La LFI Alma Dufour n’a pas inventé l’eau tiède… elle confond nouveauté et progrès !

Et si moi je ne veux pas qu’on abîme ma France avec du rap inaudible, des paroles de haine pour la France mon beau pays, celui de Ronsard, de Du Bellay, de Victor Hugo ?
Certes, la jeunesse a besoin d’exister, de créer des choses nouvelles, c’est le sens de l’histoire mais cette histoire ne progresse pas en revenant en arrière, en promouvant le refus de la culture et de la beauté. Alma Dufour a le droit d’aimer le rap, la techno, pas celui d’enterrer le reste, les autres, et nos valeurs. Le rap et la techno sont le plus souvent simplissimes au niveau musique comme au niveau paroles, s’en enorgueillir et dire que cela c’est la modernité qui devraient supplanter le reste, n’est-ce pas une preuve de sottise crasse .

Il y a quelque chose d’assez fascinant dans cette manie contemporaine de confondre nouveauté et progrès, comme si le simple fait d’écouter une playlist différente suffisait à refonder une civilisation. Alma Dufour, en se présentant comme l’incarnation de la « Nouvelle France »  parce qu’elle est jeune et bercée de rap et de techno, ne fait finalement que recycler une vieille idée : celle selon laquelle chaque génération devrait balayer la précédente pour exister.

Mais voilà, la France n’est pas un fil Instagram que l’on “refresh” à coups de tendances musicales. Elle est un empilement patient de siècles, une conversation ininterrompue entre Ronsard, Du Bellay, Victor Hugo — et tous les autres. Une conversation parfois contradictoire, souvent exigeante, mais jamais simpliste.

Car c’est bien là que le bât blesse. Ériger le rap et la techno en étendards d’une modernité triomphante, pourquoi pas — après tout, chaque époque invente ses formes. Mais prétendre qu’ils suffisent à définir une “Nouvelle France” relève d’un raccourci quelque peu paresseux, non ?  .

La modernité ne consiste pas à remplacer, mais à enrichir. À ajouter une voix au chœur, pas à couper le micro des autres.

Et puis, disons-le sans détour : faire de ces genres l’alpha et l’oméga de la création contemporaine, c’est  faire un drôle de cadeau à notre verte jeunesse !  Le rap peut être brillant, incisif, poétique (paraît-il, je ne le supporte pas, il me donne des envies de tout casser)  mais il peut aussi être répétitif, pauvre, caricatural. La techno peut être hypnotique, inventive — ou simplement assourdissante. Comme toute forme artistique, rap et techno oscillent entre le meilleur et le pire. Les sacraliser comme horizon indépassable de la culture, c’est les figer… et, paradoxalement, les appauvrir.

La jeunesse, bien sûr, doit créer, inventer, déranger. C’est même sa fonction. Mais elle ne grandit pas en proclamant la table rase comme un slogan. Elle grandit en dialoguant avec ce qui la précède, en le tordant, en le dépassant — pas en l’enterrant sous des certitudes un peu rapides.

Au fond, ce que révèle cette posture, ce n’est pas tant une “Nouvelle France” qu’une vieille tentation : celle de réduire la culture à un marqueur identitaire immédiat, presque vestimentaire. Or la France ne se porte pas comme un style musical. Elle se construit, lentement, dans la complexité.

Et si modernité il doit y avoir, elle mérite sans doute mieux qu’un simple changement de bande-son ! Et ce sont ces gens-là qui prétendent incarner et créer la « nouvelle France » ! Au secours !

Christine Tasin

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2 Commentaires

  1. Que peut on attendre de gens qui ont le cerveau au niveau du trou de balle,et elle en plus ce n’est pas le couteau le plus aiguisé du tiroir.On peut ne pas savoir,mais n’importe quelle personne avec un minimun d’intelligence et de bon sens,vas chercher,et surtout ne pas detruire son passé et ceux qui ne pensent pas comme eux.Si pour des raisons diverses on ne peut pas gravir la montagne,on reste en bas,mais ça n’empeche pas de regarder les autres monter.De toute façon partout ou l’extreme gauche est passée,elle a laissée un champ de ruine,a mon époque,Georges Marchais nous faisais (rire) aujourd’hui ils veulent nous faire pleurer.