Vous imaginez le bordel si on devait parler français, alsacien et picard sous mon toit ? Par Philippe Le Routier

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L’arabe dans une école publique en Bretagne  ?

http://resistancerepublicaine.com/2015/finistere-des-ecriteaux-en-arabe-a-lecole-et-si-cetait-la-faute-au-breton/

Il est évident que je ne bretonne pas puisque j’ai grandi en Alsace, mais le problème est le même.

Allez à Strasbourg, vous y verrez les noms des rues écrits en double, le français et l’alsacien.

C’est rigolo, c’est pittoresque pour les touristes… Mais c’est stupide !

Stupide, parce qu’au départ le dialecte alsacien n’a pas d’orthographe fixée, il ne s’écrit même pas.
Stupide, parce-que bien que L’Alsace soit la plus petite région de Françe, du nord au sud, la prononciation des mots changent.
Stupide parce plein de gens ont tenté de créer des dictionnaires français-alsacien… Et que la graphie des mots en alsacien varie selon que l’auteur vient d’un point où d’un autre de L’Alsace.

Bref, ça ne marche pas !
Ajoutons à ce foutoir que depuis des siècles les hauts-Rhinois se moquent des bas-Rhinois, et réciproquement, il est impossible de mettre tout le monde d’accord. (Attention, on se moque avec humour)

Un Strabourgois peut situer géographiquement un Mulhousien juste à l’oreille, l’inverse est valable.

Pour certains mots, je pense avoir entendu plus de vingt prononciations différentes.

Et… J’ai épousé une Picarde !

Vous imaginez le bordel si on devait parler français, alsacien et picard sous mon toit ?
Ça serait une cacophonie !

L’alsacien est pratique pour deux choses,
– Le répertoire d’insultes et de grossièretés y est très vaste.
– Ça simplifie un peu l’apprentissage de l’allemand.

C’est tout !
Et c’est bien peu.

Oui, parfois je regrette de ne plus entendre mon dialecte, mais nous avons été allemands durant des siècles, nous sommes devenus français, nous avons été annexés trois fois par L’Allemagne ensuite, et… Depuis 1944 on est français grâce à un général picard dont je porte le prénom (à défaut de la renommée)
ET C’EST TRÈS BIEN COMME CA !

Gillic nous dit dans un commentaire sous l’article de Christine que d’après ses recherches il y a moins de 100 000 Bretons qui bretonnent encore.
Mais, seraient-ils compris des Bretons du début du XXeme siècle ? J’ai un doute.

Des Alsaciens connaissant le dialecte, il doit y en avoir encore moins… Ils ne seraient pas plus compris de leurs ancêtres.

Alors… Merde !
Que le dialecte se meure j’en ai rien à foutre, on peut aimer une région sans pratiquer un ersatz de dialecte complètement massacré, on appelle ça aller de l’avant.

Je fais des fautes quand j’écris, je le sais et j’essaie d’améliorer les choses en suivant les cours de mes filles…
Mais, j’écris toujours mieux le français que bien des jeunes !
(constaté sur beaucoup de forums consacrés aux camions ou à l’aéomodelisme)

En résumé, faisons déjà en sorte que le français survive, attaqué comme il l’est par l’anglais avec ses « drive in, fast food, like…  » il y a du boulot !

Sans compter que l’arabe s’entend désormais dans chaque grande ville…

Philippe Le Routier

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6 Commentaires

  1. J’avoue que je suis perplexe sur le sujet des langues régionales. Je crois que les habitants des régions doivent faire l’effort de parler français, ce qu’on leur a d’ailleurs imposé pendant des années (et ils en ont souffert). Pourquoi opérer un retour en arrière ? Ce serait mépriser cet effort et ceux qui l’ont fait…Dans ma famille on a toujours parlé français, depuis plusieurs générations, provençal seulement avec ceux qui ne parlaient pas français.
    Les langues régionales pour moi sont devenues pratiquement des langues mortes, il faut les garder comme du patrimoine, mais pas plus. Moi même, provençale, j’adore les langues, mais je n’ai aucune envie de me mettre au provençal. Je préfèrerais perfectionner mes langues vivantes et en apprendre d’autres. J’envie les familles que je connais dans lesquelles on parle, outre le français bien sûr, plusieurs langues vivantes comme l’anglais, l’allemand, l’espagnol…bien plus utiles selon moi que le provençal ou le breton ! Et pourtant un membre de ma famille a écrit une grammaire provençale.
    Je me souviens d’une bretonne bretonnante (elle ne parlait que breton avec ses parents) à laquelle j’ai fait rencontrer, croyant bien faire, un bretonnant universitaire. Eh bien, elle a trouvé qu’il ne savait pas parler breton !…C’était bien la peine qu’il se soit donné tant de mal, pour être incompréhensible. (Car s’il y a différents dialectes bretons, j’imagine qu’ils arrivent quand même à se comprendre tous ?)
    Le français est notre ciment. Nous avons une langue magnifique. N’oublions pas que c’est François I er qui en 1539 en a imposé l’usage à l’administration. (les rois n’ont pas fait que de mauvaises choses…) Et allons écouter Fabrice Luchini qui récite si bien Molière et les poètes. Ce sera une manière de résister à l’arabe. Le vrai combat est là. Car c’est révulsant d’entendre parler arabe partout en France. J’ai vécu à l’étranger et toujours fait l’effort d’apprendre et de parler la langue du pays. On doit imposer aux migrants de parler notre langue. Il faut savoir se faire respecter sinon c’est le chaos.

