Il est normal que les enfants des familles pauvres payent la cantine


cantine.jpghttps://fr.news.yahoo.com/maire-fn-veut-couper-cantine-gratuite-enfants-familles-114800566.html

Certes, 1,57 euro par repas c’est « donné » même si, quand on est dans la mouise, payer une facture de 1,57 euro fois 20 soit 31,40 euros ça peut paraître difficile en fin de mois.

Néanmoins, nous sommes en France et nous avons (encore) un système de protection sociale assez efficace pour les familles en difficulté, notamment avec enfants. Doit-on rappeler qu’il y a des allocations familiales pour aider à nourrir les enfants (et non pour avoir un abonnement de téléphone portable, aussi utile que soit ce dernier, parce que, quand on a fait des enfants, le minimum est de se passer de tout pour qu’ils aient au moins à manger). Doit-on rappeler qu’il existe des allocations logements, des tarifs spéciaux pour le gaz et l’électricité et d’autres aides ponctuelles du Conseil Général ? 

Alors au nom de quoi la collectivité municipale devrait-elle payer les repas d’enfants que leurs parents ont choisi de faire ? Au nom de quoi les autres parents, qui se serrent la ceinture pour payer tout, rubis sur l’ongle, au tarif fort, devraient-ils payer encore plus et passer à plus de 6 ou 7 euros le repas pour compenser ? Eux, trop souvent ne partent pas en vacances parce que, comme trop de Français de classe moyenne, ils gagnent trop pour bénéficier d’aides mais pas assez pour supporter aisément les augmentations des différents services qui dépendent de leurs revenus…

Il en est de même pour la décision de Robert Ménard de ne pas accueillir les enfants dont les parents ne travaillent pas entre 7h30 et 8h30. Responsabilisons les parents, peut-être qu’on pourra, alors, espérer, un petit changement de société…  

Par ailleurs, on dira, une fois de plus, qu’il y aurait moins de misère en France s’il y avait moins d’immigration, plus d’Ame, plus de regroupement familial, plus d’aide juridictionnelle et de traducteurs dans les tribunaux pour les délinquants étrangers illégaux qui plus est…  Les salaires ne baisseraient pas à cause de la concurrence déloyale des immigrés et il y aurait moins de chômeurs, puisqu’il y aurait plus d’emplois à se partager entre nationaux. 

Mais il semble que le bon sens soit la chose du monde la moins bien partagée…

 Christine Tasin

Print Friendly, PDF & Email
Print Friendly, PDF & Email



Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.


10 thoughts on “Il est normal que les enfants des familles pauvres payent la cantine

  1. AvatarPhilippe le routier & Co

    Oh que je suis d’accord !

    Nous, dans notre petit village picard, la communauté de commune fait que les écoles sont chez nous, de la maternelle à la 3ème.

    Ne nous voilons pas la face,
    Des français profiteurs ça existe !
    Des français chômeurs de métier il y en a aussi.
    Et des immigrés, les villages voisins en apportent chaque matin (et pas les meilleurs bien que certains soient très bien)

    Mais, avec une aînée de déjà dix ans, et bien on apprend à connaître les gens.
    Et même si nous sommes des esprits généreux, ben faut admettre qu’il y a des trucs qui passent pas.
    Ainsi, je vois des pères ou des mères qui sont toujours à la dernière mode là ou moi j’use mes souliers jusqu’à la trame parce que j’ai d’autres choses bien plus importantes à payer, idem pour ma femme, il n’y a que pour nos filles qu’on dépense du fric en vêtements car elles n’ont pas à subir les problèmes et à être l’objet de railleries (mais bon, on les habille bien tout simplement, il n’y a pas d’excès)

    Il y a aussi les parents qui mettent leurs enfants à la cantine (en bénéficiant de la gratuité) alors qu’ils auraient dix minutes de trajet pour les ramener chez eux ! Et nombreux sont ceux qui profitent de la gratuité cantine, car « pauvres » mais qui partent en vacances chaque année et changent de voitures très régulièrement…

    Le truc « étrange » c’est que tout ces « pauvres » on s’aperçoit bien vite qu’ils se fréquentent tous. Devant l’école ou ailleurs (les enfants en parlent)
    Et au final on constate un autre truc…
    …C’est qu’ils connaissent des lois, des règles, dont nous, les payeurs, n’avons jamais entendu parler !

