
BONJOUR LES AMIS!
On ne parle plus beaucoup du feuilleton narrant, les rocambolesques rebondissements de l’affaire du remplacement, par une oeuvre contemporaine, des vitraux de Viollet-le-duc installés dans la cathédrale de Notre Dame de Paris. Vous pouvez juger l’horreur par vous-même ci dessous!

Les vitraux originaux étant en parfaite osmose avec le reste du travail de Viollet-le-duc, il va sans dire que ces monstruosités vont « déguiser ». Si on considère que nous vivons une periode où le « serrage de ceinture » est de rigueur, les quatre millions d’euros dépensés pour rien, et je dirais même plus, pour enlaidir notre patrimoine, est plus qu’un scandale! C’est un Crime culturel !
Dès les autorisations obtenues, les échafaudages on été montés , comme si on avait peur d’un « empêchement »! Il ne reste désormais plus beaucoup de recours pour éviter cette aberration, mais le combat, malgré tout, continue !
Macron, en bon narcissique qu’il est, veut comme Akhenaton, ou plus proche de nous, F. Mitterrand, laisser sa trace comme vestige de son « glorieux » passage! Il ne pouvait pas se contenter, comme le chien, de pisser sur un réverbère !
Bien que ce ne soit pas dans mes habitudes de reprendre des articles par un « copier-coller », je ferai cette fois ci exception à la règle car mes articulations me sont trop douloureuses pour taper trop longtemps sur mon clavier. Ne me plaignez pas, car tout le monde à sa croix à porter.
L’article qui suit est emprunté à La Tribune de l’Art
Même les promoteurs douteux, qui attendent le plus souvent les deux mois de délai de recours avant de commencer leurs travaux, ont plus de décence que le président de la République.
Emmanuel Macron se moque bien de tout cela : le chantier de remplacement des vitraux a commencé à Notre-Dame, à peine l’autorisation de travaux affichée, avec l’installation des échafaudages. Il en a le droit, bien sûr, mais il démontre ici, une nouvelle fois, non seulement sa détestation du patrimoine et son mépris de la justice, mais aussi son indifférence aux économies nécessaires dont le gouvernement ne cesse de nous rebattre les oreilles. Car ces 4 millions d’euros que coûtent la création des vitraux de Claire Tabouret et le remplacement des œuvres de Viollet-le-Duc seront peut-être, en plus, une dépense pour rien : les recours contre ces travaux ont en effet des chances réelles d’aboutir. Si tel était le cas, et s’ils allaient jusqu’à leur terme, la remise en place des vitraux de Viollet-le-Duc coûterait d’ailleurs encore quelques millions de plus.
L’autorisation des travaux détaillée est par ailleurs intéressante à étudier, tant elle démontre les contorsions dont se rend coupable l’État pour justifier l’injustifiable, et l’absurdité de ses arguments. Rappelons que la quasi-totalité des fonctionnaires du ministère de la Culture qui travaillent sur ces sujets sont opposés à cette opération, qui va contre toutes les règles qu’ils sont chargés de faire appliquer, mais qu’ils ne peuvent pas publiquement s’y opposer. Il est vrai que l’autorisation est signée directement du préfet, comme c’est l’usage, même si son exécution est à la charge de la direction régionale des monuments historiques.
Que dit donc cette autorisation ? Pour montrer à quel point elle est injustifiable, il est nécessaire de la reprendre point par point et d’en faire une exégèse.
« La demande présentée par l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris vise, d’une part, à la dépose, conservation et restauration, dans l’attente de leur présentation au public, de six vitraux ornementaux réalisés en 1864 par le peintre-verrier Alfred Gérente dans le cadre du programme conduit par Eugène Viollet-le-Duc et, d’autre part, à la pose de six nouveaux vitraux, commandés au groupement constitué par l’atelier des maîtres-verriers Simon-Marq et l’artiste Claire Tabouret. »
L’établissement public n’est pas légitime pour exercer la maîtrise d’ouvrage de ces travaux. Cela concerne donc plutôt le premier recours de l’association Sites & Monuments (voir l’article), mais il est bon de rappeler ici que l’installation de vitraux contemporains à la place des vitraux de Viollet-le-Duc n’est ni une opération de conservation (c’est même l’inverse), ni une opération de restauration.
« La cathédrale Notre-Dame de Paris a été classée au titre des monuments historiques par la liste du 31 décembre 1862.
D’une part, le classement au titre des monuments historiques de la cathédrale couvre l’ensemble de ses éléments, quelle que soit leur date d’incorporation à l’édifice et leur nature.
