A Saint-Denis, on rase loge gratis

Tiens, la dernière de Bakayoko : Les propriétaires dont les locataires ne paieront pas, ou bien seront invivables, mettant la musique à fond jour et nuit, sans parler d’éventuelles nuisances dues à du trafic de drogue dans les escaliers peuvent dormir sur leurs deux oreilles. 

Expulsion interdite sauf à avoir trouvé un autre logement…

Est-ce un moyen pour attirer à Saint-Denis tous les profiteurs, tous les dealers de France et de Navarre ? Allez savoir… 

Bon courage à tous les bailleurs, institutionnels ou privés. Les institutionnels s’en ficheront c’est gratuit c’est l’Etat qui paye, comme disait l’autre. Pour les privés… combien vont devoir coucher sous les ponts faute de pouvoir manger avec le produit de la location de leur petit apparement ? 

Ce n’est que le début. Pas de souci pour nos énarques de papier, vous savez, tous ceux qui considèrent qu’il suffit d’interdire aux journalistes de parler d’un problème pour que le dit problème disparaisse…

Bally Bagayoko avait annoncé dans son programme vouloir « agir avec la préfecture pour empêcher les expulsions locatives sans solution de relogement ». Et le nouveau maire (LFI) de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) passe rapidement aux actes. Ce 1er avril, la Ville de Saint-Deniset la commune déléguée de Pierrefitte ont adopté un arrêté « anti-expulsion ».

« Toute mesure de nature à priver une personne physique de son lieu de résidence, et notamment toute mesure d’expulsion, doit être précédée d’un relogement préalable de la personne concernée », peut-on lire dans l’arrêté, qui dispose que le préfet est tenu, « au plus tard 24 heures avant toute mesure d’expulsion (…) de transmettre au maire la justification du relogement préalable de la personne concernée ».

Dans un communiqué, l’association Droit au Logement Plaine Commune, qui avait organisé mercredi un rassemblement devant la mairie de Saint-Denis et qui avait été reçu par la première adjointe Cécile Gintrac, se réjouit de cet arrêté. « Nous espérons que cette bonne nouvelle soit la première d’une longue liste et nous resterons vigilants et mobilisés pour toutes les mesures permettant le droit au logement pour toutes et tous », écrit l’association.

Que dira la préfecture ?

Mais Droit au Logement s’inquiète également que l’arrêté soit « attaqué par la préfecture et cassé ». Et parle d’expérience. En effet, ces dernières années, plusieurs communes communistes voisines qui avaient pris des arrêtés du genre ont vu leur texte suspendu par le tribunal administratif, saisi par les préfectures.

Ce fut notamment le cas, à plusieurs reprises, pour des arrêtés similaires pris par les communes de Bagneux et Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine. Pas de quoi freiner cependant la nouvelle maire de Bagneux, Hélène Cillieres.

En effet, l’élue communiste a signé dès sa prise de fonction un arrêté anti-mise à la rue, rappelant qu’en 2025, 30 500 ménages ont été expulsés sur le territoire français selon la Fondation pour le logement des défavorisés. Un nombre en hausse de 25 % par rapport à l’année précédente.

« Si la préfecture attaque l’arrêté, elle ira contre l’avis des citoyens »

« A Saint-Denis, les habitants viennent de s’exprimer très clairementpour un projet politique. Alors d’un point de vue démocratique, ce serait logique de la part de la préfecture de ne pas contester cet arrêté. Si elle l’attaque, elle ira contre l’avis des citoyens », estime Marie Huiban, militante à Droit au Logement.

« Pour l’instant, je n’ai pas entendu parler d’expulsion. Mais ce n’est pas parce qu’il n’y en a pas eu hier et aujourd’hui qu’on n’en aura pas demain », s’inquiète la militante, qui note que la Seine-Saint-Denis est le département « record » en termes d’expulsions.

Source Le Parisien

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2 Commentaires

  1. Y Zont ka konstruir dé kazes su l’esplanad d’ la bazilik pardi! Y’a bon Franz… Ci tou gratosse! Viendez tousse.