    Et un jour on se dit qu’être chômeur, parfois ça semble pas mal.
    Pas de frais de déplacements pour aller bosser.
    Cantine gratuite.
    Sorties scolaires gratuites.
    Pas d’impôts.
    Possibilités de se faire payer de l’électroménager par les caisses (je l’ai appris récemment celle-ci)

    On tombe des nues parfois !
    On en viens à se dire, « mais qu’est que je me fait chier à travailler, alors que c’est si simple de S’ORGANISER « pauvres » pour vivre mieux au final ? »

    Et je me fais critiquer par ces « pauvres »
    A cause de la maison, à cause de la voiture, de la moto, du camion, de ma montre à gousset 1870 qui doit valoir fort cher…
    Sauf que… Ben j’ai rien de neuf moi !

    La montre ? Oui un bijoutier confirme qu’elle pourrait me rapporter beaucoup, mais c’est un héritage, je l’ai déjà réparé moi même… Pas à vendre !
    Ma moto ? Une 2300, plus gros il n’y a pas, mais, 150 000 km et l’entretien ben c’est moi qui m’en charge (comme la voiture d’ailleurs qui est impeccable, mais loin d’être neuve)
    La maison ? Une des plus belle du village, mais c’était une ruine quand je l’ai acheté, et ensuite j’ai été le maçon, le couvreur, le zingueur, le peintre, le platrier (etc etc etc)

    Signes extérieurs de richesse donc.
    Sauf que je ne suis pas riche, loin s’en faut, suis juste débrouillard, nuance !

    Au final je ne suis riche que de ce que mes mains savent faire, de ce don que j’ai de comprendre « comment ça marche et comment le réparer ? » rien d’autres.

    Serais-je riche que Christine aurait un chèque tout les mois.
    Le livre de Daniel, et ceux de Christine, seraient déjà dans ma bibliothèque (faite par moi)
    Et j’aurai mon dentier car j’ai honte de mes dents éclatées par mes cafés puis par une chimiothérapie inutile.

    Alors je reste ce que je suis et j’aide ceux QUI LE MÉRITE comme je l’ai déjà dit ici.

    Mais les profiteurs…
    …Eux n’ont rien à attendre de moi.

    1. AvatarChristine Tasin

      Beau coup de gueule que je nuancerais quand même, trop de chômeurs sont dignes et dans une panade noire, et souvent trop fiers pour demander ce à quoi ils auraient droit tout de même, certains sont profiteurs mais pas tous

      1. AvatarPhilippe le routier & Co

        Mea culpa, tu as mille fois raison.
        Mais j’écris mon ressenti sur ceux dont je vois bien qu’ils profitent sciemment de la générosité de notre pays.
        Sinon, tu me connais assez maintenant, si je pouvais trouver un job à tout ceux qui désirent retrouver la dignité que donne le sentiment d’un emploi moi je le ferai.

  2. AvatarJean-Louis

    Entièrement d’accord avec vous, Christine, les allocations familiales ne sont pas faites pour acheter l’écran plat de 1m05 ni le dernier téléphone à la mode.

    De toutes façons, la France est devenue un pays d’assistés où l’on verse des centaines d’allocations diverses et l’on bénéficie de non moins de centaines de niches fiscales et réductions d’impôt. Et tout cela à crédit, puisqu’en faisant cela, le pays s’endette chaque jour d’avantage. Nous vivons là un non sens économique qui a juste l’intérêt de maintenir artificiellement une certaine paix sociale, mais nous commençons à en payer le prix.

    Sans vouloir tomber dans le passéisme, revenons 3 générations en arrière. Ma mère était issue d’une famille de 10 enfants, c’était presque une constante à cette époque. Pas d’allocations familiales, de logement, de rentrée scolaire et toute la ribambelle d’aides sociales. Les gens payaient le juste prix de ce qu’ils achetaient, le paysan qui vendait son cochon et ses vingt sacs de blé n’avait pas besoin de subvention de l’Europe et ceux qui l’achetaient n’avaient pas d’allocations pour ne pas crever de faim.
    En ces temps là, l’immigré d’origine lointaine était rare (l’immigré était plutôt celui qui venait de la contrée voisine), ce dernier n’avait d’ailleurs d’autre solution que de se mettre immédiatement au travail car à cette époque c’était « marche ou crève ».

