En octobre 2018, le mouvement les Gilets jaunes est né en grande partie d’un ras-le-bol face à la hausse continue du prix des carburants. Le gazole oscillait alors autour de 1,50 € le litre ( et l’essence approchait les 1,60 €. La goutte d’eau avait été l’augmentation des taxes (TICPE et taxe carbone), qui s’ajoutait à un prix du baril déjà élevé. Pour beaucoup de Français, surtout en zones rurales ou périurbaines dépendants de la voiture pour aller travailler, c’était devenu insupportable.
Huit ans plus tard, en avril 2026, le paysage a changé… mais pas dans le sens d’un allègement. Selon les relevés récents (début avril 2026) :
– Le SP95-E10 se situe en moyenne autour de 2,00 à 2,02 € le litre, avec des stations dépassant régulièrement les 2,05-2,10 €.
– Le gazole (diesel)**, carburant le plus utilisé en France, affiche une moyenne de 2,27 à 2,35 € le litre, avec des records locaux à plus de 2,70-2,90 € dans certaines stations.
On est donc passé d’environ 1,50 € en 2018 à plus de 2,00-2,50 €aujourd’hui selon les carburants et les régions. Bref une de 30 à 60 %… Qui a vu sa fiche de paye augmenter dans la même mesure ?
Des faillites en vue ? Des salariés qui ne pourront plus aller travailler ? Il faut s’y attendre et notamment dans les secteurs où l’essence est essentielle :
– Transport routier (TPE/PME) : Le carburant représente souvent 20-30 % des coûts. Avec une hausse brutale (jusqu’à +40-50 centimes en quelques semaines pour le diesel en mars 2026, liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient), de nombreuses entreprises roulent à perte . Des routiers, taxis, ambulanciers ou auto-écoles témoignent de difficultés de trésorerie. Des alertes font état de dépôts de bilan quotidiens dans le transport routier. Le gouvernement a d’ailleurs annoncé un plan de soutien limité à avril 2026 : une aide exceptionnelle de 20 centimes par litre pour les TPE/PME du transport, pour un coût total d’environ 70 millions d’euros.
– Salariés modestes : Pour ceux qui n’ont pas de transport en commun et doivent parcourir 30-50 km par jour pour aller travailler (artisans, aides à domicile, ouvriers en zones rurales, urbains travaillant en ville mais vivant à la campagne…), le plein devient un vrai poste de dépense. Un plein de 50 litres de diesel qui coûtait 75-80 € en 2018 en coûte aujourd’hui plus de 110-120 €. Cela rogne le pouvoir d’achat, pousse à réduire les trajets ou à reporter des dépenses. Dans certains cas extrêmes, des personnes rationnent leurs déplacements professionnels.
Cependant, la situation n’est pas identique à celle de 2018 :
– Les prix ont augmenté progressivement ces dernières années (avec des pics en 2022), et une partie de la hausse actuelle est géopolitique (conflit au Moyen-Orient), pas uniquement fiscale.
– L’État perçoit plus de TVA et TICPE avec ces prix élevés (surplus estimé à plusieurs centaines de millions d’euros par mois), ce qui relance le débat sur un éventuel bouclier ou une remise carburant.
– Beaucoup de familles ont déjà adapté leur comportement : voitures plus économes, covoiturage, télétravail partiel ou véhicules hybrides/électriques (quand c’est possible).
Une autre crise comme celle des Gilets jaunes ?
Le parallèle est souvent fait dans les médias et sur les réseaux, et d’anciens Gilets jaunes expriment leur étonnement ou leur colère : On est sortis pour 1,50 €, là on est à plus de 2,50 € dans certaines stations et rien ne bouge. Des rassemblements symboliques ont lieu localement, et des voix appellent à une mobilisation.
Mais pour l’instant, on n’observe pas (encore ?) un mouvement d’ampleur nationale comparable à 2018-2019. Plusieurs raisons :
– La société semble plus fatiguée/ découragée après le Covid, les crises successives et l’inflation.
– Les revendications sont plus dispersées (pouvoir d’achat global, salaires, services publics…).
– Le gouvernement a réagi plus vite avec des aides sectorielles.
Cela dit, la colère couve chez les professions les plus exposées. Si la hausse se prolonge au-delà du printemps ou si d’autres facteurs s’ajoutent (inflation alimentaire, énergie…), le risque d’un mouvement social existe bel et bien. Le carburant reste un symbole fort de la France périphérique versus les centres urbains mieux desservis.
Alors, certes, le choc est plus fort en valeur absolue qu’en 2018. Il touche durement les entreprises de transport et certains salariés. Des faillites sont à craindre sans mesures durables. Mais le contexte (hausse géopolitique + aides ponctuelles) et la résilience accumulée des Français limitent pour l’instant l’explosion sociale. L’avenir dépendra beaucoup de l’évolution du prix du baril et des réponses politiques dans les prochaines semaines.
Jeanne La Pucelle
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Les gens ont peur de la soldatesque CRS qui a mutilé nombre d’entre eux . Combien de vies brisées ? Par contre, les émeutes Nahel, grande indulgence.
Les gilets jaunes ont payé le prix fort. Voilà pourquoi il n’y a plus personne dans la rue. C’était voulu, la macroni avait donné des ordres pour tirer dans la tête. Ces ordures ne reculent devant aucune saloperies pour rester au pouvoir, quitte à mutiler le peuple. On s’en souviendra longtemps de la macroni. Ni oubli, ni pardon.
Les GJ ont été tués par les pseudos antifas et l’extrême gauche.
Ces 2 entités sont en réalité les 2 alliés du pouvoir qui bloquent toute manifestation d’envergure que voudraient faire les Français qui bossent.
Merci LFI et les crasseux.