En marge de la rave-party tenue sur le terrain militaire, près de Bourges, un très connu polygone de tir, les commentateurs s’étonnent une fois de plus de l’application de la loi à géométrie variable, selon les profils ethniques ou idéologiques des mis en cause.
Et de reprendre une constatation dressée par le RPF voici plusieurs années déjà, de ces jurisprudences qui passées à la loupe, font apparaître, par exemple, des condamnations plus lourdes, pour un viol, selon le profil du violeur. Très clairement des migrants bénéficient de la circonstance atténuante de méconnaissance de nos us et coutumes, ou de lui « laisser une chance » de s’insérer. On peut même aller jusqu’à ce que les « forces de gauche » accusent la fille qui se plaindrait de « faire le lit de l’extrême droite ». Plus communément, on voit des gamins de cités très jeunes, attrapés à des heures tardives à faire les zouaves dans la cité, voire à caillasser pompiers et policiers, sans que les parents ne soient inquiétés. Il n’en va pas de même dans les villages. On entend Manon Aubry traiter de délinquant un boulanger qui a osé travailler un premier mai, tandis que dans son parti, les délinquants ont pignon sur rue.
Et un intervenant radiophonique de rappeler que pendant l’épisode des Gilets Jaunes, on a eu droit à des éborgnés, des mutilés, des incarcérés fermes, parfois pour un jet de caillou, par une justice expéditive, qui n’a plus alors le souci de trouver des circonstances atténuantes ou de viser la réinsertion dans la société française, mais celui d’être « exemplaire », selon le mot du Ministre lui même. De citer aussi les gens du voyage, qui s’installent sur des terrains privés, sans qu’il ne soit possible de les déloger. Ces manifestations pro-palestiniennes interdite, qui se tiennent quand même, quand on court après quelques vaches avec des drones pour les vacciner de force, qu’on poursuit avec un Zodiac et un hélicoptère, un athlète qui se jette à l’eau, à la Baule, pendant le Covid, pour échapper à la patrouille, ou qu’on met les moyens qu’il faut pour ne pas qu’ait lieu une manifestation de soutien à Thomas, à Crépol. Bref, on sent qu’il y a des situations où force doit rester à la loi, coûte que coûte et d’autres situations où le bras armé de l’État devient très faible et laisse les victimes seules face à leurs agresseurs, parfois jusqu’au sacrifice.
Dans le cas de la rave-party de Bourges, pour qui connaît les lieux, on sait que stationner ou entrer dans ce terrain très surveillé peut rapidement conduire à un rappel de la loi immédiat et éventuellement une sanction. Il est étonnant que des milliers de festivaliers aient pu entrer avec toute une logistique volumineuse. On se souvient que pendant le Covid, quand une journée de rassemblement avait lieu en province, les coffres des voitures étaient ouverts jusque 60 kilomètres à la ronde. J’avais moi même dû ouvrir mon coffre de voiture à Fourchambault, lors du rassemblement qui se tenait à Bourges, soit 61 km en amont. Où est passée cette redoutable efficacité ? Elle est à géométrie variable évidemment. Et l’intervenant d’expliquer que l’État flique les gens honnêtes. On peut ajouter « tout blanc et tout moche », selon la rhétorique de Mélenchon qui n’a pas été inquiété pour ce langage. Honnêtes et surtout solvables. Le boulanger du 1er mai, ou le petit patron qui oublie une déclaration URSSAF, sont bien plus vite rattrapés et verbalisés que ne sont évacués de France des OQTF multirécidivistes avec des casiers judiciaires longs comme le bras.
« Un seul pays et une seule loi » disait De-Gaulle : on en est loin. Le problème est que cela se voit beaucoup et quand on y ajoute la nécessaire exemplarité des responsables, plus de mise elle non plus, on comprend la colère et la lassitude de nos concitoyens qui ont, avec juste raison, l’impression de payer très cher leurs 10 km/h de trop, pendant que d’autres se tirent à bon compte d’infractions bien plus graves. C’est aussi tout cela auquel il faudra que s’attelle un prochain gouvernement, d’un autre bord évidemment que celui de l’actuel président, qui non seulement n’a rien fait dans le bon sens, mais laissé s’amplifier cette géométrie variable qui existait précédemment et qui est parvenue, en dix ans, à un niveau totalement injuste et insupportable.
Pierre Duriot
06/05/2026
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