Le nouveau ministre des finances grec, gauche caviar, enrichi dans les fonds d’investissement…

Il paraît qu’ à Bruxelles et au FMI on est un peu rassurés…

Depuis 1990, Euclide Tsakalotos enseigne l’économie à l’Université, à Athènes. Et il n’ignore pas les lois du marché. Il a tiré ses revenus d’investissements dans des fonds comme Blackrock et JP Morgan, note « Challenges« , ce qui lui a permis d’acheter une villa dans un coin chic d’Athènes, où il vit avec ses trois enfants et sa femme, écossaise, toujours selon le magazine. De quoi rassurer les investisseurs ? 

http://tempsreel.nouvelobs.com/la-crise-grecque/20150706.OBS2188/qui-est-euclide-tsakalotos-l-homme-qui-doit-sauver-la-grece.html

A Résistance républicaine on l’est un peu moins… Et on a bien peur que les Grecs et ceux qui ont espéré, un instant, un jeu de domino mettant fin au pouvoir exorbitant des banques et des organismes supra-nationaux de ne soient mis le doigt dans l’oeil.

Et en plus il est pro-européen…

Si la raison l’emporte, disait-il sur Channel 4 récemment, si les gens voient à quel point nous sommes raisonnables, nous avons toutes les chances de trouver une bonne solution. Mais l’Europe doit choisir entre d’un côté une démocratie souple qui répond aux changements sociaux, et de l’autre une institution pour les riches. Les marchés changent au gré de l’actualité, nous faisons en sorte de réduire leur incertitude, justement parce que nous croyons en une autre Europe. Nous ne sommes pas pro-européens par tactique mais par stratégie. » 

Ou encore

Pour sa première intervention publique, lundi soir, il a déclaré que les Grecs avaient fait comprendre lors du référendum « qu’ils méritaient mieux » et qu’ils« n’allaient pas accepter une solution non viable ». « Nous souhaitons continuer la discussion » avec les créanciers, « je crois que quelque chose peut changer en Europe », a ajouté le nouveau ministre, avouant avoir le « trac » en prenant ce portefeuille des finances « dans un moment qui n’est pas le plus facile dans l’histoire grecque »

Après avoir prêté serment, lundi soir, il se rendra mardi à Bruxelles pour un nouvel Eurogroupe, qui réunira les dix-neuf ministres des finances de la zone euro à Bruxelles.

.http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/07/06/euclide-tsakalotos-est-le-nouveau-ministre-des-finances-grec_4672879_3214.html

Espérons que la première situation, la pire, que j’envisageais au soir du referendum gagné par le peuple grec ne se réalisera pas, ce serait une sacrée trahison des Grecs…

Mais si on en croit notre amie Sylvia Bourdon, les Russes et les Chinois pourraient entrer dans la danse et donner un coup de main aux Grecs ?  Qui vivra verra :

Par 90% de votes comptés, le peuple grec a voté 61% à 39% contre le dernier round d’austérité que l’UE essaye de leur imposer, pour le bénéfice d’un pourcent des acteurs.

Ce qui est incroyable, est que 39% ont voté contre leurs propres intérêts. Outre
, que ces 39% démontrent que la propagande destinée à convaincre de voter contre ses propres intérêts fonctionne. Ce vote n’était pas destiné à quitter l’UE.

Avec le soutien de la nation grecque, son gouvernement espère rouvrir les négociations avec l’UE pour trouver une solution au problème de la dette qui pourrait enfin fonctionner. L’UE refuse aux grecs d’avoir le droit de s’exprimer sur leur destin. A moins que le bon sens ne l’emporte, l’UE est tentée d’ignorer le vote pour maintenir sa position sur la question de la dette, qui ne peut être résolue que selon leurs exigences.

Comme je l’ai déjà exprimé dans un billet précédent, il est clair que ces termes sont destinés à piller la Grèce par cette caste qui ne représente que 1%. Etant donné que les banques sont fermées et ne peuvent être rouverte sans solution au problème, l’inflexibilité de l’UE forcera fatalement la Grèce de quitter l’€ et retourner à sa monnaie, afin que les banques puissent rouvrir. Ce qui n’oblige pas la Grèce de quitter l’UE, puisque la Grande Bretagne, le Danemark et la Suède utilisent leurs monnaies.

Toutefois, l’UE et Washington, ainsi que les vassaux de Washington, le Japon, le Canada et l’Australie attaqueraient la nouvelle monnaie grecque pour précipiter la monnaie au plus bas de sa valeur sur les marchés de change. La Grèce ne pourrait plus importer et la monnaie grecque n’aurait plus aucune valeur à l’étranger.

Une UE inflexible créera les conditions qui feront agir la Russie ainsi que la Chine. Ces deux puissantes nations ont l’intention de financer la Grèce et établir avec elle des relations, qu’elles entretiennent avec les BRICS.

