40 millions d’euros pour les 233 membres du CESE qui débattent… sur la liberté d’expression et la censure !

Je rebondis sur l’article de bvoltaire concernant un obscur couloir de la démocratie dont j’avoue n’avoir jamais entendu parler, le C.E.S.E.

http://www.bvoltaire.fr/annesophiedesir/cese-debat-liberte-dexpression-farce,208053

Cette assemblée, si j’en crois Anne-Sophie Désir qui a signé l’article de BVoltaire, serait la 3ème assemblée de la République dont le rôle est de débattre sur la liberté d’expression et la censure. Quelque part, c’est donc notre ministère de tutelle à nous sites de ré-information. Il convient donc de connaître les rouages et surtout les membres de cette illustre assemblée.

http://www.bvoltaire.fr/annesophiedesir/cese-debat-liberte-dexpression-farce,208053

Le C.E.S.E

Le Conseil Economique Social et Environnemental comprend 233 membres  désignés pour un mandat de 5 ans. Comme toute assemblée qui se respecte, celle-ci comporte également des assemblées plénières, des sections, des délégations, des commissions…  tout comme notre Assemblée nationale.

Le CESE est chargé d’émettre des avis à destination des membres du gouvernement dans le cadre de sa mission qui est fixée par décrets. Comme les 233 membres permanents ne suffisent pas à la tâche, le gouvernement peut demander à un collège de 46 personnalités extérieures d’apporter leur compétence aux membres des commissions de travail. Je rappelle que la fonction du C.E.S.E est de porter des avis sur « la liberté d’expression et la censure ». En fait, comme aurait pu dire Coluche :

  «  Ils donnent leur avis sur tout, mais ils ont surtout des avis ».

Combien ça nous coûte ?

Cet obscur couloir de la République nous coûte… 40,9 M€  par an inscrit au budget à la ligne « Conseil et contrôle de l’Etat ». Je suis rassuré, il ne s’agit pas de nous contrôler, il s’agit de contrôler l’Etat ! Pour ce faire, les 233 membres sont bien entendu rémunérés, pardon, ils ne touchent que des indemnités qui s’élèvent à un total mensuel brut de 3.786,76 € pour participer à deux assemblées plénières par mois- ! (sauf pour les membres des sections, des délégations, etc.. qui eux travaillent plus.). Il ne faut pas non plus oublier les 141 agents qui bossent pour eux à longueur d’année, eux.

Le Président de cette obscure cour des miracles (pour les membres) perçoit quant à lui  7.573,52 € bruts mensuels.

Les extras, pardon les 72 personnalités associées ne touchent que 946,69 € par mois, qu’ils travaillent ou pas d’ailleurs.

 

Qui sont donc ces conseillers ?

Le site (http://www.lecese.fr/) nous renseigne à leur sujet. A tout Président tout honneur, ce dernier n’est autre que Jean Paul DELEVOIE, ministre de la Fonction Publique de 2002 à 2004  dans les deux gouvernements Raffarin.  De 2004 à 2011, il est le médiateur de la République. Il préside le C.E.S.E depuis 2010.

Parmi les 233 conseillers on peut relever :

Anne BALTAZAR, Secrétaire confédérale de CGT-FO

Jean Paul BASTIAN, Vice-président FNSEA

Dominique BARREAU, Secrétaire général FNSEA

Christiane BASSET, Vice-présidente de l UNAF

Thierry Baudet, Président de la MGEN

Luc BERILLE, Secrétaire général de l UNSA qui appelle sur son site à souscrire à la solidarité avec les immigrés

Patrick BERNASCONI, Vice-président du MEDEF

Didier BERNUS, Secrétaire général FO

Anne DE BETHENCOURT, Relations extérieures fondation Nicolas Hulot

Monique BOUTRAND, secrétaire nationale CFDT Cadres

Henri BRICHARD, 2ème vice président de la FNSEA

Thierry CADART, secrétaire National de la CFDT

Marie-Claire CAILLETAUD, secrétaire fédérale CGT

Michel COQUILLON, Vice-président de la CFTC

Carole COUVERT, Présidente de la CGC

Jean Claude DELAGE, secrétaire général du syndicat Alliance Police Nationale

Azraw DJEBARA, ancien vice-président de l UNEF

Christian DUPUIS, secrétaire nationale UNSA

Bertrand FARRIOL, vice- président UNAF

Alain FERETI, administrateur de l UNAF

Laura FLESSEL- COLOVIC,  Présidente du comite de lutte contre les discriminations au ministère des sports

