Séisme: Halte à la censure en Algérie, « La Mecque des libertés » selon Rima HaSSan !!!

 

Je n’ai pu résister à l’ infamie et à la censure faite là-bas (comme on disait après 62).
Après l’ affaire Boualem Sansal et la censure par l’ intelligentsia germanopratine de 
l’auteur, nouvel académicien mal-pensant, l’Algérie, elle, n’hésite pas à passer à la 
coercition  envers ses ressortissants in situ ! « La Mecque des libertés » a fait long 
feu… Rimmel HaSSan va-t-elle voler au secours de l’ écri-vaine (en l’ occurrence) 
traquée par la police algérienne lors d’ une séance de dédicace interrompue 
manu-militari avec fracas ?  Ohé RIMA…rien !!! ???
Juvénal

Suite à l’interdiction de la conférence de présentation du livre Les identités rebelles de Fatma Oussedik (édité chez Koukou) et la fermeture de la librairie des Beaux-arts à Alger, Riposte internationale a publié le communiqué ci-dessous.

Riposte Internationale condamne avec la plus grande fermeté l’acte de censure commis samedi dernier à Alger. La vente-dédicace du livre Les identités rebelles de la sociologue Fatma Oussedik, édité par la société Koukou, a été interrompue par une intervention policière au sein de la librairie des Beaux-Arts, une institution dans le paysage culturel de la capitale. Les identités rebelles est le fruit de plusieurs années de recherches sur l’histoire et la sociologie de la Vallée du Mzab.
LIRE AUSSI : La présentation d’un livre de Koukou éditions interdite à Alger, la librairie fermée

Ce n’est pas une provocation. C’est un travail scientifique et mémoriel  qui restitue la réalité historique de la pentapole.
Nous dénonçons ici une triple violence : contre l’auteur, contre son éditeur et contre le public.
Interdire un livre, c’est décréter que le peuple est incapable de réfléchir par lui-même, inapte au discernement. C’est brandir la censure au nom d’une prétendue protection, ou pour éviter, dit-on, que des croyances ou des susceptibilités ne soient heurtées.
Ce paternalisme autoritaire est une insulte et est vécu comme une humiliation.Il nie aux Algériennes et aux Algériens leur droit fondamental de choisir, de lire, de débattre.
Riposte Internationale rappelle que cette décision ne repose sur aucun fondement juridique et constitue une violation claire des principes fondamentaux du droit ainsi que de la Constitution du pays, notamment dans ses articles 51, 52, 53, 54, 55 74, 75, 76 de la Constitution. 

En conséquence, Riposte Internationale :
1. Exprime sa pleine solidarité avec Fatma Oussedik, les éditions Koukou et l’équipe de la librairie des Beaux-Arts d’Alger.
2. Exige la réouverture immédiate et sans condition de la librairie des Beaux-Arts.
3. Exige l’arrêt des pressions contre son éditeur victime d’ un acharnement sans précédent.
4. Rappelle aux autorités algériennes leurs engagements internationaux en matière de liberté d’expression, d’édition et de droits culturels.
5. Affirme que la recherche sur l’histoire du Mzab, comme sur toute composante de l’identité algérienne, doit circuler librement.
6. Rappelle au gouvernement algérien ses obligations constitutionnelles et lui enjoint de donner des directives claires à l’ensemble des autorités  compétentes afin de faire cesser toute restriction aux libertés individuelles et collectives.

Paris le 19 aAvril 2026 P/Riposte Internationale Ali  Ait  Djoudi.  source : https://lematindalgerie.com/halte-a-la-censure-solidarite-avec-fatma-oussedik-les-editions-koukou-et-la-librairie-des-beaux-arts-dalger/
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o Dimanche 19 avril 2026
o Koukou éditions : en finir avec les pratiques délinquantes des agents de l’ Etat
Nous reproduisons ci-dessous le communiqué publié ce dimanche par les éditions Koukou suite à l’interdiction par la police de la présentation par Fatma Oussedik de son ouvrage Les identités rebelles et la fermeture de la librairie des Beaux-Arts où devait se tenir la rencontre.

