En arabe, calife signifie « successeur », en l’occurrence du « messager » de l’islam Mohammed. Le califat a-t-il été instauré à la mort de ce dernier pour administrer la communauté des premiers musulmans ?
Le califat est une institution spirituelle et temporelle qui plonge ses racines dans l’origine même de l’islam et qui a organisé la communauté musulmane pendant près de treize siècles. Le calife est le successeur du Prophète Muhammad, le « remplaçant de l’Envoyé de Dieu ». Il symbolise alors l’unité de la communauté, l’Oumma.
Origine et naissance de l’institution califale
La naissance de l’islam et l’organisation de la communauté musulmane naissante bouleversent totalement le système socio-politique qui structurait les populations d’Arabie préislamique. La mort du Prophète en 632 pose immédiatement le problème de sa succession. En effet, ni le Coran ni Muhammad ne précisent les conditions de reprise du pouvoir et aucun héritier mâle ne pourrait prétendre à cette responsabilité. Après trois jours de délibération entre les compagnons du Prophète, Abu Bakr est finalement désigné comme calife, khalifa, « successeur » en arabe, et tous les croyants lui prêtent allégeance. Ce noble de la tribu des Koraïchite, la tribu de Muhammad, et compagnon de la première heure, semblait alors digne d’organiser et de protéger la nouvelle foi. De plus, Muhammad, affaibli par la maladie, lui aurait demandé de faire la Prière à sa place. Il s’agit alors d’assurer le développement et la continuité de l’Islam.
Nabil Mouline. Le califat est en effet le système politique qui succède à la prophétie. Mohammed meurt en 632. Ses disciples se concertent alors, se disputent avant d’instaurer un système de gouvernance, le califat, une monarchie théocratique à vocation universelle. Dès lors, le calife est le représentant de Dieu sur Terre. Le texte coranique considère que la monarchie est le système le plus naturel du monde pour gérer les affaires temporelles et spirituelles des êtres humains. A l’instar de leurs prédécesseurs en Egypte, en Mésopotamie, en Perse, en Israël et à Byzance, les premiers califes sont des monarques choisis directement par Dieu, nonobstant un processus de légitimation et de gouvernement tout à fait terrestre. Si le mode de succession n’est pas par ordre de primogéniture, il a lieu à l’intérieur d’un seul lignage, considéré comme le plus sacré, le plus prestigieux et le plus puissant : Quraych. Ce sont les membres de la tribu du Prophète, les descendants d’Abraham par Ismaël, auxquels Dieu, selon le Coran, a promis une domination universelle. D’ailleurs, les quatre premiers successeurs de Mohammed – Abu Bakr, Omar, Othman et Ali – sont tous des proches parents de celui-ci. C’est après eux que la succession califale devient dynastique, notamment sous les Omeyyades et les Abbassides. Source
Un grand Bonjour à tous nos amis de « Résistance Républicaine » et à tous les populo-francouillards (sans cédille!..) qui sont susceptibles de lire le long texte ci-dessous, lequel est tout simplement la reprise de la chronique de Philippe de Villiers parue dans l’avant dernier « JDNews ».
Aucun commentaire de ma part, car pourquoi allonger encore, ou, au contraire, tronquer son analyse qui est d’une pertinence introuvable chez les autres chroniqueurs politiques, et, encore moins chez les anciens hommes d’Etat ayant déjà participé à la gouvernance de notre pays. Ce personnage- que je considère comme étant des nôtres- avait même eu le courage de dénoncer, à travers ses ouvrages, les dérives de corruption, de subversion et de désinformation qu’il avait eu à connaître au cours de sa carrière politique (« Le moment est venu de dire ce que j’ai vu », « J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu », « Les mosquées de Roissy » etc. )
Et vous verrez à quel point il est bien renseigné…
LE CATECHUMENE DU CALIFAT
A tous ceux qui cherchent à le suivre du regard, Emmanuel Macron donne le tournis.
