Qu’ils profitent de la trêve pour détruire les ordures du Hezbollah !

Depuis début 2026, les tensions entre les États-Unis et l’Iran ont culminé en un conflit direct limité, marqué par des frappes américaines et israéliennes sur des sites iraniens.

Trump a posé un ultimatum de 60 jours pour un nouvel accord nucléaire, exigeant l’abandon de l’enrichissement d’uranium et la non-acquisition d’armes nucléaires. Après des menaces fortes (y compris de  destruction  « si nécessaire », un cessez-le-feu de deux semaines a été annoncé il y a 2 jours, sous la médiation du  Pakistan.

Ses points clé 
– Réouverture du détroit d’Ormuz (vital pour le pétrole mondial), que l’Iran avait menacé ou partiellement bloqué.
– Suspension temporaire des frappes américaines sur l’Iran.
– Négociations prévues à Islamabad pour un accord plus durable.

Trump insiste sur le fait que c’est un vrai accord et que les forces US restent en position, prêtes à reprendre les opérations si l’Iran ne respecte pas les termes (pas d’arme nucléaire, Ormuz ouvert). L’Iran revendique aussi une victoire partielle, largement mise en doute au niveau international.

Le Hezbollah reste hors du cessez-le-feu

C’est le point central de la confusion actuelle. Israël et les États-Unis affirment clairement que ce cessez-le-feu ne concerne ni le Liban ni le Hezbollah. Netanyahu l’a répété :  Un cessez-le-feu avec l’Iran ne comprendra pas le Hezbollah. Nous continuons à frapper fortement. 

Et il a raison ! Le Hezbollah, bras armé de l’Iran au Liban, est considéré comme une menace existentielle par Israël : des milliers de roquettes pointées sur le nord d’Israël, des tunnels, des caches d’armes, et une idéologie explicite d’anéantissement de l’État juif (avec des discours antisémites récurrents).

Depuis octobre 2023 (solidarité avec le Hamas à Gaza), puis intensifié en 2025-2026, le Hezbollah a entraîné le Liban dans une guerre qui a causé :
– Des centaines de milliers de déplacés libanais.
– Une destruction massive d’infrastructures.
– Un appauvrissement supplémentaire d’un pays déjà en crise économique profonde depuis des années.

Beaucoup d’observateurs, y compris au Liban même (chez les chrétiens, les druzes ou les sunnites opposés à la mainmise chiite du Hezbollah), voient le mouvement comme une peste  qui a pris en otage le pays au service de Téhéran, au détriment des Libanais ordinaires.

Israël maintient donc ses opérations contre les caches, commandements et infrastructures du Hezbollah au Liban (frappes massives récentes, dont une très lourde le 8 avril, avec plus de 250 morts côté libanais selon les autorités de Beyrouth). Netanyahu argue que ces actions sont légitimes pour neutraliser une menace qui tire régulièrement sur Israël et qui refuse de se désarmer, contrairement à des résolutions internationales passées.

Le rôle de Trump et la pression sur Netanyahu

Trump a demandé à Netanyahu (lors d’un appel le 8 avril) de réduire l’intensité des frappes au Liban et d’entrer dans des négociations directes avec le gouvernement libanais. Objectif : ne pas faire capoter les pourparlers avec l’Iran. En réponse, Netanyahu a autorisé  des pourparlers directs avec Beyrouth, demandant le désarmement du Hezbollah et l’établissement de relations pacifiques entre Israël et le Liban.

C’est une évolution notable : Israël accepte des discussions directes (ce qui était tabou pour beaucoup), mais l’objectif reste clair — enlever au Hezbollah son arsenal militaire lourd, financé et armé par l’Iran.

L’Iran, de son côté, proteste : il considère les frappes israéliennes au Liban comme une violation du cessez-le-feu (même si Washington et Jérusalem disent le contraire). Téhéran menace de relancer les hostilités ou de refermer Ormuz. Le régime des mollahs reste guidé par une idéologie révolutionnaire chiite, avec son Arlésienne, les références récurrentes au 12e imam  (le Mahdi) et à la destruction des ennemis, Israël en tête, qualifié de petit Satan,, les États-Unis étant le grand Satan .

Or il me semble que personne, absolument personne ne peut ni ne doit interdire à Israël de se défendre !

    • le Hezbollah n’est pas un  mouvement de résistance légitime, mais une milice terroriste (classée comme telle par les États-Unis, l’UE, et d’autres).
    • le Hezbollah a tué et blessé des milliers d’Israéliens (et de Libanais)
    • le Hezbollah a transformé le sud du Liban en base militaire et pourrit depuis des décennies la vie des Libanais

Bref, le Hezbollah sert d‘Etat satellite à l’Iran pour éviter un affrontement direct. Tant que le Hezbollah maintiendra  sa charte et ses discours d’extermination (de la rivière à la mer  ou appels au jihad contre les Juifs), Israël considère à juste titre selon moi qu’il a le droit et le devoir de frapper ses capacités militaires.

Éradiquer totalement cette  peste permettrait en effet au Liban de respirer : un Liban désarmé de milices privées pourrait reconstruire, attirer des investissements, et (rêvons un peu ) redevenir la Suisse du Moyen-Orient  qu’il fut autrefois ?

Cependant, la réalité géopolitique est complexe : les frappes causent des victimes civiles (souvent parce que le Hezbollah s’implante dans des zones habitées), ce qui alimente la propagande iranienne et complique les alliances.

Trump, pragmatique, veut un deal avec l’Iran pour stabiliser la région et éviter une guerre plus large, tout en soutenant Israël sur le fond (droit à l’autodéfense). Un deal avec l’Iran ? Selon moi c’est une erreur, c’est l’occasion ou jamais de détruire les mollahs et leur pouvoir, les menaces qu’ils incarnent… Même si je sais que ce n’est pas si simple, il me semble que ce serait la meilleure solution, que les partisans du Hezbollah soient chassés du Liban et obligés de rejoindre l’un des 57 pays musulmans, fussent-ils sunnites, ce serait payer pas cher les dizaines d’années de meurtres, de harcèlement, d’antisémitisme et de déstabilisation du Liban… 

Alors si on résume : 

– Cessez-le-feu US-Iran : fragile, de deux semaines, négociations en vue. Trump garde la pression militaire.
– Front libanais : Israël continue ses frappes sur le Hezbollah, tout en acceptant des pourparlers directs avec Beyrouth pour le désarmement.
– Iran : tente de lier le Liban au deal pour protéger son le Liban; les mollahs n’ont pas renoncé à leur projet régional ni à leur rhétorique antijuive.
– Netanyahu : veut finir le travail contre le Hezbollah pour sécuriser le nord d’Israël, tout en se coordonnant avec Trump.

La région reste explosive. Si Israël parvenait à affaiblir durablement le Hezbollah sans faire dérailler les négociations américano-iraniennes, le Liban et toute la zone pourraient y gagner à long terme. Mais l’idéologie expansionniste de l’Iran (via ses proxies : Hezbollah, Houthis, etc.) reste le cœur du problème…

Christine Tasin

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