    Alors, comment faisaient-ils avec 10 enfants, avec un salaire de misère, pour les nourrir, les élever sans qu’ils ne brûlent la charrette du voisin, pour devenir au bout du compte des citoyens respectés et respectueux ?

    Il est vrai qu’ils n’avaient pas d’écran plat ni de smartphone qui leur aurait coûté, en ces temps là, l’équivalent d’une année de travail. Et surtout, ils n’avaient pas encore découvert la formule magique du « on a droit à … », sous entendu « je m’en fous qui paye, pourvu que ce soit pas moi ».

    1. AvatarAlain

      Ben voilà, Jean-Louis aussi met le doigt sur un point important, qui n’est pas passéisme mais absolue vérité à ne surtout pas laisser jeter aux oubliettes. Quand on entend les hyènes, d’après elles, sans ces sangsues et vermines incapables de travailler ni du ciboulot et encore moins de leurs main -vol et le reste ne compte bien évidement pas, sans cette U.E. pourrie et corrompue jusqu’aux os et moelle, et sans ci et sans ça en rien valable en fait, nous serions voués au même sort que les dinosaures et mammouth et tintouin.

      Mais bigre de mystère, comment pouvons-nous ainsi avoir tant de siècles plus que constructifs à notre pedigree ? Pas possible, y’a du avoir un tas de fées penchées sur multitudes de berceaux de futurs feignants et incapables, et pas étonnant qu’on n’en voient plus de ces dames, carrément à plat les pauvres.

      Ouais, faut plus qu’arrêter la déconne hein, et les profiteurs, surtout une certaine catégorie, te les feraient profiter uniquement de grand coups de pieds au derche tels que leurs pieds ne toucheraient le sol à leur sortie.

  3. AvatarJallade

    « Doit-on rappeler qu’il existe des allocations logements, des tarifs spéciaux pour le gaz et l’électricité »…

    Et, pour ceux qui perçoivent des allocations logements, des tarifs spéciaux pour le téléphone ; c’est la CAF (Caisse des Allocations Familiales) qui paie.

  4. AvatarS.Jacqueline

    les moukéres qui se pavanent avec leurs accoutrements de « politicienne islamique  » ne travaillent pas, elles peuvent donc aller chercher leur progéniture
    à 11h30 et les ramener à 13h30 , elles garderont la forme dans cette petite balade AR maison-école… beaucoup de feignasses jeunes qui attendent tout de ces sales français, oui la FRANCE SERA ALGERIENNE, pouffent elles de rire…
    Compte tenu qu’elles touchent toutes les allocations en vogue,
    Elles trainent dans les supermarchés attendant de se faire alpaguer par une française de souche pour l’insulter !!!

  5. AvatarRigdebert RINOCERO

    Je suis dans l’ensemble assez d’accord bien qu’effectivement pour des familles très justes d’argent ou monoparentale, 30 euros par mois, ça n’est pas rien comme le dit Christine. Si les critiques adressées au maire du Pontet sont pour certaines grotesques. Ainsi, faire payer, 1, 37 euros par repas, en quoi est-ce mettre une étoile jaune aux familles en question ! Au contraire c’est les traiter en famille responsable, mais en l’occurrence j’aurai préféré malgré tout que le maire du Pontet dont la commune a été endetté par son prédécesseur fasse des économies sur d’autres postes de dépense, par exemple sur les subventions versées à des associations qui ne se justifient pas toujours, surtout lorsqu’il s’agit d’associations à finalité communautariste. Par contre si cette mesure de faire payer la cantine à des personnes qui jusqu’à maintenant en étaient exonérées peut éventuellement se défendre, le fait que le nouveau maire ait augmenté sensiblement son indemnité de maire rend cette mesure plus discutable.

Comments are closed.