En démocratie, le Président de la République française n’est pas un monarque : il est élu par le peuple et exerce un pouvoir considérable, notamment le commandement des forces armées et la maîtrise du bouton nucléaire.
Sa capacité physique et mentale à exercer pleinement ses fonctions relève donc, pour beaucoup, de l’intérêt général. Mais où tracer la ligne entre le droit légitime à l’information des citoyens et le secret médical, droit fondamental de toute personne ?
Voir l’article et l’initiative de France soir sur le sujet
Un secret médical absolu… ou presque ?
Le secret médical, protégé par l’article L1110-4 du Code de la santé publique, s’applique à tous, y compris au chef de l’État. Aucun texte constitutionnel n’impose explicitement la publication régulière de bulletins de santé.
Pourtant, la Constitution (article 7) prévoit une procédure d’empêchement du Président en cas d’incapacité. Comment déclencher cet empêchement si l’état de santé reste opaque ? C’est toute la tension que soulève actuellement la procédure engagée par France-Soir devant le Tribunal administratif de Paris (audience du 9 avril 2026), qui a déposé une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) visant à créer une exception au secret médical pour le Président.
La Cour européenne des droits de l’homme, dans l’affaire dite du Grand Secret concernant François Mitterrand, avait déjà rappelé qu’un juste équilibre devait être trouvé dans une société démocratique entre le secret médical et le droit du public à être informé, surtout s’agissant des élus et a fortiori du chef de l’État.
Les promesses non tenues et les précédents historiques
Depuis des décennies, les candidats à la présidence promettent la transparence… avant de s’abriter souvent derrière le secret médical une fois élus :
– Georges Pompidou a caché jusqu’au bout la gravité de sa maladie (maladie de Waldenström) ; il est mort en fonction en 1974.
– François Mitterrand a fait publier pendant plus de dix ans des bulletins mensongers sur son cancer de la prostate, diagnostiqué dès 1981.
– Jacques Chirac s’était engagé à donner « toute information significative » sur sa santé, mais sans bulletins réguliers.
– Emmanuel Macron, en 2017 et 2022, avait déclaré qu’il rendrait publique « sans exception et sans hésitation » toute information susceptible d’affecter sa capacité à diriger le pays. Or, aucun bulletin de santé complet n’a été publié sur le site de l’Élysée depuis décembre 2020 (hormis l’annonce d’une contamination au Covid-19). En décembre 2022, il a lui-même évoqué avoir traversé une grave dépression .
Ces exemples montrent que le secret a souvent prévalu, parfois au prix d’une forme de mensonge d’État. Dans un monde où l’information circule instantanément et où les fake news prospèrent, l’opacité peut nourrir les rumeurs et éroder la confiance publique.
Le peuple a-t-il le droit de savoir ?
Oui, dans une certaine mesure. L’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 garantit à la société le droit de demander des comptes à tout agent public. Le Président n’est pas un citoyen ordinaire : il incarne la continuité de l’État. Un certificat médical annuel d’aptitude, établi par un collège de médecins indépendants et rendu public (sans détails cliniques intimes), serait, me semble-t-il, un compromis raisonnable. Il permettrait d’informer sans violer inutilement l’intimité.
De nombreux pays démocratiques (États-Unis avec les rapports médicaux des présidents, ou d’autres nations européennes) pratiquent une forme de transparence contrôlée. En France, la protection médicale du Président relève du Service de santé des armées : un dispositif discret, mais qui ne devrait pas empêcher une information minimale sur l’aptitude à gouverner.
Le faut-il vraiment ? Oui, pour plusieurs raisons :
1. La responsabilité démocratique : les citoyens délèguent un pouvoir immense. Ils doivent pouvoir juger si le titulaire de ce pouvoir reste en capacité de l’exercer.
2. La continuité de l’État : en cas d’empêchement réel, mieux vaut une procédure claire et anticipée qu’une crise brutale ou une paralysie masquée.
3. La confiance : l’opacité systématique alimente le soupçon et le complotisme. Une transparence mesurée renforce au contraire la légitimité.
Bien sûr, il ne s’agit pas de tout divulguer (diagnostics précis, traitements intimes, etc.), mais d’informer sur l’aptitude globale à la fonction. Le secret médical protège la personne ; il ne doit pas devenir un bouclier pour le pouvoir.
En conclusion, le peuple de France n’a pas un droit illimité à scruter la vie privée de son Président, mais il a légitimement droit à savoir si celui qui le représente et décide en son nom est physiquement et mentalement en mesure de le faire.
La transparence n’est pas une curiosité malsaine : c’est une exigence démocratique élémentaire. L’affaire en cours devant les tribunaux pourrait, si elle aboutit, faire évoluer le droit dans ce sens. En attendant, la question reste posée : dans une République mature, un grand secret d’État sur la santé du chef de l’État est-il encore acceptable ?
Christine Tasin
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Vu l’état dans lequel il a mis le pays et sa persistance à faire pire, je pencherais pour une schizophrénie aiguë.
Pour macronar pas de problème, le diagnostic est connu, c’est un grand malade, un fou furieux dangereux, un psychopathe pervers narcissique qui se délecte du mal qu’il fait au autre. Le grand Sigmond FREUD aurait trouvé le cas macron très intéressant. « Mesdames et Messieurs voici un cas très intéressant, un cas rare et j’ais le plaisir de vous présentez comme le summum de ma carrière. Ce sujet présente une pathologie rarement vu jusqu’à présent. A ma connaissance il n’y a que deux spécimens connu, lui et le cas mélanchon que je vous présenterez une autre fois. Deux cas de folie extrême et jusqu’à présent inguérissable ».