Le 6 avril 2016, dans un élan de messianisme juvénile, Macron lançait En Marche ! à Amiens. Dix ans plus tard, le 6 avril 2026, le même homme adresse à ses ouailles de Renaissance une lettre dégoulinante d’autosatisfaction : On continue ! On ne lâche rien ! Il se félicite d’avoir inventé une nouvelle façon de faire de la politique, dépassé les clivages, ouvert les bras à la société civile et proposé un chemin d’espérance et d’avenir aux Français.
Espérance ? Avenir ? Pour qui, exactement ?
Pour les Français, ces dix années ressemblent surtout à une marche funèbre lente, méthodique, accompagnée d’un orchestre de communicants et d’un chœur de journalistes bien-pensants. Pendant que Macron leur tape dans le dos en vantant « la relance de la croissance » et « la baisse (très temporaire) du chômage », 83 % des citoyens jugent son bilan économique global comme un échec cuisant. 89 % estiment qu’il a massacré le pouvoir d’achat, 85 % qu’il a raté les retraites et la croissance.
Il a tout cassé, avec l’assurance froide d’un technocrate qui n’a jamais eu à se soucier de l’avenir de ses gosses ni tenu une boulangerie en faillite à cause des augmentations de l’énergie ni conduit un tracteur qui n’amène pas la prospérité à la ferme.
Les fleurons technologiques et industriels ? Liquidés, bradés, sinistrés. Alstom, Areva, Alcatel… vendus par morceaux ou affaiblis jusqu’à l’os. L’indépendance énergétique, ce joyau patiemment construit après les chocs pétroliers, sabotée par l’idéologie du tout-renouvelable et les tergiversations nucléaires. Résultat : une facture électrique qui explose, une dépendance accrue et une vulnérabilité stratégique que personne ne nous envie.
Le niveau de vie ? En berne pour la majorité. Les 10 % les plus pauvres ont vu le leur reculer tandis que les plus riches s’en sortaient plutôt bien. La pauvreté remonte à des niveaux pas vus depuis trente ans. La classe moyenne, elle, se serre la ceinture entre impôts, inflation importée et services publics qui s’effilochent.
L’identité et la préférence étrangère ? Balayées d’un revers de main « progressiste ». L’immigration de masse continue, incontrôlée, pendant que les Français de souche ou d’assimilation ancienne se font dire qu’ils sont racistes s’ils osent réclamer un peu de réciprocité. Dans les écoles, trop de nos enfants subissent désormais la violence quotidienne, les insultes, les agressions, parfois le racket ethnique. Les attentats islamistes ? Ils ont ponctué le quinquennat comme des points de suspension sanglants.
On ne lâche rien, disent-ils. Sauf la sécurité des citoyens, visiblement.
Et nos paysans ? Ah, les paysans… Ces ringards qui produisent encore de la vraie bouffe, celle qui sent le terroir et non le plastique. Sous Macron, ils disparaissent à grande vitesse, broyés par la mondialisation, les normes européennes kafkaïennes, la concurrence déloyale et l’ouverture des marchés. La FNSEA elle-même espère détricoter une partie du désastre pour 2027. Quand ils partiront, avec eux s’en ira la bonne cuisine française. Place à la malbouffe industrielle, aux additifs, aux ultra-transformés. Et donc, statistiquement, à davantage de cancers, d’obésité, de diabète. Mais chut, on ne parle pas de ça à Davos ou à Bruxelles.
Pendant ce temps, Macron parade. « Il a créé 1,9 million d’emplois », disent ses supporters (sic !). On ne le voit pas, mais admettons… 77% des Français ne le ressentent pas, ils jugent même la lutte contre le chômage comme un échec. Le chômage baisse sur le papier, le sentiment de déclassement explose dans la réalité. Classique macronisme : les chiffres sont beaux, la vie des gens est moche.
Dix ans d’En Marche, c’est dix ans de déconstruction joyeuse : de l’État-nation, de la souveraineté, de la cohésion sociale, de l’identité culturelle, du bon sens paysan. C’est la porte grande ouverte à un monde où la France n’est plus qu’une province ouverte aux vents de la globalisation, où l’on préfère l’étranger (quand il est docile) au Français de toujours, où l’on célèbre la diversité pendant que les quartiers deviennent invivables et que les campagnes se vident.
Alors oui, Macron, On ne lâche rien !.
Vous ne lâchez rien sur votre ligne : celle du mépris de classe, du mondialisme béat et de l’illusion centriste.
Et nous, Français, nous ne lâchons pas non plus notre colère, notre lucidité et notre envie de tourner enfin cette sinistre page qui fera longtemps pleurer nos descendants.
Dix ans de marche funèbre, ça suffit.
Il serait temps de changer de musique.
Christine Tasin
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et ca ne lui suffit pas le desastre, il en rajoute en s acoquinant avec les tueurs de lfi !!
Les français votent pour Macron ! Encore et toujours. Ils célèbrent, ils sont heureux. Ils aiment être pauvres par l’UE, sous botte allemande, et égorgés selon les préceptes du Coran.
Ils le veulent encore, les dernières municipales en sont la preuve ! Vive Macron, je veux être pauvre et soumis : voile ce que disent leurs votes avec constance, inébranlables.
Pour un Mozart de la Finance, son œuvre est pleine de fausses notes et de couacs.
Joli, Argo ! Bravo
Oui il est temps de passer au Requiem… Le sien évidemment.
Excellent également les commentateurs de RR sont très en verve ! Il faut dire que le sujet inspire..
Le macronar n’a rien raté, au contraire il a tout réussi, son objectif étant de détruire la France conformément aux directives de la hyène et de tous les scélérats de Bruxelles.
exactement ! et la il a au moins 20/10 §§§§