  2. Bonjour Philippe, permettez que je vous appelle ainsi bien que je ne vous connaisse pas, c’est amical,
    Le sujet que vous abordez n’est pas anodin. Vous avez entièrement raison : Le Français doit être la langue exclusive en France. Il est clair que l’usage officiel des langues minoritaires qu’elles soient historiques ou celles des migrants est une atteinte à l’unité républicaine. J’aime bien votre périphrase « un ersatz de dialecte complètement massacré » . En effet, à titre de témoignage, je suis occitan de souche. Je souris quand j’entends l’accent parisien de certains néo-occitans notamment sur FR3 qui diffuse une émission locale en « patois ». Entre l’occitan de chez moi et l’occitan parlé par les indigènes à une vingtaine de kilomètres il y a déjà quelques différences notables que dire alors des allogènes !

  3. Dans ma famille, on passe allègrement du français au suédois, à l’anglais, au penjabi et à l’hindi, en passant par un peu d’allemand et quelques jurons afrikaners. C’est parfois un sacré bordel, mais ce qu’on rigole, parce qu’au final dans le rues de notre beau pays c’est tout en français avec les accents variés et les mélanges de mots…. « Oui maman je vais aller à la apotek chercher les médicaments »  » Jean, je crois que j’ai abouti la voiture »  » as tu fais tes exrezizes de mathématiques  » et tutti quanti.
    D’ailleurs les pièces rapportés étrangères ne comprennent pas ce déferlement de langues régionales. Surtout mon beau-frère indien chez qui un indien du sud ne comprend pas forcément un du nord… à moins qu’il n’ait appris l’Hindi. D’où tous les problèmes rencontrés par l’Inde en matière de corruption….

  4. Sans esprit de polémique aucun,

    Et puisque vous nous avez présenté une fois ces charmantes « Brigandes » Christine, je reprends à l’occasion du sujet abordé par notre ami « Routier » deux de leurs titres.

    https://www.youtube.com/watch?v=OaSGHv5puFo

    https://www.youtube.com/watch?v=IYgDvkrife8

    Pour les « non-initiés » Dans la « Rouge vermine » il est fait allusion bien sûr à un chanteur compositeur Breton contemporain et à son titre archi-connu par ici du moins « La blanche hermine ». Cette chanson est souvent reprise par la droite… disons extrême pour ce qu’elle n’est pas en réalité…s’en défend l’auteur de gauche… extrême (?). Chanson qui semble venir du fond des temps, telle une reprise… mais non elle est bien sortie de Gilles Servat.

    Pour l’autre titre, c’est sûr qu’il touche à une période de notre histoire de France, en même temps qu’il dénonce les dérives de notre République franc-maçonne. France, « Qu’as tu fait de ton baptême », diront certains, qui reprocheront à la République ses fonds baptismaux emplis de sang. Eternel débat, mais je ne m’arrêterais personnellement qu’à ce qui m’a fait bien rire dans cette petite vidéo… Je lui trouve un léger parfum de Muscadins et de merveilleuses.

    Je pense qu’il est loisible de trouver Gilles Servat et sa Blanche hermine sur un moteur de recherche.

    Bonne écoute, bon dimanche.

  5. Dans ma ville, sous le nom des rues en Français est inscrit le nom en Provençal. Pour moi c’est un rappel aux racines. Ce n’est gênant pour personne dans la mesure où tout le monde se réfère à la dénomination en Français.

  6. Je suis Breton et n’en connais pas le moindre mot. Ah si : « Kenavo »… Et c’est parfait comme ça. Alors s’il faut interdire l’arabe sur les panneaux, affiches et autres, il faut aussi interdire les langues et dialects locaux. Mais ça ne se fera pas, parce qu’ON (les « élites ») ne va pas interdire l’arabe… à moins de faire deux poids deux mesures, puisque c’est souvent pratiqué maintenant !

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