Alexandre Dougin, un penseur stratégique russe, qui a l’oreille du gouvernement russe a déclaré : « Les russes sont aux côtés des grecs. Nous ne les abandonnerons pas à leurs souffrances. Nous allons les aider et leur accorder tout le soutien nécessaire. Bruxelles et son hégémonie cherchent à démanteler la Grèce. Nous voulons la sauver. Nous partageons la même religion que la Grèce et nous devons notre alphabet à sa civilisation. » Et, Dougine d’ajouter, que le referendum grec est le début de la libération fondamentale d’un processus de libération de la dictature du Nouvel Ordre Mondial. C’est aussi notre but. »

Le drame grec est loin d’être terminé. Souhaitons que les gouvernements russe et chinois comprennent que, sauver la Grèce, est le commencement d’un processus de défaire l’OTAN, l’outil de Washington, destiné à inaugurer des conflits avec la Russie et la Chine. Cette minorité qui représente 1% a comme but de piller l’Italie, l’Espagne, éventuellement la France et même l’Allemagne. Si le peuple grec arrive à se sauver lui même de l’emprise de l’UE, l’Italie et l’Espagne pourraient suivre. Si l’Europe du sud quitte l’OTAN, cela diminuerait les ambitions de Washington de créer davantage de violence en Ukraine et le monde s’alignerait contre l’empire du mal. Le pouvoir de Washington s’en trouverait diminué, à savoir, sauver le monde d’une guerre nucléaire vers laquelle les néoconservateurs poussent.
 

Christine Tasin

 

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8 Commentaires

  1. C’est les puissances financières multinationales qui ont plongé tous les pays européens comme la Grèce dans le surendettement planifié d’avance avec l’union européenne et l’ E.F.M.I et voulu pour nous obligés de leurs êtres redevables pour ensuite venir dans leurs conditions, ces gens là sont des escrocs, des menteurs et des voleurs professionnels.
    Les Américains leurs doivent la crise des suprêmes et la dette abyssale de 18 milles milliards de dollars, et c’est pas fini, il y à encore les bulles spéculatives, les Africains se font voler plus de 70 millions de dollars par ans, sans compter les guerres et le virus d’ebola, les pays musulmans sont les grands pigeons de la planète avec une manne de pétrole de plus de 2000 milliards de dollars par ans, sans compter les guerres qu’ils font pour eux.
    Les prêts, avec intérêts bien sûr, sont faits quand tout va bien dans le pays, ensuite les mauvaises politiques entre en actions, l’immigration appauvrissante, tout ce qui appauvrit et bla bla, le pays s’appauvrit ne peut plus payer ses créanciers, d’autres conditions arrivent, les leurs bien sûr et vous avez des pays soumis à leurs dictatures avec leurs laquais de service gauches droites caviars et autres et les pays dévalisés et affaiblis.
    Nous n’avons jamais vu autant de club de milliardaire qui vivent sur le dos des pauvres du monde entier, le nouvel ordre mondial.
    Ps : Napoléon disait de ne jamais avoir la main du banquier en dessus de la vôtre et lui avait pu construit la France avec ses conditions à lui et pas celui des banquiers.

  2. Bonjour mes ami(e)s

    Je ne pense pas qu’il va se coucher sinon il y aurai en Grèce un gros pb mais qu’il va tendre l’élastique entre eux et UE avant qu’il ne cède : l’élastique bien sur, je vous Rappel que la Banque des BRICS ouvre aujourd’hui, le rassemblement de Brésil-Russie-Inde-Chine-Afrique.

    Je pense que les BRICS ont déjà fait une proposition par l’intermédiaire de M.Poutine à la Grèce.

    Amitiés / Alain

  3. Hélas, je crains qu’il soit difficile d’échapper à la dictature mondiale. Celle-ci une Europe faible avec un euro fort et fera tout pour que la Grèce ne puisse
    s’autonomiser . Cela pourrait donner des idées à d’autres pays de l’Union européenne, la crise concernant la dette grecque risque de durer d’autant que (et en disant ça je fais peut être un peu de paranoïa ) les banques ne veulent pas que la Grèce s’en sorte car cela leur permettra de mettre en coupe réglée les épargnants européens.

  4. Étant férocement anti UE, le résultat du référendum grec me ravi.

    Mais… Étant Français, c’est à dire ayant aidé par mes impôts/taxes et autres magouilles financières dont la France a le secret, la Grèce à plusieurs reprises, je ne peux m’empêcher de me dire plusieurs choses.

