Races : quand je faisais des expériences avec des porcs roses et un porc noir…

Au sujet des races je voudrais juste relater une expérience de ferme dont j’ai été témoin.

Durant de nombreuse années j’ai été éleveur spécialisé en génétique porcine. Mon travail consistait en procédant à l’hybridation de races pures à multiplier le progrès génétique acquis par un travail commun de laboratoire avec des éleveurs dits sélectionneurs qui travaillent, eux, exclusivement sur des RACES pures en amont de la filière.

Mes reproducteurs étaient de robe rose. Des hippies voisins, une RACE prospère dans les Pyrénées, dégoûtés du travail agricole, et du travail tout court, m’ont donné un verrat gascon donc de robe noire. Après l’avoir épouillé, je présentai notre Don Juan à quelques pucelles que je destinais à l’abattage.

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Mon but était de reconstituer une VARIÉTÉ disparue, celle dite de Miélan issue d’un croisement d’un porc anglais, rose, et d’un gascon, noir. Dès qu’elles ont vu ce noir entrer dans leur case elles ont pris leurs pattes à leur cou pour s’écraser, terrorisées, au fond de l’enclos. S’il n’y avait pas eu de mur je crois bien qu’elles courraient encore. Je laissai le verrat à proximité des femelles. Finalement, l’amour est venu, après une injection d’œstrogènes pour induire à la date requise les chaleurs qui seraient venues naturellement, rassurez-vous, mais plus aléatoirement. Hé oui, l’amour relève d’un trafic hormonal chez un SCIENTIFIQUE. Les produits furent de robe rose tachetée de noir ou pour ne vexer personne noire tachetée de rose.
Le retard génétique du porc noir était trop important alors j’ai cessé cette expérience.

La race est toujours pure. La variété est le fruit du croisement de races. On ne crée pas de races. Celle-ci existent préalablement. Ce sont les variétés que l’on construit. L’amélioration génétique ne s’entend que sur des variétés.

Il s’agit de croisements réalisés en vu d’atteindre des buts fixés par l’éleveur. C’est l’éleveur qui définit les caractères à améliorer : je voulais que mes élèves valorisent mieux la prairie par le gascon tout en ayant moins de gras par le Large white. Mais la fécondité trop basse et une consommation d’aliments trop élevée, liées au porc noir aggravée aussi en partie par les conditions d’élevage (plein air) n’ont pas rendue l’expérience concluante. La rentabilité n’était pas au rendez vous.

Les races sont classées d’après leurs caractères communs : la robe en fait partie, l’agressivité aussi. Ainsi, les porcs de race Large White sont bien plus agressifs que les porcs de race Landrace, roses eux aussi. Idem pour les abeilles. certaines sont plus douces que d’autres. Dans mon rucher, j’opère une sélection importante sur deux critères que J’AI VOULUS : la race et l’agressivité. Mes abeilles sont plus calmes : avantage certain pour l’apiculteur mais gros inconvénient : elles sont aussi plus faibles vis à vis des prédateurs comme le frelon asiatique. Compte tenu du danger d’extinction ma pression génétique est une faute que je dois revoir.

Tous les caractères d’une race n’ont pas le même déterminisme génétique. Certains peuvent être améliorés facilement par la sélection, d’autres non. Un éleveur est attentif à la notion d’héritabilité. L’héritabilité dépend de deux facteurs : ceux du milieu (habitat, alimentation etc…) d’une part et les facteurs génétiques qui sont le résultat de l’action potentielle des gènes. Plus de 90 % des porcs abattus en France sont issus de croisement. Il s’agit d’une approche de l’agriculture totalement différente de celle de nos parents. Pas grands parents mais parents.
Mon Père ou mon Oncle voyaient dans le croisement un abâtardissement. Leur objectif était de conserver leurs races locales parce qu’elles étaient mieux adaptées à l’habitat. A l’époque on s’adaptait à la nature maintenant on veut la contraindre. C’est le développement insensé de l’élevage hors sol qui a modifié l’ancienne approche. Notez que sciences sans conscience n’est que ruine de l’âme et de l’éleveur.

Revenons à nos « moutons » et à la polémique sur Nadine Morano. La science et les scientifiques, comme M. Axel Khan, ont été convoqués pour contrer les théories racialistes. Les races n’auraient pas de fondements scientifiques. Invoquer pour preuve la science sur un phénomène politique est une absurdité. En effet, c’est oublier que la science ne dit pas la vérité mais qu’elle CONSTRUIT la vérité ! Il s’agit de rendre intelligible des faits : Il y a du trafic là- dedans.
Il faut bien mesurer que cette approche constructive existe dès la constatation des faits. Dès lors, il n’y a pas d’objectivité scientifique.

Le scientifique s’embarque dans la recherche avec ses valises culturelles et cultuelles. Le scientifique n’est qu’un homme trimbalant ses propres préjugés, sa foi et parfois sa mauvaise foi. Dès qu’il aborde un sujet politique il n’est rien. Rien qu’un homme comme les autres. S’il a des ambitions politiques comme Mr Axel Kahn, il devient alors un animal politique c’est à dire une être où la raison n’est pas nécessaire.

