Est-elle révolue l’époque où on parlait des races dans la constitution et des prénoms non français ?

http://resistancerepublicaine.com/2015/hollande-taubira-vont-ils-nous-condamner-si-on-parle-de-la-couleur-de-peau/

« Garant de la Constitution », Hollande est sur ce point le premier à la méconnaître, car, avant le titre I « de la souveraineté », que Marine le Pen a évoqué lors de son discours au Parlement européen, il y a un article premier très important qui définit les caractères de la République française, mais pas comme le fait Hollande.

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Le texte suppose qu’il y a des différences d’origines, de religions et de races entre les Français, mais prescrit de ne pas en tenir compte pour établir des règles juridiques. Il s’agit d’appliquer alors le principe d’égalité.

L’article L 225-1 du Code pénal réprime ainsi par exemple la discrimination fondée sur l’appartenance ou la non appartenance, VRAIE OU SUPPOSEE, à, par exemple, une ethnie, une religion (ce en quoi il protège aussi les athées par exemple) ou une race. Là encore, il met sur le même plan des notions considérées comme factuelles, avérées : les différences de sexe, de moeurs, d’âge… et de race.
« Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur lieu de résidence, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs moeurs, de leur orientation ou identité sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».

L’article 1er de la Constitution ne fait pas état de l’existence SUPPOSEE de races, il la met sur le même plan que celle des religions ou des origines, qui sont diverses.

Cette interprétation a des fondements rationnels : le fait de mettre race, origine et religion sur le même plan n’est pas neutre, surtout que ce sont les trois seules termes alors envisagés ainsi et au frontiscipe de la norme la plus importante du droit français, celle dont on peut penser qu’elle a été pour le moins travaillée par ses rédacteurs en 1958.

Même à la supposer discutable, un principe essentiel du droit pénal hérité des Lumières et de la Révolution est celui de l’interprétation stricte de la loi pénale : dans le doute, il ne faut pas condamner, il ne faut pas réprimer. Il y a pour le moins un doute favorable à quiconque soutiendrait qu’affirmer la pluralité des races n’est pas interdit puisque supposé même par notre texte juridique le plus fondamental.

L’article 5 de la Constitution de la République dit que son Président « veille au respect de la Constitution » (http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/la-constitution-du-4-octobre-1958/texte-integral-de-la-constitution-du-4-octobre-1958-en-vigueur.5074.html ). Le respect de la Constitution, c’est notamment celui de son article premier !

Alors, encore en écho au discours de Marine Le Pen, on est en droit de se demander si par cette déclaration, M. Hollande est bien le Président de la République française…

Vous avez parlé de l’islamophobie et du procès dont vous avez été victime, Christine. Je pense que la liberté d’expression a beaucoup reculé parce que museler les polémistes est un moyen de contenir les conflits sociaux et accessoirement de satisfaire des objectifs difficiles à satisfaire autrement, comme la réalisation de statistiques de répressions d’infractions pénales supposées.
Alors il faut prendre des précautions oratoires.
Par exemple, a-t-on le droit de dire aujourd’hui qu’un prénom est français ? J’ai beaucoup hésité à le dire et à l’écrire. Mais une loi de 1972 sur la francisation emploie largement ce terme, pour renvoyer à des prénoms comme le vôtre et le mien, des prénoms hérités de notre passé gréco-romain et judéo-chrétien.
J’en ai déduit qu’à une époque où je n’étais pas né, on osait dire et écrire qu’il y a plusieurs races au sein de l’humanité et l’écrire dans la Constitution, on osait dire que des citoyens français n’ont pas un prénom français. Aujourd’hui, on n’ose plus le faire, car on a confondu l’interdiction de discriminer en fonction de la race, son présupposé (la pluralité des races au sein de l’humanité) et les conséquences qu’en tirent à tort ceux que l’on appelle couramment « les racistes » (la supériorité naturelle de l’une sur l’autre, qui n’est pas une vérité scientifique).

1958, 1972… je ne crois pas qu’il y eut d’autres textes qui osent parle de « race » ou de « prénom français » depuis… aujourd’hui, on ne peut plus dire devant des lycées ou étudiants que certains n’ont pas un prénom français, on se ferait taper sur la gueule assurément… et ceux qui comme moi sont nés après ces dates ne savent plus ce qu’ils ont le droit de dire ou non. Il faut donc se rééduquer pour comprendre cet étrange chemin qu’a connu notre pays vers un important recul de la liberté d’expression des idées.

Maxime

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10 Commentaires

  1. Si iI n’y a plus de race,il va falloir également modifier la convention de Genève, car dans l’état actuel nous ne pouvons plus accepter de « réfugiés »!

    Réfugié : Selon l’article premier de la Convention de Genève du 28 juillet 1951, ce termes’applique à toute personne « qui craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race,de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité, et qui ne peut, ou du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ».

