Une journée de Diogène le mécréant, petit blanc franchouillard en banlieue parisienne…

Après :« Une journée d’Ivan Denissovitch », place à : Une journée de Diogène le Mécréant

Je vais vous raconter ma journée du samedi 10 octobre courant.

Non pas qu’elle soit passionnante …Elle est plutôt d’une banalité consternante mais elle donnera un éclairage sur la vie en 2015 (en région parisienne) de l’obscur petit blanc(à la cinquantaine bien avancée) que je suis sur  une partie d’un territoire, de plus en plus perdu, qui s’appelle le France….

Samedi je me lève après avoir profité, plus que d’habitude, de la tiédeur de mes draps.

Petit déjeuner assez rapide avec notamment du bon miel, ce qu’Ivan Denissovitch n’avait pas dans son goulag ! Il mangeait une infecte bouillie.

Mon grand plaisir le samedi matin est de me rendre à pied direction la médiathèque non loin de mon quartier. Je passe sur le stade (c’est un raccourci) dont les portes sont ouvertes.

Et là, tout en déambulant, je croise de multiples gamins : uniquement des « chances pour la France » qui courent s’agitent et grouillent vers le terrain de foot-ball. Ils sont accompagnés de mères au voile (discret) et de barbus à l’œil sévère. Bref la banalité habituelle de mon environnement de banlieue parisienne.

Je dois ressembler à une sorte de « dinosaure » avec ma casquette, type béret, vissée sur la tête, ma blancheur de petit blanc et mon aspect général de gaulois antédiluvien…

J’arrive à la médiathèque et rend mes bouquins.

Je m’adresse à une employée, dont l’accent trahi une origine orientale, pour lui demander le dernier livre de Delphine de Vigan. Il est déjà emprunté et la liste d’attente est longue me dit la jeune femme qui s’anime en souriant et me fait part de son intérêt pour cet auteur (Christine : je ne mets pas de « e » à auteur !(1)) dont elle a beaucoup aimé : « Rien ne s’oppose à la nuit ». Elle m’inscrit cependant sur la liste d’attente.

Puis je lui demande si le livre de Zemmour « le suicide français » est disponible et, à cet instant, elle pâlit et me regarde d’un œil soupçonneux pour me dire que la médiathèque n’en dispose pas dans son stock… Je ressens bien que je ne lui suis plus, plus du tout, sympathique : je dois, tout à coup, sentir le rance ou le vinaigre, bref je suis un horrible, petit, tout petit blanc, un infect mécréant… « Une malchance » pour la France du multiculturalisme triomphant Clairement je pue de la gueule.

Ma demande est clairement indécente : j’aurais demandé un livre pornographique qu’elle aurait sans doute été moins choquée…

Je croise une autre employée, pas toute jeune, que j’aime bien, et lui demande la raison de l’absence du livre de Zemmour et elle m’explique rapidement : « qu’ils en ont discuté lors d’une réunion et qu’ils sont tous tombés d’accord pour ne pas acquérir ce livre » (qui sent la marée… ?) »

Je repars et me dirige maintenant vers le centre commercial. Durant mon parcours je croise plein de « chances pour la France » moi le petit blanc dégénéré à l’esprit mesquin. Des bonnes femmes épaisses et bien nourries poussent des chariots de carrefour pendant que des gamins gueulards s’accrochent à leur « amples » vêtements. Elles vont chez elles le caddie rempli de victuailles, c’est-à-dire de la merde habituelle : coca-cola, gâteaux, brioches, etc….

J’arrive dans la galerie puis pénètre dans la librairie.

Là je cherche, je cherche, je regarde sur les présentoirs et ne trouve nulle trace du magazine « valeurs actuelles ». Je finis par demander à une employée, en grande discussion avec sa collègue, où se trouve la revue ?

Allez à la caisse on vous la donnera.

Je vais à la caisse et demande ma revue. La caissière se retourne et la prend sur un présentoir derrière son dos.

Elle est sympathique et je lui demande pourquoi la revue est uniquement disponible à la caisse et elle me répond que celle-ci est régulièrement et systématiquement volée…

Pour quelle raison ? Osé-je demander.

