette époque se déclenchent des émeutes qui font des centaines de morts en Birmanie et des dizaines de milliers de réfugiés, principalement dans la minorité ethnique musulmane Rohingya. Plusieurs membres influents de l’ethnie majoritaire, y compris des religieux bouddhistes, tinrent des discours haineux à l’encontre de cette minorité et des musulmans en général. Aung San Suu Kyi refusa longtemps de réagir, afin de ne pas « attiser le feu d’un côté ou de l’autre ». Ce silence lui valut des critiques à l’intérieur de son pays » dit wikipedia mais on ne sait pas de la part de qui vu le contexte (la seule référence donnée en note est celle d’un journal mais on ne sait pas à qui il appartient).
« Le point » indique que tout serait parti d’une dispute entre un vendeur musulman et des clients bouddhistes (mais c’est très flou : un vendeur de quoi ? à quel propos ?) et du viol d’une femme bouddhiste par un musulman.
wikipedia poursuit : « en avril 2013, Human Rights Watch (1) publia un rapport accusant les autorités birmanes d’avoir amplifié les troubles et organisé, à partir d’octobre 2012, une « campagne de nettoyage ethnique » contre les musulmans ».
SURTOUT : « Dans un entretien postérieur à cette annonce, Aung San Suu Kyi « refuse de condamner les violences contre les musulmans et nie fermement qu’un nettoyage ethnique ait eu lieu ». Cette attitude tout au long des violences lui vaut de nombreuses critiques dans la presse internationale qui titre par exemple « Aung San Suu Kyi tombe de son piédestal », « La chute de l’icône birmane » ou « L’auréole ternie d’Aung San Suu Kyi». D’autres journaux, dont de grands titres de la presse anglo-saxonne, sont plus cinglants et jugent que « son attitude équivoque » envers ces violences « fait froid dans le dos » et « méprise les droits humains au nom de la politique » ».
C’est pour ainsi dire la seule occasion où les médias se sont retournés contre elle après l’avoir présentée comme une héroïne pour ses combats pour la démocratie et même, on peut dire son oeuvre étant donné la reconnaissance internationale qu’elle a reçue.

C’est une situation très intéressante de mon point de vue.
Je me souviens à l’époque avoir été très étonné de cette situation lorsque je lisais la presse internationale, et étant alors dans ma période « yoga », dévorant des ouvrages bouddhistes ! Et avoir été très étonné surtout du silence de Aung Sang Suu Kyi, une femme réputée pour son courage exemplaire et son abnégation totale (mais là encore selon la présentation des médias qui nous informent). Il semble que personne ne s’émeuve de la « re-migration » qui se produit là-bas.

La Birmanie fait encore parler d’elle dans les journaux de ce jour :
http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/legislatives-en-birmanie-qui-sont-les-principaux-acteurs_1733488.html
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2015/11/06/birmanie-nous-les-bouddhistes-on-ne-doit-pas-rester-calmes_4804421_3216.html
http://www.marianne.net/birmanie-folie-integristes-bouddhistes-100237747.html
Très étonnant de voir les bouddhistes faire exception à leur principe de non-violence…
Et la presse française se demande comment on peut être « persan » …

Maxime 

Note de Christine Tasin

(1) On n’oubliera pas que Human Rights Watch est financé par Soros…

http://resistancerepublicaine.com/2015/soros-reconnait-quil-joue-un-role-important-dans-la-crise-des-migrants

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15 Commentaires

  1. Comme quoi, visiblement, les Birmans sont nettement plus lucides que nous!! Prenons-en de la graine!

  2. Il y a deux bouddhismes.
    le bouddhisme philosophie, originel,celui que l’on connaît – même imparfaitement, et le bouddhisme-religion – culte, populaire et qui est le plus répandu, qui s’apparente donc plus ,à une religion comme en Occident

  3. Pour que les bouddhistes en général pacifistes se révoltent contre les musulmans, il faut vraiment y aller fort pour les mettre en colère. Mais partout où l islam règne le ko s installe.