D’autre part, le classement au titre des monuments historiques de la cathédrale implique que l’appréciation des projets soumis à autorisation de travaux s’effectue non pas au regard de l’état de l’immeuble à la date de son classement, mais au regard de l’intérêt public, au point de vue de l’histoire ou de l’art, qui justifie cette mesure de classement. »
Par ce texte, le préfet donne benoîtement des arguments aux opposants au projet. Il rappelle en effet que l’intégralité de la cathédrale Notre-Dame est protégée, y compris donc les vitraux de Viollet-le-Duc qui sont une partie intégrante, immeubles par destination, de l’édifice. Il explique ainsi que les travaux doivent répondre à « l’intérêt public, au point de vue de l’histoire et de l’art, qui justifie cette mesure de classement ». On se demande réellement quel est l’intérêt « public » de ces travaux, d’autant qu’à aucun moment il ne l’explique dans la suite de l’autorisation.
« L’opération de dépose porte sur les vitraux du XIXe siècle installés dans les chapelles Saint-Joseph, Sainte-Clothilde, Saint-Vincent-de-Paul, Sainte-Geneviève, Saint-Denys et Saint-Paul-Chen, lesquelles sont toutes situées dans le collatéral sud de la cathédrale. Les verrières des chapelles du côté nord de la nef, qui participaient du même projet d’ensemble, les verrières ornementales d’une des chapelles du côté sud de la nef, conçues par Alfred Gérente, et les verrières du chœur demeurent inchangées. Les médaillons narratifs de la baie figurant l’Arbre de Jessé, installés en 1864 et présents dans la chapelle Saint Thomas d’Aquin, également située en collatéral sud, sont conservés. »
Le préfet reconnaît ici que les vitraux qui vont être déposés « participent du même projet d’ensemble » que le reste des vitraux de Viollet-le-Duc de la cathédrale. C’est donc ce « projet d’ensemble » de Viollet-le-Duc qui est touché par les travaux et ce projet d’ensemble va ainsi être gravement altéré. Ce qui ne semble pourtant pas le gêner (il n’est que préfet après tout, et donc guère formé à la question des monuments historiques).
« S’agissant des vitraux du XIXe siècle déposés, il ressort de la note de présentation générale du projet, que l’établissement public s’engage à prévoir et mettre en œuvre les dispositions permettant la présentation au public des six vitraux du XIXe siècle déposés, à l’issue de leur restauration. La direction générale des patrimoines et de l’architecture du ministère de la Culture a confirmé, par courrier du 3 avril 2026, que quatre des six vitraux d’Eugène Viollet-le-Duc seront présentés au public au Château de Pierrefonds et les deux autres à la Cité de l’architecture et du patrimoine, après une période de restauration. »
On apprend ainsi qu’il n’est plus question d’installer les vitraux déposés dans le musée de l’Œuvre Notre-Dame, ce qui d’ailleurs serait une très mauvaise idée si ce musée voyait le jour, pour des raisons que nous avons déjà exposées ici (voir l’article). Mais on sait que ce projet, qui devait s’installer dans l’Hôtel-Dieu, est malheureusement très mal parti.
Désormais donc, les vitraux seront présentés pour quatre d’entre eux au château de Pierrefonds, et pour deux autres à la Cité de l’architecture et du patrimoine. Non seulement ils seront séparés de leur contexte et des autres vitraux de Notre-Dame, mais ils seront eux-mêmes partagés en deux. La Cité de l’architecture et du patrimoine n’a déjà pas la place, et de loin, pour montrer son fonds. On va donc la priver encore davantage d’espaces, et renvoyer une partie de ses collections en réserve pour montrer ces vitraux. Quant au coût de l’installation de ces quatre vitraux, et des deux de Pierrefonds, qu’on ne connaît pas, il sera forcément très élevé. On ne parle donc plus de quatre millions d’euros ici, mais de bien davantage.
« La cathédrale Notre-Dame de Paris a connu de très nombreuses évolutions au cours de son histoire. Les 2 500 m² de vitraux que compte l’édifice témoignent d’une stratification historique avec la présence des trois grandes roses en bonne partie d’époque médiévale, des vitraux de l’époque d’Eugène Viollet-le-Duc installés en 1864 au sein du chœur, des chapelles du chœur et de la nef, et d’une intervention plus contemporaine décidée par André Malraux dans les années 1960 sur les baies hautes et au niveau des tribunes de la nef, après dépose des anciens vitraux datant du XIXe siècle.