Comment un scientifique, a fortiori un généticien, peut-il nier l’existence des races sur lesquelles un vulgaire paysan comme moi travaille tous les jours ? Les limiter aux animaux est absurde. Les hommes étant du règne animal !

Faire appel à la science pour analyser un fait politique est une escroquerie. Le généticien est un escroc : la seule chose qu’il peut dire c’est que pour l’instant la génétique n’a pas réussi à démontrer l’utilité des races. C’est tout !

Ils sont pollués par la pression morale et l’ambition politique.
Aristote, grand penseur tout de même, affirmait que le Grecs étaient de race supérieure. La notion de race est élargie. Elle ne se limite pas aux critères morphologiques, couleur de la peau, forme du visage…Il n’y a pas que la biologie il y a de la politique aussi.

Alexis Carrel mort en 1944 soutenait que les paysans étaient attachés à leur sol parce qu’il « étaient nés serfs ».
Il s’agit alors de justifier la domination d’un groupe sur un autre. Pour certains, la possession d’une montre de luxe est un critère racial. Derrière le racial il y a le déterminisme. Le pas est vite franchi entre le déterminisme racial et le déterminisme social !
Il y a dans l’espace politique actuel une confusion entre la race qui est un fait et le racisme qui est une croyance, une position politique. On ne combat pas une croyance par des arguments scientifiques ou moraux. Nous en avons la preuve avec l’Islam. La morale elle même n’est pas fixe. C’est un terrain où l’on s’embourbe facilement. Ainsi, j’ai été très choqué par la mise en valeur par le gouvernement d’une députée noire. Qu’y a t il de plus raciste que cet acte ? La valeur essentielle de cette députée dans cette assemblée était sa couleur, noire, et non la part de représentation nationale qu’elle avait. Dès lors, quelle leçon de morale pourrions-nous recevoir de cette Gauche ? Elle prône une théorie : celle de l’égalité pour justifier sa domination.

En biologie, l’égalité n’existe pas. L’égalité est une construction politique à la base de la citoyenneté.

Il est clair qu’il n’y a aucune évidence à ce que les plus grands ou les plus intelligents, les noirs, les jaunes, les blancs, les religieux, les savants, les riches, ou les pauvres gouvernent les autres. Nadine Morano par cette phrase a soulevé une question fondamentale : la question du pouvoir et de la citoyenneté porteuse de ce pouvoir dans une République.

A mon avis le pouvoir doit être laissé au citoyen qui doit être distingué soigneusement du métèque. Cela ouvre la question de la nation qui est un ensemble de citoyens, de même culture, qui veulent vivre ensemble. Comme Philippe le routier, je ne veux pas vivre avec les musulmans. Je revendique l’antériorité de la possession du sol : « La terre appartient au premier occupant, beau sujet de guerre en vérité ».

La Fontaine, nécessairement « un islamophobe », c’est ma culture et toutes les personnes qui se reconnaissent en lui sont des Citoyens Français. Peu importe la couleur de leur peau. Les autres ? Des étrangers qui ne peuvent être que des sujets dans notre espace national, peu importe pour eux aussi la couleur de leur peau. Ce qui importe c’est la volonté d’appartenir à la COMMUNAUTÉ NATIONALE FRANÇAISE.

Villeneuve, Résistance républicaine Midi Pyrénées

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5 Commentaires

  1. Bravo pour cette démonstration exemplaire et logique de la réalité biologique des Races Animales ET Humaines! Mais faites attention: les Néo-Tchékistes de l’idéologie « anti-raciste », et de l’égalitarisme totalitaire façon Langaney rectifié Jacquard, veillent!…

  2. De toute manière dans chaque espèce de mammifère il y a bien différentes races avec chacune leurs particularités…je sais que chez les être humains on a bien des différences…cheveux raides pour les asiatiques, crépus en afrique, même au niveau du squelette il y a des différences, au niveau des hanches une différence entre ‘blancs » et « noirs » qui permet de donner l’impression d’attributs masculins avantageux chez certains (je ne veux pas créer de jalousie)…les noirs sont doués en sport de vitesse car ils développent plus facilement de la masse musculaire puissante que les blancs (la pluspart des champions du monde du 100m sont noirs), de même que cette densité musculaire les gène pour flotter, donc très peu de nageurs noirs. chaque « race » à ses avantages physiques et ses inconvénients…désolée dans le sport on le voit bien. C’est un fait…

  3. Quel plaisir de lire un article dont l’auteur a les « pieds sur terre » ! Bravo et félicitations !

  4. Très belle démonstration, avec des arguments irréfutables. Dommage que les citoyens, tels que vous, ne puissent s’exprimer à l’Assemblée Nationale et que ceux qui y sont soient dépourvus des connaissances élémentaires.

    Ceci mis à part, j’ai personnellement horreur des manipulations génétiques, du clonages, etc, dont sont victimes les animaux pour le seul profit – Reconnaissante que vous disiez : « sciences sans conscience n’est que ruine de l’âme et de l’éleveur ».

    Mais, bravo pour votre texte.

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