  4. Mais oui, l’ islam est responsable de 90% DES MAUX DE NOTRE TERRE !!!!! Sans cette dictature le monde serait en paix ou presque !!!!

  5. oui la paix dans le monde si l’islam n’existait pas.C’est pour ça que je ne comprend pas le gouvernement.

  6. Si l’Islam n’existait pas, le monde serait en paix à peu près partout. Dès qu’il y a une forte minorité musulmane dans un pays, c’en est fini de la paix sociale et de la prospérité. Quand les musulmans deviennent majoritaires, les libertés sont abolies et une chape de plomb s’abat sur l’économie afin de créer une minorité de très riches et une quasi totalité de crève-la-faim et sur la société où toute culture, toute liberté de penser est impossible.

    •  » Si l’Islam n’existait pas, le monde serait en paix à peu près partout. » dites vous.
      Je ne suis pas complétement d’accord. En fait,les malheurs du monde ( et de nous ) ont une autre source. Et elle est unique.
      Pour le reste de votre avis ,je suis d’accord

  7. Et avec çà les musulmans n’ont jamais rien fait, c’est toujours les autres qui sont méchant, il y à personne qui veut cette saloperie d’Islam chez lui, tôt ou tard il foutent la merde là où ils se trouvent.
    Nous les européens nous en mesurons le poids et ses conséquences tous les jours de la présence des musulmans en Europe.
    L’Islam de la haine ne fera jamais partie de l »Europe, dehors!.

  8. Souvent dans mes échanges sur le net je rappelle ce que disent les bouddhistes : « Partout où l’islam est arrivé, il a tout détruit ! ».
    Et comme couche supplémentaire, « Savez-vous que l’Afghanistan était totalement bouddhiste et hindouiste avant sa colonisation ? ».

  9. Quelle serait belle notre France sans mosquées et sans islam ! Il faudra faire le ménage de gré ou de force.

  10. Le traitement médiatique du cas birman est tout de même « énorme ».
    Slate va même jusqu’à remettre en cause la philosophie bouddhiste dont l’Occident livrerait une présentation faussée…
    Pourtant, les ouvrages que j’ai pu lire et qui sont effectivement traduits par des occidentaux, certes, sont très clairs sur le caractère absolu de la doctrine de la non violence, si clair que je me suis souvent dit que des peuples qui appliqueraient ces principes finiraient pas se faire ratatiner… c’est la non violence au quotidien, mais si menace pour la sécurité il y a, il faut bien se défendre, sauf à être crétin… au lieu de cette juste remarque, la presse parle de « haine », ce qui n’est pas sans rappeler un certain discours sur les patriotes français…
    On aurait affaire à des moines bouddhistes prêchant la haine… mais, dans ce que je lis sur les sites que j’ai indiqués dans l’article, c’est avant tout de la peur qui est exprimée, pas de la haine…
    Le pompon revient à l’auteur de cet article donc :
    http://www.slate.fr/story/72889/bouddhisme-incitation-haine
    Sur la « haine » :
    http://www.liberation.fr/planete/2015/05/01/birmanie-des-bouddhistes-prechent-la-haine-plutot-que-le-zen_1282125
    Aujourd’hui, on voit fleurir un peu partout des bouddhistes médiatiques qui, comme Mathieu Ricard, nous invitent au détachement, à se satisfaire de ce que l’on a… je m’en méfie énormément car ces gens me semblent récupérer effectivement cet autre principe du yoga qu’est le non attachement aux biens matériels pour nous faire gober médiatiquement l’austérité…
    Le non attachement, ce n’est pas un voeu de pauvreté… on peut désirer vivre bien matériellement, c’est même légitime, tout en étant capable de savoir comment on réagirait si l’on perdait tous ses biens, être mentalement apte à affronter cette situation… cela n’a rien à voir avec l’art de se faire marcher sur les biens que ces gens voudraient nous inculquer !

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