Le régime iranien agonise, il faut l’achever !

 

Regarder l’essentiel des émissions françaises sur la guerre contre le régime iranien plonge celui qui le fait dans une sorte de réalité alternative.

Des commentateurs disent qu’on « ne sait pas pourquoi » Trump, qui était censé être un isolationniste s’est lancé dans cette guerre. D’autres ajoutent qu’il y a un « enlisement » américain, et prédisent une catastrophe mondiale découlant du blocus sur le détroit d’Ormuz. Certains disent maintenant que Trump veut revenir à la guerre, comme s’il s’agissait d’un échec, et ajoutent que Trump pensait en finir avec l’Iran en 48 heures et a « sous-estimé » la situation.

Il est nécessaire de remettre pleinement les faits à leur place.

On sait parfaitement pourquoi Trump a décidé d’agir. L’Iran avait réussi à sauver 450 kilos d’uranium enrichi à 60 pour cent après les bombardements de juin 2025. Il ne disposait plus à ce moment de centrifugeuses permettant de passer à 90 pour cent, mais il était en train de se rééquiper, avec l’aide de la Chine. Et il aurait pu disposer d’uranium enrichi à 90 pour cent dans un délai de quelques semaines. Il était impensable qu’il puisse se sanctuariser grâce à des armes atomiques. Il fallait donc agir, et Israël et les Etats-Unis ont agi. L’action a été un remarquable succès, et aucun dirigeant américain n’a dit qu’elle durerait 48 heures. La durée annoncée était quatre à cinq semaines. C’est un peu plus, mais parler d’enlisement est malhonnête et ridicule.

En un peu plus d’un mois, l’essentiel des missiles dont disposait le régime a été détruit, la marine iranienne a été détruite (il n’en reste que de petits bateaux du type hors-bord, plus faciles à cacher), l’aviation iranienne a été détruite aussi. Les sites nucléaires reconstruits ont été détruits, à une exception près (la montagne de la Pioche). Quasiment tous les dirigeants du régime ont été éliminés. Ceux qui restent (Mohammad Bagher Qalibaf, Abbas Araghchi, Ahmad Vahidi) pourraient l’être aisément, les éliminations passées de dirigeants iraniens le montrent. Trump laisse en vie ceux qu’il décide de laisser en vie.

Le blocus du détroit d’Ormuz mis en place par Trump asphyxie ce qui reste du régime et l’empêche d’exporter son pétrole. Le régime iranien, dans très peu de temps, n’aura plus de moyens de stocker le pétrole extrait, et devra fermer ses puits sans vraie possibilité de les rouvrir, et si les puits ferment, l’Iran entrera dans une ère de pauvreté extrême dont il aura le plus grand mal à sortir, et n’aura plus aucun poids économique ou géopolitique au Proche-Orient. 

Comme je l’ai déjà écrit, un régime non fanatique aurait déjà capitulé. Le régime iranien ne capitule pas. Il ne capitulera pas car c’est un régime fanatique. Même s’il ne leur restait plus qu’un bunker entouré de troupes américaines, les membres du régime ne capituleraient pas. C’était prévisible.

Trump peut attendre l’effondrement total du régime. Il peut aussi passer à nouveau à l’attaque, et donner au régime le coup de grâce. Il ne l’a pas fait pour le moment parce qu’il voulait qu’un nouveau régime ne trouve pas un pays réduit aux décombres. Peut-être va-t-il le faire en essayant de provoquer un minimum de dégâts supplémentaires grâce à des bombardements ciblés. Trump a toutes les cartes en main et fera son choix. Il a dit que les opérations en Iran étaient terminées parce qu’il ne veut pas de débats au Congrès, et cela signifie que si de nouvelles opérations sont menées, cela enclenchera un autre moment de 60 jours au cours duquel il aura les mains libres, quoi que disent les Démocrates.

Trump a dit que cela pourrait prendre des mois, mais cela ne durera bien sûr pas des mois, Trump ne le veut pas, et il sait que, de toute façon, cela ne durera pas des mois. Les meilleurs experts américains parlent d’une période allant d’une à trois semaines. Cela pourrait être trois semaines si le régime décidait d’accepter que ses puits de pétrole ferment durablement, ce qui aurait un effet désastreux pour le pays, mais pas pour l’approvisionnement mondial en pétrole, et la hausse présente du prix est due au fait que Trump a dit ce qu’il a dit. Ses propos étaient destinés à montrer sa détermination.

Même si le régime est en état d’effondrement total, il est difficile de penser qu’il acceptera une reddition inconditionnelle. Les fanatiques meurent, mais ne se rendent pas.

