L’Otan prête à envoyer les soldats français contre Poutine pour complaire au sultan Erdogan

La relation des Européens à la Turquie est devenue une véritable folie sous l’influence, pour ne pas dire la domination, américaine.

Hier, un article du « Figaro » décrivait les multiples et immondes saloperies du sultan autoproclamé Erdogan envers l’Europe: soutien à l’Etat Islamique,abandon des « occidentalistes » en Syrie, encouragement aux envahisseurs à entrer en Europe, provocation crapuleuse à Strasbourg etc. Enfin… tout ce que rappelle Chauprade.

Heureusement Poutine est là est c’est le grain de sable qui enraye le mécanisme…

Autant Israël cherche à trouver un compromis avec le Kremlin afin que son aviation continue à intervenir dans le ciel sud syrien, autant la Turquie refuse de se coordonner avec la Russie dans le Nord. La diplomatie turque gesticule et invoque la violation de son espace aérien mais le problème est ailleurs. Juste de l’autre côté de la frontière. Cet été, le régime turc avait annoncé son intention de créer une zone d’exclusion aérienne. Une grande zone tampon au nord de la Syrie avec deux objectifs principaux: fixer les réfugiés syriens mais surtout frapper les Kurdes. L’objectif final étant de faire tomber Bachar el-Assad sur le modèle libyen et de placer un régime frère, islamiste en l’occurrence.

Malheureusement pour elle, la Turquie doit constater que face à l’aviation russe ces objectifs ne pourront pas être atteints. Après quatre ans d’efforts, le recul soudain de sa politique dans son voisinage méridional immédiat rend fou de rage le mégalomaniaque président Recep Tayyip Erdogan. D’autant que la guerre civile qu’il a contribué à alimenter en Syrie a rallumé l’irrédentisme kurde et brisé sa coalition électorale. Son rêve de restauration ottomane s’évanouit.

Les frappes russes sont un réveil assez désagréable pour les Turcs pour plusieurs raisons. Vu de Damas et de Moscou, la Turquie a raison de défendre la souveraineté de son espace aérien. Mais elle ne peut pas dans le même temps violer celui de son voisin. Que la Turquie soit aujourd’hui contrainte de défendre son espace aérien est révélateur. Hier à l’offensive en Syrie, elle est aujourd’hui sur la défensive et l’aviation russe va jusqu’à mordre sur son territoire. Les ambitions turques de protectorat syrien sont définitivement remisées au placard et renvoient Ankara à ses turpitudes internes.

Par ailleurs, les chasseurs russes n’ont pas les mêmes règles d’engagement que la coalition occidentale, en principe soucieuse d’épargner les vies civiles en dépit du contre-exemple de Kunduz. Si l’on exclut l’armée kurde de Syrie, c’est la première fois que des frappes aériennes aussi nombreuses et violentes se coordonnent avec une troupe au sol capable d’occuper le terrain dans le sillage des bombardements. Et l’opinion russe ne demandera pas des comptes à ses pilotes à la première bavure venue.

C’est-à-dire que «l’armée de la conquête», l’alliance djihadiste soutenue par la Turquie qui regroupe al-Qaïda et les «rebelles modérés» chers à Laurent Fabius, subit un sérieux coup d’arrêt sous la pluie de bombes russes. Elle doit faire face dans un deuxième temps à une offensive terrestre de l’armée syrienne. Les amis de la Turquie ne peuvent pas se contenter de baisser la tête en attendant que les bombardiers passent. S’ils veulent défendre leurs positions, ils doivent se découvrir.

Conséquence, l’armée syrienne qui donnait de graves signes de faiblesse est relancée. L’offensive aérienne russe pourrait permettre à Bachar el-Assad et ses alliés (dont l’Irak et l’Iran) de rétablir progressivement le corridor vers Alep, dégager Damas et l’axe qui va vers Homs et Hama et puis sans doute reprendre Palmyre.

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/10/06/31002-20151006ARTFIG00392-ce-que-revele-les-tensions-entre-la-russie-et-la-turquie.php

Cela n’empêche pas les Européistes d’être, d’après « le Figaro, à genoux devant le sultan.

Alors que nous avons toutes les cartes en main.

Nous pourrions prendre des mesures très simples, et parfaitement légales, comme le retour immédiat au pays de 10 000 Turcs,installés en France, par mois tant qu’Erdogan ne se pliera pas à nos justes volontés.

Mais nous sommes gouvernés par des larves comme Marine en a fait la brillante démonstration au « parlement »   »européen » ».

Ce matin, « le Figaro » claironne cette déclaration du secrétaire général de l’OTAN : « Si Poutine continue à provoquer, nous défendrons les pays de l’OTAN, TURQUIE COMPRISE » Il n’exclut pas des déploiements de troupes. Mais il ajoute que l’armée turque, deuxième de l’Otan par le nombre, a parfaitement les moyens de se défendre seule.

Bref, l’OTAN est prête à envoyer nos soldats français au casse-pipe pour soutenir la politique ouvertement islamiste du sultan Erdogan !

Voilà en plus du reste (école, justice etc,etc) l’état de décomposition de notre politique étrangère.

http://www.lefigaro.fr/international/2015/10/08/01003-20151008ARTFIG00323-syrie-l-ampleur-de-l-offensive-russe-inquiete-les-occidentaux.php

Antiislam

 

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7 Commentaires

  1. Erdogan, cette tête de contre qui vient nous faire ch. avec son meeting électoral à Strasbourg avec la complaisance scandaleuse des élites françaises, se retrouve avec 89 morts à Ankara du à sa religion, celle qu’ils appellent, sans doute, l’islam de Turquie. La Turquie NON,NON, trois fois fois NON à l’Europe !

  2. Moi je tire pas un seul coup de fusil contre les russes, çà c’est certain, les gouvernements veulent faire la troisième guerre mondial, ils n’ont qu’à aller la faire tout seul, d’abord défendre les nôtres.
    Non à la dictature multi colonial, l’union d’escrocs de Bruxelles et leur Islam dehors! et vive l’indépendance.

  3. On s’alarme des éventuels dégâts collatéraux qui pourraient être liés aux bombardements de l’aviation russe, comme si les bombardements de la coalition internationale emmené par les USA depuis août 2014 contre l’Etat islamique , faute d’avoir été efficace sur le terrain (mais le voulait-on au demeurant? ) n’aurait fait aucune victimes. Si ces bombardements de la coalition internationales ne visaient pas les camps d’entraînement de Daesh et ménageaient en quelque sorte l’Etat islamique, cherchant plus à contenir la progression de Daesh que d’affaiblir réellement ce mouvement (avec sans doute l’idée que les jihadistes de l’Etat islamique pourraient être recyclés à terme et renvoyé sur d’autres fronts pour déstabiliser d’autres cibles, il n’en reste pas moins qu’ils ont dû faire leur lots inévitables de victimes civiles. Mais ça la presse occidentale s s’est bien gardé d’en parler, de même qu’elle ne fait pas ses gros titres des bombardements saoudiens au Yemen (130 morts dans un mariage). Et effectivement l’Europe qui est déjà sous tutelle américaine, sous large influence des pétro-monarchies semblent s’être trouvés un nouveau « protecteur » , la Turquie d’Erdogan, état de moins en moins démocratique en voie de réislamisation constante

  4. Si on envoie des soldats contre Poutine, là sera le déclencheur d’une révolte.

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