  2. Le problème de nos politiques aujourd’hui, c’est qu’ils sont continuellement en com, ils cherchent de l’électorat. Les gens du peuples et du monde ouvrier en particulier, votaient à gauche… Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, et il faut aller des électeurs ailleurs, donc on préfère perdre sa dignité en caressant dans le sens du poil, de nouvelles populations venues d’ailleurs (non, non, elles ne sont pas extraterrestres !) afin de les séduire et de les faire voter pour eux lors d’élections. Donc du coup, on fait tout pour nier le passer de la France, ses racines, et ses origines. Même si je ne partage pas tout ce qui a été fait pendant la Révolution Française (génocide franco-Français), vue que la République est en place, il faudrait peut-être arrêter de nous soumettre et bomber le torse en disant que nous sommes fier d’être français. Les races ont toujours existé c’est visible des que l’on regarde une personne, la couleur de sa peau, est la première chose que l’on voit. La diversité des populations est normale, que l’on accueille des gens d’autres pays c’est normal… mais dans certaines conditions et surtout que ceux que l’on accueille nous respectent et respectent nos valeurs, mais aussi les lois de ce pays.
    Pourquoi vouloir éliminer les races du langage, dire qu’elles n’existent est une absurdité que je n’aurais jamais imaginé. Ne sommes nous pas d’abord des animaux et chez eux aussi il y a des races, c’est pourtant pas compliqué,où alors les politiques sont tous des crétins et à ce moment-là, ils sont incapables et donc il faudrait les mettre sous tutelle du « Peuple français ». Quand je caresse un chien ou un chat dont je ne connais pas la race, je demande à son maitre, ce n’est pas juste un chien ou un chat. Je ne vois pas où est le racisme de dire que la France est historiquement un pays de race blanche, comme tous les peuples européens d’ailleurs. C’est juste un constat, ce n’est pas insulter tel ou tel peuple du fait qu’il ne soit pas comme nous. Quand vous voyagez dans le monde vous voyez bien les différences qu’il peut avoir entre les populations de l’Europe et celles de l’Asie ou de l’Afrique… noire (est-ce encore correct de dire une couleur pour citer ce continent??). Chaque ethnie à sa place dans le monde.

    On ne parle pas de racisme quand des Imans dans leurs mosquées appellent à supprimer les infidèles ou les non-croyants, pourtant pour moi vouloir du mal à quelqu’un et à vouloir le tuer parce qu’il est différent de soi, ça c’est le pire racisme qui existe. Mais celui-ci est sans doute plus politiquement correct, c’est un racisme Halal !

  3. Vous relevez avec pertinence la notion d’interprétation stricte de la loi pénale. Pas de définition légale de la race= pas de poursuite. En fait, la loi considère, logiquement, le racisme comme une simple opinion. Mais elle veut punir les actes racistes y compris la parole !!!
    C’est seulement au prix d’une trahison des principes juridiques que des condamnations sont prononcées sur ces bases. Cela ne gêne pas les juges de violer la loi pour se conformer à une position MORALE dominante. D’ailleurs, le Conseil Constitutionnel n’a jamais eu à traiter de ces lois liberticides.
    Compte tenu du niveau de corruption de notre société il est probable que le Conseil, s’il était saisi, entérinerait les lois Pleven et Gayssot malgré leur inconstitutionnalité évidente tout comme le Conseil d’Etat a assassiné, à la demande du 1° Ministre Valls, la liberté des spectacles dans l’affaire Dieudonné … La fonction du judiciaire est de protéger le citoyen contre la tendance tyrannique de nos gouvernements. Où sont ils ces juges ? Cette magistrature voudrait nous faire croire qu’elle est assise alors qu’elle ne sait que se coucher.
    Quand nous serons au pouvoir une épuration sera nécessaire dans tout les corps administratifs y compris le judiciaire surtout le judiciaire.
    Je relève que les traités internationaux nous imposent des textes incompatibles avec notre constitution et son préambule. Les lois sur « les actes racistes sont exemplaires du niveau de lâcheté et de bêtise de nos gouvernants. Il faut reprendre la maîtrise de notre civilisation, de la civilisation Française : Cela passe nécessairement par la réhabilitation de notre Nation qui ne peut exister que dans le cadre d’un pays, notre pays, donc de nos frontières.

    • Lors du procès où furent condamnés Pierre et Pascal, notre avocat fit une requête en constitutionnalité, arguant notamment que la haine était un sentiment non prouvable, non quantifiable etc. Cette requête n’a pas été acceptée par le Conseil d’Etat….

  4. Nous ne sommes pas tous d’origine judeo chrétienne ou gréco-romainne.cette invasion du moyen orient essaye de cacher les peuples autochtones comme les bretons et les basques

    • Les Bretons et les Basques sont aussi des peuples d’origine indo-européenne, qui ont été latinisés, romanisés, dont héllénisés, comme tous les peuples de Gaule !

      • Je trouve qu’adopter un prénom français, c’est marquer une forme d’adhésion à la République française, à ses valeurs, cela crée du lien social et c’est important parce que sinon, comment reconnaître l’autre comme son semblable, son allié, son prochain ? Le mot solidarité n’a plus de sens quand on ne ressent pas ce partage de valeurs, quelque chose en commun, aujourd’hui l’Etat français est redistributeur de richesses au moyen de la fiscalité par exemple (sauf pour certains des plus riches qui arrivent à s’y soustraire par des montages ou de l’évasion fiscale), comment cela peut-il être accepté si cette redistribution de l’argent gagné doit profiter à des gens qui n’ont rien en commun avec vous ? C’est la fraternité qui en dépend aussi. Une volonté d’assimilation lève toute ambiguïté sur l’adhésion à des valeurs françaises telles celles de notre Constitution, de l’héritage des Lumières. Un prénom composé comprenant un prénom français et un prénom étranger permet aussi à cet égard de manifester l’histoire de sa famille et ses origines, si l’on y tient.
        PS: Christine, je vous ai envoyé un mail.

  5. Fort bien exprimé, Maxime ! La confusion est savamment entretenue pour faire croire que la considération d’une réalité naturelle est une discrimination et même une « incitation à la haine » si chère à ceux qui haïssent les patriotes.

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