La caissière n’a aucune explication…

Bref je repars avec ma revue dont le titre porte sur « l’immigration et tout ce qu’on nous cache… »

Je rentre chez moi et enfile ma tenue de sport en vue d’aller courir sur le stade que j’ai traversé tout à l’heure. Sur la piste je double un vieux type, plus vieux que moi encore et stupeur ! Il s’agit d’un blanc, comme moi, un sale petit blanc… Quelle surprise ! Je n’en reviens pas et je me dis qu’après tout je ne suis, peut-être, pas seul au monde dans l’océan de la diversité, qui sait ?

L’après-midi je me rendrai dans un magasin de sport (décathlon) avec une amie et là, à peine entré, je tomberai nez à nez avec un barbu habillé de sa jupe, les chevilles apparentes avec sa petite barbe bien taillée et ses gamins accroché à ses babouches.

N’est-elle pas belle la vie ? Que du bonheur ! Comme disent les grands esprits d’aujourd’hui…

Je tiens, absolument, à remercier Giscard, qui sur avis du Conseil d’Etat, a institué le regroupement familial et permis à des légions de coucous de bénéficier du nid douillet de la protection sociale française… sans pour autant chercher à « s’intégrer ». Hommage aussi à ses successeurs : le Florentin Mitterrand, le Corrézien Chirac, Sarkozy le nerveux et, enfin, last but not least, la guimauve Hollande, lesquels n’ont eu de cesse de perpétuer l’œuvre de Giscard…

Merci à tous ces illustres chefs d’Etat pour les 40 années de déficit budgétaire, c’est « que de l’amour » comme dit « momo »un grand penseur contemporain.

 

Mon grand-père maternel est mort en 1975 peu après avoir pris sa retraite.

Durant toute sa vie professionnelle, il n’a jamais pris un jour de congé maladie même avec 40 degrés de fièvre me disait ma grand-mère.

Il avait la carrure et de faux airs de Lino Ventura. Mon grand-père a été « fort des halles », il portait des demi-bœufs sur le dos. Vous comprendrez aisément qu’il n’était pas du genre « efféminé ».

Je suis persuadé que, s’il revenait, il ne pourrait s’empêcher de dire avec sa gouaille parisienne et ses réparties à la Michel Audiard, mais c’est mardi-gras ou quoi ? C’est carnaval ? Tout ça en regardant l’accoutrement des « chances pour la France ».

Je pense aussi que lui, qui s’était battu pour la France (et fut rapidement fait prisonnier lors de la débâcle), aurait un sentiment de rage, mal contenu, face au grand renoncement actuel  devant LA religion de paix, d’amour et de tolérance !

« Allons enfants de la Patrie, le jour de gloire… »

 

Diogène le païen

 

(1) Note de Christine Tasin

Merci Diogène, mais attention il n’en faut pas non plus à cet… cet auteur, tout au masculin pour les femmes comme pour les hommes… Heureusement que j’ai quitté l’Education nationale avant qu’une quelconque Bel Kacem ait pu essayer de m’obliger à enseigner « ça ». J’aurais été obligée de démissionner pour ne pas trahir mes convictions.

 129 total views,  1 views today

image_pdf

16 Commentaires

  1. j’ai dû m’abonner à Valeurs Actuelles car depuis qqs années je ne le trouvais plus dans les 4 bureaux de tabac qui jouxtent ma rue!!à ma demande silence et réponse s’il y en avait une : on l’ pas!!!du coup il parait que les abonnements augmentent tant mieux pour eux

  2. Cher Diogène,

    Triste et marrant à la fois votre descriptif. Reflet exact de ce que nous ressentons tous.

    Sachez que dans ma biblio (paris intramuros) : ni valeurs actuelles, ni Zemmour. J’avoue que je n’ai pas osé demander le  »pourquoi du comment ». Mais, enfin avec Hidalgo, il y a sûrement des instructions qu’ils sont tenus d’appliquer.

    Amicalement,
    Aliza

  3. moi je veux qu’on m’appelle madame LE DOCTEUR et non madame la docteure!!!!
    je déteste cette féminisation des mots, alors pourquoi ne pas masculiniser les mots féminins dire :un sage-homme par exemple-( ils n’ont d’ailleurs pas accepté)ce qui devient idiot!
    Suis aussi contre l’emploi qui se généralise des mots ou expressions anglais, cela appauvrit notre si belle langue!
    Ps : j’ai acheté le bouquin de Zemmour et je le fais tourner chez les gens qui ont peu de moyens ainsi il est rentabilisé

  4. Comme d’habitude les peuples autochtones sont pris pour de la peste qui n’ont qu’à subir, juste pour les décores qui plaisent pour nos farfelus aux pouvoirs, ce que nous ressentons ou pas, ils s’en foutent.

