Défense et illustration de la langue latine…
Je retrouve un vieux bouquin de jeunesse et je le sors de l’oubli avec un bonheur culturel nostalgique !
La réforme de Mme Vallaud-Belkacem, qui impliquait la suppression en douce du latin comme option facultative, ne fait plus désormais aucun doute. Dans la première version du projet, le latin était supprimé purement et simplement, pour être intégré à l’EPI «Langues et cultures de l’Antiquité».
Mme Vallaud-Belkacem a accepté de rétablir le latin comme option, mais en en diminuant les horaires : 1h en 5e ! , et 2h en 4e et 3e !!!. En outre, il n’est pas prévu que le latin ait un financement spécifique. Dans les faits, l’enseignement du latin aura été bien souvent trop compliqué à maintenir, et beaucoup d’établissements ont tiré un trait sur cette option.
Dans cette interview de Marcel Pagnol en 1958 (1), l’écrivain, dramaturge, cinéaste… explique l’importance du Latin dans notre éducation qu’il considère comme un pilier de notre civilisation.
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Un bien joli plaidoyer, Juvenal, mais à l’heure où la langue française est massacrée et en danger d’extinction, le combat pour une langue morte parlée que par quelques spécialistes et chevaliers de la tonsure me semble bien vain! Bonne journée. Pardon, opto tibi bonum diem.
Pas d’accord Le Chti est pas parce que j’étais prof de latin, grec ancien et français , disciplines finalement toutes inutiles dans le monde de Macron qui ne jure que par l’islam et l’anglais… pourtant justement, le latin et l’ancien français donnent les clés pour ne pas massacrer la langue quand on sait ses métamorphoses et rend attaché à ses racines… c’est pour cela que depuis 50 ans « ils » s’attachent à faire disparaître l’étude de nos langues anciennes des programmes, langues infiniment plus utiles que les heures de technologie qui, elles ne servent vraiment à rien..
Je me suis peut-être mal fait comprendre Christine, bien sur ,tu t’en doutes, je ne souhaite pas la disparition du latin moi non plus et je comprends fort bien ton argumentation, mais, »in fine » quand tu vois le nombre de jeunes francais dont le vocabulaire tient sur une double page, sauver le latin c’est comme vider la mer avec un dé à coudre. Bonne journée.
@chti gallico Et tibi, chti gallice, salutem do !
Les langues latine et grecque, le monde historique et culturel qu’elles portent, leurs mythes ont été jusqu’au XIXe siècle le fonds commun de la culture occidentale (avec les références bibliques). Les auteurs, les peintres, les sculpteurs avaient une connaissance intime de l’antiquité, et nous ne pouvons bien les lire ou les comprendre que si ces références nous sont d’emblée, sinon aussi proches qu’à eux, du moins aussi proches que possible – et non péniblement acquises au fil de la lecture par une succession lassante de notes explicatives de bas de page qui décortiquent chaque allusion.
Et puis il est toujours intéressant de savoir que le Puy-du-Fou n’a rien avoir avec un puits ni avec un dément, mais que c’est tout simplement la colline (latin podi[um]) des hêtres (latin fagu[m])
Et quand on rencontre le mot anglais rébarbatif « procrastinate », il devient tout simple grâce au latin « pro-cras », pour demain, défaut des paresseux qui remettent tout au lendemain. Et de même preposterous s’éclaire par le latin « prae-post », devant-derrière, bonne description de l’absurde. Etc.
Merci Jean pour ces beaux exemples qui me font chaud au coeur
Ils ne savent pas ce qu’ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
A la fête liturgique
Plus de grand’s pompes, soudain
Sans le latin, sans le latin
Plus de mystère magique
Le rite qui nous envoûte
S’avère alors anodin
Sans le latin, sans le latin
TEMPÊTE DANS UN BENITIER (G. Brassens)
https://www.youtube.com/watch?v=4V6NIuXVvcU