C’est un personnage protactile qui change d’humeur comme de villégiature. Quand il est devant le pape, il se fait romain, chanoine de Latran. Il a les yeux mi-clos et la tête penchée. Quand il inaugure Notre Dame restaurée, il emprunte à l’ordre des diacres les mots chargés d’encens qui montent jusqu’aux frises sacrées. Sa voix est suave. Il semble habité. Quand il se rend à la Grande Loge de France, quelques jours plus tard – le 5 mai 2025 – , il troque, avec une aisance de vieil initié, la Trinitré contre le triangle et l’aube du dévot contre le tablier laïque. Ayant appris à communier sous les deux espèces du mondialisme et du progressisme, il confie aux trois points sa fraternité d’armes avec la franc-maçonnerie sur l’euthanasie. Ayant rejeté l’idée d’inscrire dans la Constitution toute référence chrétienne, il ose alors une formule cocasse: « La France est la fille aînée de la République« . Et puis on apprend par un de ses proches, le ministre Nunez, qu’il « il est très attaché à développer l’islam dans notre pays et à le faire connaître« . Et c’est là qu’on a le tournis, en le voyant passer du Père aux frères et des frères en loges aux frères musulmans. Depuis la compoction chanoinesque jusqu’à la dhimmitude, la soumission houellebecquienne, il aura transmuté avec le plus grand naturel.
En fait, il ressemble à ses pairs. A toute cette branchitude avachie qui, hier, criait au fantasme quand on parlait d’immigration invasive, et qui nous dit , aujourd’hui, avec Jean-François Copé, que désormais, « c’est trop tard: d’ailleurs l’islam est compatible avec la République ». Je pense exactement le contraire.
Il y a un antagonisme fondamental entre deux civilisations difficilement miscibles, l’arabo-musulmane et la christiano-occidentale. C’est une grande erreur de croire que nous allons pouvoir adapter l’islam, le modifier, le réformer. L’islam n’est pas adaptable. Parce qu’il est irréductible à nos catégories mentales. Alors, comment sortir de ce conflit latent entre deux civilisations dont nous avons si imprudemment organisé le face à face sur notre sol? Il faut stopper net l’immigration. Couper le flux pour gérer le stock. Endiguer la submersion, et puis rétablir le droit d’antériorité de la chrétienté chez elle, chez nous. C’est ce que René Brémond, le grand historien, avait appelé « le droit de primogéniture ». Il devient urgent d’intégrer dans le préambule de notre Constitution « les racnes chrétiennes de la France », ne serait-ce que pour tenir les juges.
Surtout, il est vital d’attirer vers nous, vers notre manière d’habiter le monde, les Français de désir qui, rêvant de nous rejoindre, sont prêts à faire l’effort de la greffe identitaire. Il faut leur donner envie de se dégager de la tutelle et de l’influence de leurs pays d’origine, afin de les soustraire, tant sur le plan matériel, politique ou culturel, aux dépendances aliénantes. Par ailleurs, il faut les inviter à changer leur rapport au coran et à la sunna; car la France ne peut accepter de vivre sous l’empire de la charia. Il faut leur donner envie de nous ressembler, non pas dans l’hédonisme et le nihilisme, mais dans l’exaltation commune de notre patrimoine vital. Nunez a choisi la Grande Mosquée de Paris pour parler au nom d’Emmanuel Macron. Puis, il s’est rétracté, à la suite des protestations qui ont monté de-ci de-là. Salto avant, salto arrière. La déclaration de ce gymnaste de cabriole doit être méditée : « Faire croire que l’islam serait incompatible avec la République, c’est tout simplement inaudible ». Le problème n’est donc plus l’islam mais les gens qui croient que l’islam pose problème.
J’ai connu l’époque où, derrière le centriste Bernard Stasi, nos élites proclamaient : « L’immigration est une chance pour la France! ». Et voici qu’aujourd’hui, leurs fils spirituels ajoutent : l’islamisation est une chance pour la France ! » Bientôt viendra le moment où on entendra la société de connivence franchir le cran suivant, au nom de la paix civile : « Le califat est une chance pour la France, » Et ce jour là, le pape viendra visiter la France comme aujourd’hui l’Algérie. Et il saluera une « ancienne terre chrétienne »
Source JDD
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