  5. Si tu ne trouve pas le bouquin de Zemmour, achète le, tu ne le regretteras pas.

  6. Christine, je sais que tu ne seras pas d’accord mais j’avoue que la lettre « e » au bout des mots indiquant des professions et se terminant en « eur » ne me choque pas du tout si cela permet de marquer le féminin. Exemple : « la professeure de math du collège Robert Desnos  » pourquoi pas.. De même , je ne suis pas choqué qu’on dise : « Madame la Députée » plutôt que « Madame le Député ». En fait soyons pragmatique , il devrait y avoir une certaine tolérance dans ce domaine, dans les deux sens : d’une part pour les gens qui sont attachés à la formulation classique et d’autre part pour ceux qui préfèrent marquer le féminin. Cette controverse me semble peu essentiel comparé à l’envahissement de notre langue par l’anglais et la disparition de tas de mots français « dénigrement » ou « dépréciation  » pour « bashing » et des tas d’autres mots comme ça, ainsi que le refus de promouvoir les tentatives de création de mot comme par exemple t le néologisme « mot-dièse » au lieu de « hashtag », ou encore « e-mail » au lieu de « courriel » ou « adel » (adresse électronique). Plus grave encore ce sont des mots entièrement français mais prenant une tournure anglaise. Par exemple : « Eiffeil café » au lieu de : « café Eiffel », « Golfe hôtel » au lieu de : « hôtel du Golfe » . Tout cela me paraît plus grave pour l’avenir de notre langue que la féminisation des noms de profession, même si dans certain cas je te l’accorde l’emploi du féminin n’est pas très beau à l’oriel; par exemple : « une écrivaine »

    • Cher Rigdebert, la mode du e ajouté me semble grave également parce que l’on change délibérément le sens de la langue, une fonction c’est neutre, ajouter un e c’est avilissant, c’est une concession absurde faite à des féministes qui ne sont pas foutues par ailleurs de se battre contre le voile, et un non sens grammatical. Madame le Maire, madame le député, madame le professeur, Simone de Beauvoir est auteur.. Nul besoin de communautarisme féminin en l’occurrence, nul n’a besoin de savoir que untel est homme, femme, athée, musulman, breton, homo etc. Tout ça c’est la progression de l’égalitarisme à tout va et c’est dangereux.

      • C’est sûr que si il y a des auteurs et des auteures, c’est une façon de dire aux femmes qu’elles ne peuvent être auteurs… Une façon de les ranger dans une boîte, il n’y a rien d’égalitaire dans cette mode du « e ».

      • Sauf que pour les fonctions le masculin, en l’occurrence, est A LA FOIS neutre et masculin … donc … masculin : c’est un problème de la langue française, et le e est un moyen de rétablir cela. Je vais continuer de mettre un e à auteure et professeure : la langue évolue, et pour moi, c’est dans le bon sens. Signé : Nikole, ingénieure.
        Les Québécois et les Suisses font ça depuis longtemps sans que ça gêne quiconque, et je trouve qu’ils ont raison. Du reste, l’usage changera tout ça naturellement, que ça « nous » plaise ou non, parce que la langue est mouvante. Au Moyen Âge, ils y avait plus de noms au féminin qu’aujourd’hui.

        • Nous ne sommes ni Québécois ni Suisses leur langue a subi une évolution, correspondant aux mentalités,qui n’est pas la nôtre. On impose aux Français des modifications qui ne sont pas spontanées. toutes les langues évoluent, naturellement, sans décret pour imposer des modifications. Quand François Premier impose le français comme langue officielle il n’impose pas la grammaire, il rend officielle uen langue qui existe depuis des siècles et a évolué naturellement. Hors de question qu’une minorité de pseudo féministes décadentes imposent leurs obsessions et leurs frustrations à tous

  7. Marrant dans un premier temps j’avais lu « légion de couscous » avant de rectifier ))

Les commentaires sont fermés.