A la fin d’une conférence que j’ai prononcée récemment à Los Angeles, je répondais aux questions de ceux venus m’écouter, et j’ai dit qu’à moins d’être morts foudroyés par une frappe, les dirigeants iraniens actuels diraient qu’ils sont en train de gagner, même si tout le monde est mort autour d’eux, et qu’il ne reste que des ruines. 

Trump n’enverra pas de troupes au sol, car il ne veut pas de morts américains. Ce qu’on peut attendre est que ce qui restera du régime dans quelques jours soit suffisamment affaibli pour que des soldats se révoltent ou pour que des foules renversent ce qui restera du régime.

La situation entre dans une phase décisive, et il est inimaginable que le régime puisse survivre au-delà du mois de mai. Les 14 et 15 mai Trump sera en Chine, et il entend y arriver en position de force, après avoir imposé deux revers successifs à Xi Jinping, l’un au Venezuela, l’autre en Iran. Arriver en position de force devrait impliquer que la chute du régime ait lieu avant le 14 mai ou, pour le moins, que le régime soit totalement à l’agonie le 14 mai.

Quand le régime iranien tombera, une phase de transition prendra forme, et il sera possible d’envisager une reconstruction. Le régime iranien agonise. Trump sait qu’il faudra l’achever avant de reconstruire.

D’ores et déjà, le Proche Orient est différent. L’ombre mortifère que faisait peser sur la région le régime iranien est en très de s’effacer. Le Hezbollah, les milices Houthi, le Hamas vont s’éteindre.

Le Qatar fait face à des difficultés financières découlant des bombardements iraniens sur ses sites gaziers. Les Émirats arabes unis et le sultanat d’Oman ont décidé de quitter l’OPEP, vont produire plus de pétrole, et le prix du pétrole va baisser très nettement, alentour de 60 dollars le baril d’ici septembre sans doute.

Le détroit d’Ormuz va perdre son importance stratégique, car les exportations de pétrole ne se feront, pour une large part, plus par le détroit d’Ormuz. C’est déjà le cas pour le pétrole saoudien et pour celui des Émirats.

Israël sera dans une position renforcée.

Les commentateurs européens qui prévoient une lourde défaite de Donald Trump lors des midterms du mois de novembre pourraient avoir une mauvaise surprise. Les sondages réalisés aux Etats-Unis montrent que plus de 70 pour cent des Américains veulent que Trump finisse le travail en Iran, et comme je l’ai déjà dit, une victoire américaine face à l’Iran changera tout. La forte baisse du prix du pétrole qui va venir changera tout aussi.

Je ne serais pas surpris si la forte hausse actuelle est une punition infligée aux Européens par Trump. J’ai dû faire un aller-retour très bref en avion à Burbank en Californie jeudi, rajouter trois gallons à ma voiture de location, et payer 6 dollars 12 le gallon, ce qui n’est rien à côté des prix en Europe, et à Las Vegas le gallon est à 4 dollars 80 environ, très loin des deux euros le litre en France, vraiment très loin (deux euros le litre cela ferait environ 9 dollars le gallon). Le prix actuel du gallon en Californie est inférieur à celui qu’il a fallu payer parfois sous Biden, et est très temporaire.

Il faut ajouter que le glissement des Démocrates vers l’extrême gauche est très loin de séduire une majorité d’Américains. En ayant pratiqué le défaitisme actif en faveur du régime iranien, que quasiment tous les Américains détestent, les Démocrates, montrent les sondages, sont sans doute allés beaucoup trop loin vers le gauchisme.

Au cours de l’été qui vient, les Etats-Unis célèbreront le deux-cents cinquantième anniversaire de leur indépendance, et un élan patriotique est à attendre.

L’Europe occidentale, elle, va subir les conséquences de sa lâcheté.

Les pays qui ont interdit le survol de leur territoire aux avions américains et israéliens ont commis un acte de trahison : leurs dirigeants auraient pu, sans approuver la guerre, laisser passer les avions américains et israéliens. Ils n’avaient pas à faire davantage, ils n’ont pas fait un geste minimal et se sont comportés, par pusillanimité, en puissances hostiles. Des commentateurs européens disent fièrement que les dirigeants des pays concernés ont tenu tête aux Etats-Unis et ne se sont pas comportés en vassaux.

Se comporter en traitres va coûter très cher aux pays concernés. Les bases de l’OTAN en Italie vont voir leurs effectifs baisser, et le montant des aides financières au maintien de ces bases vont baisser aussi, ce qui va faire un trou dans le budget de ces pays. Meloni, qui avait eu un comportement correct jusque-là, a fait un très mauvais calcul. L’Espagne se conduit en pays ennemi, et Trump envisage la fermeture des bases de l’OTAN : le trou dans le budget de l’Espagne va être béant.

