Mon adversaire c’est la peur que l’autre m’inspire


Mon adversaire c’est la peur que l’autre m’inspire

Le protocole mielleux, dégoulinant de circonspection, mou et faux-derche de la journaliste Maryse Burgot  dans son reportage sur les repas sans porc est très emblématique de l’ambiance putride qui pollue mon pays.

Je retrouve cette façon d’être dans le comportement de la quasi totalité de mes concitoyens. En s’affichant grand défenseur de la concorde générale, on élude la réalité du problème en se drapant de l’impartiale vertu des Justes, ceux à qui on ne saurait rien reprocher.

De prime abord, la démarche pourrait passer pour un exemple à suivre si elle était suivie des effets tant recherchés : un réel et définitif apaisement des tensions. Mais est-ce vraiment le cas ?

Personnellement, je vois dans cette complaisance ostentatoire une stratégie à sens unique qui consiste à forcer d’emblée toute l’étendue de sa générosité dans le seul but d’éviter les coups. On enlaidit le rapport de force d’une tare que seuls les faibles et les maudits sont accusés de porter afin de mieux couvrir sa propre incapacité à entrer dans ce même rapport. On va jusqu’à favoriser les valeurs de l’autre au détriment des siennes propres, on s’accommode de ses prérogatives en souhaitant qu’à nous voir si bons- doux- gentils, cet autre s’attendrira de soi et abandonnera toute velléité à notre endroit.. Il y a là toute les subtilités d’une couardise qui ne dit pas son nom.

Seulement voilà, ceux à qui on tente de faire avaler l’hameçon ne mordent pas. Ils ont compris que la finalité du principe de paix sociale par voie de séduction, celle-là même qui pousse à faire face en tournant le dos, n’a pas de vraie réciprocité, et que malgré tous les efforts consentis pour faire croire au contraire, une démonstration de générosité mise en place pour dissimuler une peur ne sera toujours que la continuité de cette peur et ne fera pas longtemps illusion. Je m’explique : quand l’adversaire n’est plus celui qui me veut du mal, mais bien plutôt la peur qu’il m’inspire, je deviens alors mon propre ennemi si je cherche à lutter contre cette peur dont je pense qu’elle me trahirait si on venait à la découvrir.

Mais il n’y a aucune honte à craindre qui veut la guerre ! Aucune honte à avoir peur ! Ni d’avoir peur d’avoir peur! C’est humain! Mais encore une fois, ne nous trompons pas d’adversaire en confondant la cause et l’effet, au risque de se retourner contre nous-mêmes en croyant ainsi éviter le pire…

Chatelain

Print Friendly, PDF & Email
Print Friendly, PDF & Email




One thought on “Mon adversaire c’est la peur que l’autre m’inspire

  1. Avatarjan

    Tout à fait Chateain !
    et les musulmans profitent bien de cet état de chose
    On le voit dans les zone dites de non droit, dans les écoles, dans ces milliard dépensés pour acheter la soi disant paix sociale, dans les revendications des musulmans, etc

Comments are closed.