Une affaire totalement loufoque. Après plus de 1 000 jours de captivité en Iran, Benjamin Brière, libéré en mai 2023, a découvert que son retour marquait le début d’un autre combat. Celui de la réinsertion face à une administration inflexible. Radié de la Sécurité sociale et de France Travail, il s’est heurté à une série d’obstacles administratifs, notamment du côté des services fiscaux, qui ont semblé ignorer sa situation d’ancien otage détenu à 4 000 kilomètres de Paris, rapporte Le Journal du Net.
Dans sa volonté de régulariser sa situation, il a narré avoir été confronté à des questions irréalistes. « On m’a demandé pourquoi je n’avais rien déclaré depuis quatre ans », a-t-il expliqué. « Même en prison, on fait sa déclaration », lui a lancé le fisc. Avant d’assurer, après avoir appris qu’il était détenu en Iran : « Votre famille aurait pu le faire. »
Une exigence d’autant plus incompréhensible que sa situation rendait toute communication impossible. « La première année de détention, je n’ai pas pu dire un mot à ma famille » a-t-il précisé. Les rares appels autorisés, un quart d’heure toutes les six semaines, étaient consacrés à sa survie plutôt qu’à des démarches administratives. Sans ressources suffisantes pour se loger ou financer des soins psychiatriques, Benjamin Brière a dû entreprendre de longues démarches pour récupérer environ 8 000 euros d’indemnités chômage.
Selon lui, l’État français, tout en œuvrant pour la libération des otages, reste démuni face à leur retour. Il a également évoqué le coût élevé des démarches liées à la captivité : « Pour obtenir libération, il faut avancer beaucoup, beaucoup de frais. » Avec l’association SOS Otages, il a plaidé pour la création d’un statut juridique spécifique et d’une allocation dédiée.
Après plus de 1 000 jours de captivité en Iran, Benjamin Brière s’est retrouvé confronté aux services du fisc qui ne comprenaient pas pourquoi il n’avait pas payé ses impôts durant plusieurs années.
Le JDD
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Ca c’est le Poudré, il est fourbe ce type.!!!!!
Avec de telles pointures dans notre belle administration, les malheureux déportés de la seconde guerre mondiale se seraient vu traités de la sorte.