François FONDARD, Administrateur de l UNAF

Sébastien GENEST, Président d’honneur de France nature environnement

Bruno GENTIL, Président de France nature environnement

Jean GROSSET, secrétaire général adjoint UNSA

Jocelyne HACQUEMAND, Secrétaire fédération nationale  agroalimentaire

Françoise Henri,  administratrice de la FNSEA

Régis HOCHART, Ancien porte parole Confédération paysanne

Bernard IBAL, conseiller spécial du président CFTC

Jean Louis JAMET, Vice-président CGPME

Christine LAMBERT, Première vice-présidente FNSEA

Philippe LOUIS, Président de la CFTC

Cécile MESQUIDA, Administratrice de France Nature Environnement

Alain OBADIA, Membre du comité exécutif du PCF

Laurence PARISOT, vice-présidente du directoire de l’IFOP

Philippe PINTA, Trésorier de la FNSEA

Didier RIDORET, Président de la fédération française du bâtiment

Jean François ROUBAUD, Président de la CGPME

Geneviève ROY, Vice-présidente GCPME

Pascale VION, Vice-présidente de la mutualité française.

…/…

On y retrouve donc pas mal de personnalités ainsi honorées par le Gouvernement pour services rendus à la nation, notamment des membres du MEDEF, de la FNSEA, de la CFTC, de l’UNSA de la CGC et même de l’IFOP en la personne de… Laurence PARISOT.

« ELLE EST PAS BELLE LA FRANCE ! »

 

Si vous avez quelques compétences en matière de liberté d’expression et de censure et si la perspective de toucher 3.786,76 € par mois vous sourit, je vous engage à postuler au Conseil Economique Social et Environnemental.

Pour vous faire élire : http://www.lecese.fr/

A lire en complément l’article de Philippe Jallade sur le même sujet

http://resistancerepublicaine.com/2014/le-conseil-economique-social-et-environnemental-nous-coute-un-million-deuros-mensuels-pour-quoi-faire-par-philippe-jallade/

Hoplite

 37 total views,  1 views today

image_pdf

6 Commentaires

  1. Vous savez bien que c’est le rendez-vous des copains socialo-syndicalistes qui sont les profiteurs de la gabegie socialiste.

  2. Le gouvernement du Cartel des gauches dirigé par Edouard Herriot décide en 1924 de la création d’un Conseil national économique (CNE).
    Cela deviendra le CESE.

    Depuis 1924 et sous TOUS les gouvernements, il n’a cessé de prospérer…..

  3. Toutes ces associations bidons devraient être supprimés, surtout les antiracistes et compagnies malhonnêtes qui piochent dans les subsides de l’état, imaginez çà dans tous les pays européens, nous pouvons comprendre aisément pourquoi tous les pays européens sont surendettés, des dizaines de millions de pauvres et de chômeurs et encore moins libre qu’avant.
    Tous les peuples européens doivent se reprendre en mains pour leurs destinées et surtout retirer le pouvoir à tous ces escrocs parasites et rendre le pouvoir aux peuples où plus rien ne peut se faire sans lui, pour éviter les dérives totalitaires contre les peuples européens que nous observons actuellement.
    Les peuples sont les seuls rempart contre les dictatures à condition que les peuples ont les instruments de pouvoir et pas les escrocs.

  4. Le c.e.s.e . comme beaucoup d’autres institutions et organismes divers ne SERT ABSOLUMENT A RIEN si ce n’est a engraisser des personnages pourtant déja trés riches . Le système s’étend également a cette Europe corrompue qu’ils ont mis au point , trop de gens se remplissent les poches a ne rien foutre en occupant des postes inutiles au sein de la machine floue qu’est le compliqué système du parlement européen ou une commission en contrôle une autre et tout ce beau monde fait son beurre , remarquez , n’a-t-on pas vu un ministre du temps libre , il fallait le trouver ça . Tout va très bien pour eux , c’est pour nous ceux d’en bas que ça va mal , il faut se réveiller sans quoi ces énergumènes ont encore de beaux jours devant eux , seule leur cupidité peut égaler leur inutilité .

Les commentaires sont fermés.