Ils ont censuré mes dessins parce que j’y évoque la défaite d’un chat « noir » face aux chiens… Par Anne Lauwaert

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Lillo-sofie

On en est là !

 Nous avons deux petits chiens : Lillo et Sofie.

Lillo et Sofie ont des ennemis jurés: les oiseaux et les chats car ceux-ci se pavanent sans gène dans notre jardin et surtout s’enfuient  dès qu’on veut jouer avec eux.

Une flopée de chats arrogants provoquent Lillo et Sofie! Il y a un chartreux, un gros roux avec des poils longs, un petit tigré gris etc. mais surtout un superbe chat noir qui, à lui tout seul, représente ce que les races félines ont de plus superbe…

Donc, à l’instar de 1515 ou 1815, 2015 est l’année de la traque du Chat Noir voir le dessin n°1

J’aime bien dessiner les aventures de Lillo et Sofie.

Mes dessins ont été publiés sur un blog et puis tout d’un coup plus rien.

Ensuite mes dessins ont été publiés sur un autre blog jusqu’à ce que j’envoie le dessin n°2 et puis plus rien…

Alors je demande au gérant de ce blog si mon dessin est arrivé et voici sa réponse:

 « J’ai bien reçu ce dessin, mais j’ai choisi de ne pas le publier car je crains qu’il puisse être mal interprété. Vu la bêtise de certains (et le durcissement des lois françaises), je préfère ne pas prendre ce risque. Merci de votre compréhension. »

 Quand on en est là, on est vraiment très loin…

 Anne Lauwaert

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3 Commentaires

  1. Il y a aussi qu’en interdisant le dessin, le gérant participe implicitement à ce qu’il dénonce lui-même comme de la bêtise.
    On constate à ce titre qu’il n’est pas le seul à ne vouloir prendre aucun risque. En profondeur, le mal ne vient-il pas finalement de là : une coopération  » malgré soi parce que sinon je vais avoir des ennuis  » ?
    Affligeant. Les vieux de 36 et du Front Populaire doivent se retourner dans leurs tombes. Si nous bénéficions aujourd’hui – entre autres choses – des congés payés, c’est bien parce que, eux, ont accepté le prix des risques à prendre. Mais sans doute étaient-ils suffisamment motivés pour agir. Je pense aussi au mouvement orchestré par Lech Walesa, mouvement de masse qui a dû apprendre à faire taire bien des peurs pour avancer et s’imposer. Quel aurait été l’avenir de Solidarnosc si son leader s’était posé la question du risque à éviter ? De toute évidence, il faut beaucoup de courage pour décider de sortir de ses zones de confort et partir au combat. Ne sommes-nous pas majoritairement à l’image de ce gérant de blog, coincés entre deux mondes qui occupent à égale distance la légitimité des efforts consentis et la peur de tout perdre ? Entre la contestation militante, voire vindicative, et le refus de passer à l’acte ? Entre les commentaires hurlant les meilleures solutions la veille au soir et le retour au boulot, le lendemain matin ? Entre l’envie d’en découdre sur les barricades et le bien-être sécurisant d’une résignation qui ne dira jamais son nom ? Je pose la question. Qu’on s’entende : je ne juge personne, ou alors je devrais commencer par moi-même, mais je dois l’honnêteté de constater que, sauf renversement de situation, je n’ai pas les épaules d’un Walesa. Alors qui ?

  2. Il n’a répondu que la stricte vérité : certains mots sont tabous ! On en est là, malheureusement ! Il ne semble pas qu’il y ait un plafond de verre pour l’imbécillité !

  3. Apparemment vous n’avez pas le droit à la griffe de Charlie Hebdo, et oui, nous en sommes arrivé là aujourd’hui, nos dirigeants sont des gamins et des gamines, qui n’ont pas de maturité, et qui sont aux commandes au pouvoir!, qui passent leurs temps à des gamineries stupides comme des enfants gâtés et leurs nouveaux jouets.
    Le chat noir que vous avez, sera un jour interdit, pour ne pas stigmatiser une certaine population, pour le vivre ensemble.

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