    Pour commencer, on ne reverra jamais notre argent (bon, ça NOUS le savions, il est dommage que nos élus ne l’aient pas su aussi)

    Ensuite, la dette grecque va être répartie entre les autres membres de la zone euro (si la Grèce la quitte).
    Les allemands n’ont pas à s’en faire, eux ils ont Merckel, elle acceptera au mieux de prendre 100€ à la charge de son pays…
    … Mais nous, nous avons Hollande, et lui il est bien capable de prendre la totalité de ce qui restera à charge de la France.
    Quand on dépasse DEUX MILLE MILLIARDS de dette, quelques centaines de millions en plus…

    Enfin, on constate chaque jour que l’euro ne crée pas d’emploi, que la libre concurrence et la libre circulation des marchandises et des gens ne font qu’appauvrire les classes moyennes ou pauvres, les seuls à s’enrichir se sont les banques et donc nos élus qui y ont des parts.

    Avec 2000 milliards de dette,ne serait-il pas temps que la France sorte de ce merdier ?
    Il ne faut pas se leurrer, les jeunes Français ne voudront pas d’un retour au franc, ils n’ont connu que l’euro, et à chaque JT on leur répète que le quitter serait une catastrophe, mais plus on attend et pire cela sera.
    Et comme à un moment (assez proche) l’euro va se casser la gueule tous seul, si nous n’y sommes pas préparés ce sera pire.

  5. Monsieur Varoufakis, le ministre sortant de l’économie grecque, était on ne peut plus gauche-caviar, et frimeur en plus, et jeuniste, avec sa grosse moto et son épouse fausse blonde, et son appartement athénien doté d’une terrasse avec vue sur l’Acropole et le Parthénon.
    Aucune qualité diplomatique, tout juste bon pour prendre la pose devant les photographes avec son sourire carnassier de fauve médiatique.
    Et désinvolte, toujours en T-shirt, pas modeste pour un sou, et inutilement provocateur, se prétendant anti « star-system » mais posant pour les photographes à la première occasion.

    Son successeur , Euclide Tsakalotos, a la réputation d’être humble et discret, il a fait fortune d’une manière légale, il me semble. Ce n’est pas une honte de gagner de l’argent, jusqu’à nouvel ordre. Il a fait de solides études, en rapport avec son poste, et a enseigné à la fac, il n’a donc pas passé sa vie à spéculer.
    Donnons-lui sa chance, même s’il est pro-européen comme plus de 40 % des Grecs. Je ne suis pas d’accord avec ces 40 % de pro-U.E., mais ils ont aussi leurs raisons. Et il faut savoir que les Grecs sont bombardés jour et nuit avec des prévisions sinistres, du genre: si vous sortez de l’Europe, la Grèce sera une sorte de Libye de religion chrétienne. Vous allez crever de faim, et hypothéquer l’avenir des 3 futures générations grecques.

    Je trouve que c’est une très bonne chose que le nouveau ministre ait est une jolie maison, du moment qu’il l’a achetée avec un argent gagné, pas volé. Et je préfère les hommes qui entrent en politique en ayant déjà de l’argent, plutôt que ceux qui entrent en politique pour se remplir les poches.
    Je ne connais pas cet homme, mais je propose qu’on lui donne sa chance, car il a réussi financièrement AVANT d’entrer en politique.
    En tous cas, je ne voudrais pas être à sa place, tellement j’ai l’impression que la Grèce, en ce moment de son histoire, n’a de choix qu’entre Charybde et Scylla. Qu’ils sortent de l’U.E., ils vont souffrir, et qu’ils restent dans l’U.E., ils vont souffrir.

    • Mais il a sa chance, Eva, il est ministre. Je pose des questions… l’ancien Ministre ne se couchait pas devant la troïka, un européiste aura plus tendance à passer sous les fourches caudines bruxelloises. Et je doute que quelqu’un ayant fait fortune via des fonds d’investissement soit disposé à repartir de zéro en échappant à ces mêmes fonds…

      • J’ai toujours mes opinions sur tout, et ce sont des opinions bien arrêtées, ce qui agace parfois mes amis.
        Mais sur la Grèce, je n’arrive pas à me positionner de manière certaine, car j’ai l’impression que toute solution comporte des souffrances durables pour le peuple grec.
        Et en plus, annuler leurs dettes, c’est payer à leur place.
        Cet argent qu’ils doivent rendre, ils l’ont bel et bien emprunté, tout de même.
        Donc je ne vois pas de solution satisfaisante. Mais je n’ai pas envie de leur faire la leçon car la France aussi est sévèrement endettée.

        Et puis « Euclide », quel joli prénom…
        Il y a des prénoms qui en jettent, en Grèce. Quelle classe.
        (C’était pour terminer sur une note d’humour malgré la situation préoccupante)

        • Bien sûr, Eva nous en sommes tous là, j’y vois quant à moi peut-être l’occasion de donner un coup de canif dans le Traité de Lisbonne et tous ces traités qui nous soumettent à des gens et des puissances financières… Je rêve peut-être un peu…mais l’histoire est pleine d’inattendus !

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