Les nouveaux vitraux représenteront une superficie de 121 m², ce qui constitue une surface restreinte des vitraux de l’ensemble de la cathédrale comme du programme conduit par Eugène Viollet-le-Duc lequel n’est ainsi pas remis en cause. »
Les nombreuses évolutions au cours de l’histoire de la cathédrale ont été interrompues par son classement monument historique, dont l’objet était de la conserver intégralement dans son état de l’époque. Quant aux vitraux installés en 1964, il s’agissait d’une opération totalement illégale du ministère de la Culture de l’époque, au même titre que celle d’aujourd’hui. Mais elle n’avait pas donné lieu à une opposition structurée, et ils sont donc restés en place. Rappelons cependant que nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes, ce que le préfet, en rappelant cet épisode, fait pourtant.
Quant à l’idée que la superficie de 121 m2, une surface effectivement réduite par rapport à celle de tous les vitraux de la cathédrale, serait restreinte, elle n’est évidemment pas recevable : ces vitraux sont, et de loin, les plus visibles pour les visiteurs de la cathédrale, puisqu’ils se situent à hauteur d’homme, tout le long de la nef. Rien à voir en réalité avec ceux mis en place en hauteur par André Malraux que la plupart des visiteurs ne remarquent même pas.
« Ces nouveaux vitraux associent, à part presque égale, d’une part, une mise en abyme du vitrail dans le vitrail rappelant les vitraux du XIXe siècle dans le bas-côté nord, les chapelles du chevet, les baies hautes du chœur et du transept, avec lesquels les nouveaux vitraux installés forment un continuum formel, chromatique et d’une qualité d’éclairage analogue aux vitraux qu’ils remplacent, les médaillons narratifs de la baie figurant l’Arbre de Jessé, installés en 1864 et présents dans la chapelle Saint Thomas d’Aquin, étant conservés, et, d’autre part, des thèmes figuratifs lesquels sont en accord avec le lieu et sa vocation. Ces nouveaux vitraux témoignent de la restauration de très grande ampleur, rendue nécessaire par l’incendie des 15 et 16 avril 2019, et contribuent ainsi à l’histoire de l’édifice. »
Il faudrait donc se satisfaire de ces nouveaux vitraux parce qu’ils « rappellent les vitraux du XIXe siècle » dans le bas-côté nord ! Ce qui rappelle surtout les vitraux du bas-côté nord, ce sont les vitraux du bas-côté sud, leurs pendants, dont le préfet veut se débarrasser en prétendant qu’il s’agit de l’intérêt public. Quant à écrire que les nouveaux vitraux formeraient « un continuum formel, chromatique et d’une qualité d’éclairage analogue aux vitraux qu’ils remplacent », cela témoigne d’un certain culot, une simple comparaison entre les vitraux déposés et ceux de Claire Tabouret (voir l’article) démontre que cette affirmation est une plaisanterie.
Enfin, ces nouveaux vitraux ne témoignent en rien de la « restauration de très grande ampleur », puisque leur thème (la Pentecôte, plus deux paysages), n’a rien à voir ni avec l’incendie, ni avec le sauvetage de la cathédrale par les pompiers, ni avec la restauration elle-même. Là encore, le préfet raconte n’importe quoi.
« En outre, l’affectataire de la cathédrale Notre-Dame de Paris, lieu de culte ouvert au public, a donné son accord quant au schéma global des travaux retenu, par courrier électronique en date du 24 février 2026. »
Rappelons que l’affectataire n’a, selon la loi, aucun pouvoir sur les aménagements architecturaux de l’édifice religieux tant que ceux-ci ne touchent pas à l’exercice du culte.
« En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que les conditions d’innocuité des travaux et la réversibilité de l’opération sont garanties, grâce au maintien des serrureries existantes et dès lors que les nouvelles verrières sont constituées de panneaux qui ont le même format que les panneaux constituant les verrières déposées. »
Nous ne voyons pas bien ce que sont les « conditions d’innocuité ». Quant à la réversibilité de l’opération, c’est au moins un point positif : si la justice tranchait contre ce projet, rien ne s’opposerait au retour des vitraux de Viollet-le-Duc.
« Compte tenu de l’ensemble de ces considérations, des caractéristiques du projet, limité dans son ampleur, de son insertion cohérente avec le reste de l’édifice, et des garanties apportées, les travaux envisagés ne portent pas atteinte à l’intérêt public ayant justifié le classement, au point de vue de l’histoire et de l’art, au titre de monument historique de la cathédrale Notre-Dame de Paris ».