Un pas de plus vient d’être franchi dans les atteintes aux libertés académiques, à la recherche scientifique et aux droits des citoyens à la culture.
Samedi 18 avril à 16h40, la police est intervenue à la librairie des Beaux-Arts située au 28, rue Didouche-Mourad à Alger-centre, pour saisir « Les identités rebelles / Repenser sa propre histoire », dernier ouvrage de la sociologue Fatma Oussedik, et fermer l’établissement pour un mois.
L’avant-veille, jeudi 16 avril, « Journée de la science » (!), la librairie a été le théâtre d’un défilé insolite. Policiers en civil, fonctionnaires des impôts, de la Direction du Commerce et du ministère de la Culture se sont relayés pour décliner une même injonction : annuler la présentation-dédicace programmée, ou s’exposer à la fermeture de l’établissement.
Samedi dans la matinée, les mêmes fonctionnaires sont revenus à la charge pour faire pression sur les gérants de la librairie. Pour ne pas compromettre la survie d’un espace résiduel de culture qui a résisté à la vague du fast-food et du prêt-à-porter, nous avons soutenu la décision du libraire de reporter la rencontre avec Mme Fatma Oussedik, en attendant de voir plus clair dans cette mobilisation générale contre la présentation d’un livre.
L’auteure est professeure de sociologie ; elle est connue et respectée non seulement en Algérie, mais également dans les milieux académiques de plusieurs pays où elle est régulièrement invitée pour animer des séminaires et des conférences. Son expertise a toujours été saluée par ses pairs comme un exemple de rigueur scientifique. Son dernier ouvrage « Les identités rebelles / Repenser sa propre histoire » est le fruit de plusieurs années d’études et de recherches de terrain sur l’histoire et la sociologie de la Vallée du M’zab.
Voila pour les faits.
Si nous refusons de nous laisser entraîner dans des spéculations qui risquent d’alimenter les fantasmes des manipulateurs de l’ombre, nous nous interrogeons sur les objectifs des commanditaires d’une opération aussi incompréhensible que illégale.
Les lois de la république ont été, une fois encore, violées par ceux qui ont la charge de les faire respecter. La Constitution est pourtant claire : « Article 54 : (…) L’activité des publications (…) ne peut être interdite qu’en vertu d’une décision de justice. »
Au-delà d’une universitaire interdite de parole, d’une librairie « fermée pour un mois », et d’une maison d’édition sous pression depuis des années, il reste l’essentiel. 
Le discours officiel qui a accompagné la visite du pape Léon XIV pour exporter l’image d’un pays tolérant, ouvert sur sa diversité et sa profondeur historique n’a pas résisté aux réflexes ataviques.
L’arbitraire, l’outrance et le chantage, reviennent brider nos illusions et nous rappeler à la triste réalité. Vidéo:

 


Face à ces pratiques délinquantes, la responsabilité des intellectuels algériens est engagée en première ligne. source 
Alger, le 19 avril 2026. Arezki Aï-Larbi Directeur de Koukou Editions.  

Pcc Juvénal de Lyon

 

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4 Commentaires

  1. Rimmel Hassan va-t-elle mettre en route une flottille pour délivrer « La Mecque des Libertés » des méfaits de ces sbires barbaresques qui infestent les rues son Algerie fantasmée ?

  2. C’est essentiellement l’étude de la mmouvance des mahométans « ibadites » (pourtant faible en nombre, mais historique). Faire référence à cette croyance séculaire nuirait À l’unité DE ce pays islamique totalitaire. Pourtant le malékisme, une des quatre écoles musulmane sunnite traditionnelle au maghreb est différente des 3 autres branches officielles du sunnisme. Mais les ibadites ultra-minoritaires sont tricards en Algérie.