Législatives en Hongrie le 12 avril… et si notre sort en dépendait ?

Hongrie 2026 : Orban face à son plus grand défi, avec des conséquences pour toute l’UE, car l’opposition d’Orban à nombre de positions de Der Leyen, sur l’immigration, sur la Russie, sur l’européisme…  les chagrine ; ils cherchent comment le contourner, comment modifier les textes pour l’empêcher de… les empêcher ! . Si Orban n’était pas réélu, ce serait champagne à Bruxelles et pas que le 12 avril. C’est demain…

 Orban, au pouvoir depuis 2010, brigue en effet un cinquième mandat lors des élections parlementaires hongroises du 12 avril 2026. Pour la première fois depuis longtemps, son parti Fidesz-KDNP est en difficulté dans les sondages. L’opposition, menée par Péter Magyar et son parti Tisza (un ancien cadre de Fidesz devenu son principal rival), est souvent créditée de 40-45 % des intentions de vote, contre 35-38 % pour Fidesz. L’enjeu est majeur : l’élection pourrait mettre fin à 16 ans de règne de Fidesz et changer la posture de la Hongrie vis-à-vis de l’UE, de l’immigration et de la guerre en Ukraine.

Orban campe sur une ligne très claire : souveraineté nationale, opposition à l’immigration de masse, critique virulente de Bruxelles, refus d’une aide militaire directe à l’Ukraine et maintien de relations énergétiques avec la Russie (via l’oléoduc Druzhba notamment).

Il bloque régulièrement les décisions européennes nécessitant l’unanimité, dont récemment un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine pour 2026-2027, en lien avec un différend sur un oléoduc endommagé. De nombreux dirigeants européens ne cachent pas leur espoir de voir Orban perdre : cela permettrait, selon eux, de débloquer les mécanismes d’aide et de sanctions.

L’UE soupçonnée/accusée de vouloir un  coup d’État  ou un changement de régime

Du côté d’Orban et de ses soutiens, les critiques envers l’Union européenne sont vives. Ils dénoncent des pressions, le gel de fonds européens (plusieurs milliards d’euros bloqués au titre de « l’État de droit » et de la lutte contre la corruption), et des ingérences dans la campagne. Certains parlent même de tentative d’organiser un changement de régime orchestrée depuis Bruxelles.

Il semble évident que la visite de Vance à Budapest est une réponse américaine aux ingérences européennes.

https://www.lesechos.fr/monde/europe/elections-en-hongrie-le-pari-russe-de-viktor-orban-peut-il-payer-2225178

De l’autre côté, l’UE et une partie de la presse internationale bavent sans cesse sur la Hongrie de Orban, une épine dans le pied des européistes immigrationnistes anti-Russie… Ils ne cessent de taper sur Orban pour faire croire que son système électoral favoriserait le parti au pouvoir (quid chez nous de la suprématie des collabos européistes immigrationnistes dans les medias ? Mais personne n’en parle…) L’UE nie toute ingérence illégitime et justifie ses actions par le respect des valeurs communes (État de droit). Ben voyons ! On connaît la chanson !

On fait d’ailleurs très facilement le parallèle avec la Roumanie (élection présidentielle de 2024 annulée au premier tour après la victoire surprise du candidat nationaliste pro-russe, Călin Georgescu, sur fond d’accusations d’ingérence étrangère, notamment via TikTok). La Cour constitutionnelle avait annulé le scrutin pour des raisons de « cybersécurité « et « d’influence extérieure ». Orban et ses alliés craignent un scénario similaire : un « hold-up »  judiciaire ou médiatique si le résultat leur est défavorable.

La visite de JD Vance, vice-Président des USA,  sera-t-elle  un soutien décisif ?

Le 7 avril 2026, JD Vance s’est rendu à Budapest et s’est affiché ouvertement avec Viktor Orban lors d’une conférence de presse et d’un discours de soutien. Vance a ouvertement déclaré être venu pour aider la réélection d’Orban, il a critiqué les « bureaucrates de Bruxelles » et dénoncé des ingérences extérieures (pointant notamment l’Ukraine). Il a présenté cette alliance comme une défense de la souveraineté, des valeurs conservatrices et d’une diplomatie de paix en Ukraine.

Ce geste très visible, à cinq jours du scrutin, est inédit. Pour les soutiens d’Orban, il peut mobiliser l’électorat patriote et contrer le narratif anti-Orban. Pour ses détracteurs, il s’agit d’une ingérence étrangère symétrique à celle reprochée à l’UE. L’aide de Vance (et par extension de l’administration Trump) sera-t-elle décisive ? Difficile à dire : elle renforce le camp Orban symboliquement, surtout auprès des électeurs qui voient les États-Unis comme un contrepoids à Bruxelles, mais les sondages restent serrés et l’opposition Tisza est bien implantée.

Orban a cependant pour lui plusieurs avantages :

– Un système électoral qui amplifie les victoires (majorité des sièges avec une minorité de voix possibles).
– Une campagne centrée sur la paix versus la guerre, la souveraineté et les attaques contre l’immigration et Bruxelles .
– Le soutien américain affiché.
– La lassitude d’une partie de l’électorat face aux crises successives.

     Arrêtons la guerre ensemble !                        Fidesz, le choix sûr !

Cependant, les défis sont réels : lassitude après 16 ans de pouvoir, critiques sur l’économie, la corruption et les services publics, et une opposition unie autour de Péter Magyar.

L’Europe ne cache pas sa préférence pour un changement (certains dirigeants l’ont dit explicitement). Magouilles et pressions font partie du jeu politique européen depuis des années, quels quel soient les partis.

En résumé : ce scrutin du 12 avril est l’un des plus ouverts et des plus tendus depuis longtemps en Hongrie. Il oppose deux visions : souverainiste et pro-paix (Orban) contre pro-UE et alignée sur les standards bruxellois (Tisza). Les ingérences réelles ou perçues (UE, États-Unis, accusations mutuelles d’influence russe/ukrainienne) alourdissent le climat. Orban a des cartes en main, mais rien n’est joué. Un résultat serré pourrait entraîner des contestations, quel que soit le vainqueur.

Christine Tasin

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1 Commentaire

  1. Losqu’un peuple abruti de propagande ne s’intéresse plus à son avenir, les éveillés minoritaires sont suspendus à la décision d’un autre peuple pour espérer limiter les dégâts monstrueux commis par les traîtres qui continuent à nous saborder.
    C’est pitoyable d’abandonner sa souveraineté à ce point.