Trump va abaisser aussi le nombre de soldats américains présents en Allemagne : les propos de crétin tenus par Friedrich Merz, qui a osé dire que les Etats-Unis se faisaient humilier par le régime iranien ne sont pas passés inaperçus à la Maison Blanche. Des taxes à l’importation aux Etats-Unis sur les produits espagnols, français, italiens, allemands vont monter. Trump a, le 1ermai, fait passer les taxes à l’importation aux Etats-Unis sur les véhicules automobiles européens aux Etats-Unis à 25 pour cent. Les Américains vont acheter américain, japonais ou coréen. Et s’ils achètent des Mercedes ou des BMW, elles seront fabriquées aux Etats-Unis et pas en Allemagne, c’était déjà le cas, cela va s’accentuer. J’ai à Las Vegas deux voitures américaines et une voiture coréenne, mais ma voiture coréenne est fabriquée aux Etats-Unis, tout comme quasiment toutes les voitures japonaises circulant aux Etats-Unis.

Trump voit que l’Europe va très mal, et il voit que les dirigeants européens pratiquent une arrogance dont ils n’ont pas les moyens et semblent se comporter en alliés de l’Iran islamiste plutôt qu’en alliés des Etats-Unis. Quand on est déjà en difficultés, se situer du côté d’un régime criminel qui est en train de perdre est un comportement immoral, inepte et suicidaire. C’est un comportement européen.

Face à l’arrogance européenne, Marco Rubio a dit voici peu que les Européens devraient se souvenir qu’ils n’ont pas d’armée efficace, et que quand des troupes de pays d’Europe occidentale ont dû intervenir loin de leurs frontières, ce sont les Etats-Unis qui leur ont prêté des avions gros porteurs car ils n’en ont aucun. Quand on a une mobylette usagée, on ne crache pas sur celui qui vous prête généreusement sa Cadillac neuve.

Trump est en train de changer le monde, et je le répète : fin 2028, le Proche-Orient sera très différent de ce qu’il était avant Trump, le monde sera très différent aussi.

Les commentateurs européens continueront à traiter Trump de fou et de psychopathe et, pour la plupart d’entre eux, ils ne comprennent pas ce qu’il fait. Ce n’est et ce ne sera pas grave pour les Etats-Unis. C’est et ce sera grave pour l’Europe.

L’Europe est en train de sortir de l’histoire. De manière minable et lâche.

© Guy Millière pour Dreuz.com. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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9 Commentaires

  1. «  »La situation entre dans une phase décisive, et il est inimaginable que le régime puisse survivre au-delà du mois de mai. » »
    Il ne reste que 3 bonne semaines pour voir si vos prédictions se réalisent…….

  2. Bonjour c’est vrai qu’est ce que l’on peut être con! « Nous rien comprendre à dieu Trump » ! 🤣🤣🤣

  3. Non Monsieur Millière. Votre inconditionnel attachement à l’Amérique vous aveugle. Toutes les frontières de l’Iran tangentent les frontières d’états islamiques. Plus de 6000 Km de frontières iraniennes le sont avec le Pakistan, l’Afghanistan, le Turkménistan, l’Azerbaïdjan, la Turquie et l’Irak. Et en face, de l’autre coté de la mer ce ne sont que des pays musulmans. Autan dire que Monsieur Trump et l’Amérique se sont mis dans un sacré bourbier. Il Fallait mettre le paquet en 2025 au lieu d’empêcher Israël de finir le boulot. Maintenant c’est foutu. Humainement parlant…..

    • Bonjour Baba
      L’Iran a certes des milliers de kms de frontières avec d’autres pays musulmans.
      Qu’est ce que cela change à votre avis ?

  4. L’Europe est en train de sortir de l’histoire de manière minable et lâche. Normal on est gouverné par des fous furieux médiocres, minables et lâches.

  5. Merci Millière de nous rappeler toutes ses vérités. Les journalistes européens sont des parasites qui ne savent rien de l’histoire de l’Europe, des USA et de l’Iran. Ils ne savent même pas, ou tiennent à oublier pour manipuler le peuple, comment le Troisième Reich allemand s’est terminé finalement dans le bunker d’Hitler à Berlin.

  6. Les cuves iraniennes sont presque pleines, impossibilité d’exporter leur pétrole sauf par camions, autant dire une goutte d’eau . Et des camions c’est tres fragile face aux drones,ou aux obus de 30mm . si en plus la bouffe n’arrive plus, 90 millions d’affamés, un quart de la population au chomage, les milliards des mollahs bloqués ou confisqués . Les kurdes qui risquent des operations frontalieres . Reste à armer la population désireuse de changer le régime et là il y a une chance que cette engeance mahometane disparaisse .