Nous avons déjà montré que le projet n’est pas « limité dans son ampleur » et qu’il n’a aucune « insertion cohérente avec le reste de l’édifice ». Il porte donc clairement «atteinte à l’intérêt public ayant justifié le classement ».
Ce qu’écrit le préfet (qui n’a, rappelons-le, aucune compétence dans le domaine qui nous intéresse) est d’ailleurs contredit par ceux qui, bien au contraire, en sont spécialistes.
Rappelons en effet ce que la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture a déclaré à l’unanimité : « À l’unanimité des suffrages exprimés, la Commission nationale rappelle que la création artistique dans les monuments historiques ne peut conduire à sacrifier des éléments patrimoniaux présentant un intérêt public au point de vue de l’histoire ou de l’art.
Par conséquent, si la Commission nationale est favorable à la création de vitraux à Notre-Dame de Paris, elle s’oppose à l’enlèvement des vitraux de Viollet-le-Duc, classés et en bon état de conservation, qui font pleinement partie de l’architecture de la cathédrale : l’état « Viollet-le-Duc » a servi de référence pour toutes les décisions relatives au chantier de restauration en cours. »
L’archevêque est favorable au projet, et cela constitue selon le préfet un argument. Le président de la République aussi, qui en est même le principal instigateur. Face à eux, ils ont les 341 573 signataires (à l’heure où nous publions) de la pétition s’y opposant, ce qui en fait, et de loin, la pétition concernant les monuments historiques la plus signée de l’histoire, tous pays confondus. Le grand public y est donc largement hostile, en même temps que les spécialistes du patrimoine et de l’architecture représentés par les membres de la Commission nationale de l’architecture et du patrimoine. Mais seul contre tous, Emmanuel Macron s’obstine. Nous ne le laisserons pas faire sans employer tous les moyens légaux pour le contrer.
885 total views, 885 views today

N’oubliez pas que c’est au XII siècle qu’eurent lieu les guerres de croisades , époque d’un grande foi et ferveur religieuse .Que représente cette époque sinon celle de la naissance de l’art gothique primitif .Que symbolise notre dame de Paris sinon la quintessence de cette époque , que cherche à faire notre freluquet sinon effacer ce glorieux passé , au profit de ceux que nous écrasâmes de nos pieds .
Sur l’image d’illustration , je compte 7 ogives sur les vitraux actuels , le dessin à gauche , sur celui de droite je n’en compte qu’une seule , la générale , celle faisant le pourtour de la fenêtre .Si on ajoute à ca la tenue vestimentaire des personnages , nous ne sommes plus en Occident , mais en Afrique .Quel est le message envoyé ?.
Poser la question c’est y répondre en effet cher Tintin.. nous sommes trahis au plus haut niveau de l’Etat
Quand on pense que toutes les constructions gothiques doivent leur existence à un seul élément, la clé de voute , cela est valable tant pour les plafonds que les fenêtres. Toutefois , il ne faut pas négliger les arcs-boutants qui contrecarrent la poussée latérale .
Il veut réduire la superficie des vitraux notre freluquet , alors que le génie de l’époque gothique consistât a pouvoir faire des édifices très haut avec des voutes en forme d’ogives . ce qui permit justement de faire entrer beaucoup plus de lumière, crétin va !.
Si vous observez bien vous verrez que la forme en ogive des dessins des vitraux n’est plus respecté .Le forme que veut nous imposer notre freluquet , ressemble plus à l’architecture de nos ennemies moyen-orientaux . Je n’y voit pas là de hasard.
Très juste remarque Tintin, bravo et merci
Bonjour mon ami Tintin et merci. Tu as raison, c’est surtout que ces nouveaux vitraux produisent une cassure dans l’harmonie de l’ensemble et dans les vitraux eux mêmes, la symétrie est rompue pour laisser place à des motifs réalistes vulgaires coupés par les colonnes que forme le remplage (armature) du vitrail. Bonne journée.
Tu as raison , il a fait plus que ca , il la supprimé pour la refaire avec une autre architecture , celle de nos ennemis héréditaires. S’il avait pu , ce fou ( chose impossible techniquement ) il aurait supprimé aussi les ogives des structures, quelle laideur , pour moi ce n’est plus des vitraux de monuments religieux.
Je t’ai encore lu trop vite ou lu partiellement , désolé ton commentaire entier dit ce que j’ai laissé dans le mien .Visiblement à te lire tu n’est pas encore tout à fait rétabli. Pour ma part le 13 mai je vais à l’hôpital pour la cardioversion. J’ai déjà repoussé l’échéance deux fois , cette fois ci je ne vais pas pouvoir y couper .