Israël-Liban, une paix ? Nah…

Que reste-t-il des belles paroles, belles promesses faites prioritairement aux élections des candidats à la présidence d’États démocratiques, à leurs peuples ?
Même pas des miettes… Elles se résoudront, souhaité ou pas, et à première vue, dans un vilain bain de sang des violentes guerres civiles à venir, lorsque les natifs de ces États réclameront la restitution de leur drapeau, de leur effigie, des us et coutumes, patrie, biens, indépendance et intégrité.
La crainte d’une soumission aux dictats d’une confession quelconque – l’islam en l’occurrence – antithétique à la liberté du culte prônée en démocratie, est pourtant le fruit véreux d’une succession de décrets antinomiques et d’un laxisme inhérent aux amoureux transis de la démocratie.
Faisant suite à des résolutions irréalisables, surtout dans le domaine économique et culturel, les démocraties européennes entre autres, ont ouvert leurs frontières pour accueillir des masses de migrants de diverses confessions, couleurs, origines, sans tri préalable, sans distinction des caractéristiques et une considération minimale nécessaire de la nature de leur foi, culture et ambitions.
Le choc des cultures tant appréhendé est devenu réalité lorsque ces minorités au lieu de s’intégrer réellement, ont assimilé les règles démocratiques, ses bienfaits et ses failles et les ont hardiment cultivées.
La composition de l’étoffe d’un État est cruciale pour sa résilience. Nous allons le démontrer à travers deux exemples : Le Liban et Israël.
Fissures sociétales : Les conflits peuvent naître de divisions ethniques, religieuses, idéologiques, sociales ou économiques intenses.
Polarisation politique : Une polarisation extrême, où l’adversaire politique est perçu comme une menace existentielle, peut mener à la violence.
– Faiblesse institutionnelle : Bien que démocratiques, des institutions jugées inefficaces ou injustes peuvent réduire la légitimité de l’État et favoriser l’émergence de groupes armés.
Désinformation : La manipulation de l’opinion publique peut aggraver les tensions sociales et déstabiliser le débat démocratique.
Le Liban était à ses débuts, un État beaucoup plus chrétien que musulman. Historiquement, sa population est un mélange complexe de différentes communautés religieuses, notamment des Chrétiens (Maronites, Grecs orthodoxes, Grecs catholiques) et des Musulmans (Chiites, Sunnites) ainsi que des Druzes.
Dans son contexte actuel : La population libanaise, estimée à environ 5,7 à 6 millions d’habitants (hors diaspora), est une mosaïque confessionnelle composée majoritairement de musulmans (plus de 60 %) et de chrétiens, répartis en 18 communautés officielles. Arabes à 93 % et Arméniens à 6 %. Les Libanais vivent aux côtés d’importantes communautés réfugiées, notamment arabo-palestiniennes et syriennes…

L’histoire nous raconte : La tentative du détrônement de la Jordanie par l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) de Yasser Arafat, a conduit à la crise de Septembre noir en 1970 et a été une période charnière où les fedayins arabo-palestiniens ont menacé l’autorité du roi Hussein de Jordanie, qui admettons-le, lui aussi était un musulman saoudien, auquel les Anglais avaient fait cadeau de 77% des territoires de la Palestine mandataire.
Les combattants arabo-palestiniens (fedayins) ont rapidement acquis une autonomie importante, créant un « État dans l’État », contrôlant des camps de réfugiés, organisant des patrouilles armées à Amman et défiant ouvertement l’autorité du roi Hussein, rendant le pays ingouvernable.
Le 17 septembre 1970, le roi Hussein a ordonné à son armée de déloger les fedayins des villes et des camps. Des affrontements féroces tinrent place.
Épaulé par Israël qui y voyait un moyen de se débarrasser de ses terroristes – c’est alors, l’Opération Karameh qui contraignit les Fedayin et Arafat à fuir la Judée et Samarie – (Cisjordanie selon la Jordanie), et se réfugier au Liban, avec la bénédiction de la France.
Bénédiction qui plafonna par un quota invraisemblable de terroristes arabo-palestiniens et la formation d’une faction chiite à ses côtés. Après la défaite en Jordanie, l’OLP a déplacé son quartier général au Liban, ce qui eut des conséquences majeures pour la stabilité de ce pays et sa direction confessionnelle.
L’intervention de la France dans le conflit israélo-palestinien a provoqué la culbute du Liban…
La formation de la « faction chiite » au Liban ne désigne pas un groupe unique, mais un processus historique d’éveil politique et social qui a donné naissance à deux organisations majeures : le mouvement Amal et le Hezbollah.
Le souhait au sein d’Amal d’une approche islamiste révolutionnaire et suite à l’aide des Gardiens de la Révolution iraniens, ces dissidents forment le Hezbollah pour mener la « résistance islamique » contre l »’occupation » israélienne, et en parallèle, basculer le Liban vers l’islamisation totale ou presque. De fait, les chrétiens devinrent une minorité face aux 60% de musulmans.
Depuis, le Liban a cessé d’être la « Suisse du Moyen-Orient », pour se transformer en un proxy iranien et ouvrir un nouveau front contre Israël.  
Les Phalanges libanaises, parti politique et ancienne milice chrétienne maronite du Liban, fondé en 1936 par Pierre Gemayel. Historiquement, le mouvement est connu pour son nationalisme libanais et son rôle clé pendant la guerre civile libanaise (1975-1990).Les Phalanges ont constitué la principale force militaire du camp chrétien, en particulier au début du conflit, opposés aux organisations arabo-palestiniennes et à leurs alliés de gauche. Le parti est lié aux sombres événements de la guerre civile, notamment le massacre de Sabra et Chatila en 1982, perpétré par des éléments phalangistes. Depuis,  le parti a perdu de sa puissance militaire et politique après l’assassinat de ses principaux leaders, dont Bachir Gemayel en 1982, et a évolué vers une structure plus conventionnelle. Quelques-uns d’entre eux ont rejoint Tsahal ou s’étaient convertis au judaïsme.

Aujourd’hui et suite à l’intervention américaine, le Liban aimerait bien que sa guerre contre Israël prenne fin… aucune possibilité/faisabilité à cause de la présence Chiite dans son gouvernement et au sein du peuple… Le Liban risque, à juste titre, une guerre civile entre ceux qui veulent vivre en paix, chrétiens, musulmans et autres et ceux, proxy de l’Iran, qui ambitionnent l’anéantissement de l’État juif d’Israël.

Israël aussi souffre d’un mal analogue… Une guerre civile risque d’éclater entre les juifs laïques qui œuvrent pour la création d’un État pour tous ses citoyens et mettra fin à l’existence d’Israël, et les juifs pratiquants et/ou religieux qui veulent d’un « État juif » dans sa juste connotation.
En somme, il est pratiquement impossible de satisfaire tous les besoins des différentes factions des citoyens de tous les pays… Les démocraties européennes et américaines se confrontent aujourd’hui à des cas semblables de divisions qui rendent incertain leur avenir…Les uns veulent une démocratie qui va leur coûter leur liberté et leurs territoires, tandis que les autres insistent à imposer leur confession religieuse et hégémonique.

Vers une guerre mondiale ?
Elle mijote déjà depuis plus d’une cinquantaine d’années, et les raisons ne cessent de s’accumuler, stimulées par le monde arabe, assoiffé de suprématie.
L’expansion islamiste dans le monde est à son niveau critique… Faut-il la craindre ? Ou craindre ces pays qui alimentent les conflits derrière les coulisses ? 
Leur liste est inexhaustible.

Thérèse Zrihen-Dvir 

 2 total views,  2 views today

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Soyez le premier à commenter