Depuis son exil, la Shahbanou appelle les Iraniens à la révolution

Couronnée impératrice d’Iran en 1967, elle le restera jusqu’à la fuite de la famille royale en 1979.

Iran : Farah Pahlavi, l’ex-impératrice et veuve du chah appelle les forces de sécurité à soutenir les manifestants

L’ancienne impératrice d’Iran appelle les forces de sécurité à soutenir le mouvement de protestation qui secoue le pays depuis plus de deux semaines. Un message fort adressé depuis l’exil aux autorités iraniennes.

 

 

Un manifestant brandit une pancarte représentant le portrait officiel de l’ancien souverain iranien Mohammed Reza Pahlavi, de son épouse Farah et de leur fils Reza Pahlavi (au centre) lors d’une manifestation contre le gouvernement iranien à Berlin, en Allemagne, le 12 janvier 2026.
Photo: MACDOUGALL / AFP via Getty Images
Farah Pahlavi brise le silence. L’ancienne impératrice d’Iran, veuve du shah renversé lors de la révolution islamique de 1979, a lancé mardi un appel solennel. Elle demande aux forces de sécurité de rejoindre les rangs des manifestants qui défient le pouvoir depuis fin décembre.

Un appel familial à la résistance

La femme de 87 ans rejoint ainsi la position de son fils. L’ex-prince héritier Reza Pahlavi avait tenu des propos similaires ces derniers jours. Depuis les États-Unis, il soutient activement les manifestants. Son nom résonne régulièrement lors des rassemblements.
Farah Pahlavi s’adresse directement aux forces de sécurité dans son message. « Rappelez-vous que la survie d’aucun gouvernement, le maintien d’aucun avantage, ne justifient que le sang de vos compatriotes soit versé », écrit-elle. Elle leur demande d’entendre les « cris de colère et de rage » des manifestants. L’ancienne impératrice les exhorte à les « rejoindre avant qu’il ne soit trop tard ».

Un bilan humain très alarmant

Les chiffres témoignent de la violence du mouvement. Iran Human Rights, une ONG basée en Norvège, comptabilise au moins 648 morts depuis le 28 décembre. L’organisation craint que le bilan réel soit bien plus élevé. Les autorités ont coupé Internet depuis le 8 janvier. Cette mesure complique le partage d’informations sur la situation réelle du pays.

Un message d’espoir depuis l’exil

L’ex-impératrice dénonce la censure imposée par les autorités. « Je sais que les esprits sombres ont coupé vos moyens de communiquer avec le monde par peur d’entendre votre voix, mais sachez que votre message est trop fort pour être réduit au silence », affirme-t-elle dans son communiqué.
Elle s’adresse aux Iraniens en les appelant « mes enfants ». Farah Pahlavi leur transmet un message d’espoir. « Soyez forts et croyez que bientôt vous célébrerez ensemble la liberté en Iran, et que la lumière triomphera des ténèbres », déclare-t-elle.

Le souvenir de 1979

Farah Pahlavi était la troisième épouse du chah. Elle avait quitté l’Iran le 16 janvier 1979 avec son mari Mohammad Reza Pahlavi. Ce départ précédait de deux semaines le retour au pays de l’ayatollah Ruhollah Khomeini, leader de la révolution islamique. Depuis, elle vit en exil.
Avec AFP

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