Quelle duplicité ! Quel manichéisme ! Nous voilà de retour à avant 1789, rien de moins. Et ce n’est pas un poisson d’avril, hélas.
Alors que le Parlement avait clairement dit non aux Zones à Faible Émission (ZFE) en les supprimant carrément via la « loi de simplification de la vie économique » à l’Assemblée, suppression confirmée en commission mixte paritaire en janvier 2026, le gouvernement s’apprête à déposer un amendement pour tout remettre en cause.
Le principe ? Laisser désormais chaque collectivité (villes et métropoles) libre de décider si elle impose ou non une ZFE sur son territoire. Paris et Lyon compris. Celles qui en ont déjà une pourront la garder ou la supprimer ; les autres pourront en créer une ou pas. Un libre choix qui sonne comme un joli mot pour masquer une reculade. Parole de pute, aurait dit ma grand-mère. Ce qui n’est pas juste, les putes ont sans doute mille fois plus de parole que la Macronie ! Des pervers, des menteurs… qui nous veulent du mal.
Rappel : les ZFE, totem écologique du premier quinquennat Macron, avaient été rendues obligatoires dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants par la loi Climat et Résilience de 2021. Elles interdisent progressivement les véhicules les plus anciens (vignettes Crit’Air 3, 4, 5 et non classés) sous peine d’amende. Le Parlement, avec une alliance improbable entre LR, RN, une partie des macronistes et même des voix de gauche, avait voté leur suppression pure et simple, jugeant le dispositif coûteux, mal accepté et socialement injuste pour les ménages modestes qui ne peuvent pas changer de voiture du jour au lendemain.
Et voilà que la Macronie au lieu d’accepter la volonté parlementaire, tente de sauver les meubles par un amendement de dernière minute avant le vote définitif mi-avril 2026.
Après des semaines de consultations, deux ministres traîtres à la patrie ont pondu ce compromis : plus d’obligation nationale, mais une option locale !
Bref, le retour au Moyen Âge, Moyen Âge législatif en l’occurrence !
C’est là que la duplicité devient flagrante. Le gouvernement, qui ose malgré son bilan désastreux, malgré l’évidence se revendiquer de l’esprit républicain, bafoue aujourd’hui encore l’un des principes fondamentaux issus de 1789 : une loi égale pour tous, sur tout le territoire. La fameuse République une et indivisible
En rendant les ZFE facultatives selon les caprices des maires et présidents de métropole on revient à une situation pré-révolutionnaire : des règles différentes d’une ville à l’autre, comme au temps des coutumes locales et des privilèges seigneuriaux. Demain, un automobiliste pourra circuler librement avec son vieux diesel à Marseille ou à Toulouse, mais se verra verbalisé à Lyon ou à Grenoble. Un vrai patchwork moyenâgeux, où la France n’est plus un pays mais une mosaïque de principautés écologiques. Séparer pour mieux régner…
Ce n’est pas de la décentralisation intelligente. C’est du clientélisme et de la fuite en avant. Le gouvernement évite l’affrontement direct avec un Parlement qui a dit non, tout en préservant l’idéologie verte dans les territoires qui y sont encore attachés ( les grandes villes dirigées par la gauche ou les écolos). Quant aux citoyens, ils devront naviguer entre des cartes ZFE changeantes selon les élections municipales. Belle simplification, en effet.
Et ils ont attendu que les municipales soient passées pour nous sortir ce tour de passe-passe !
Cette manœuvre interroge profondément sur le respect de la loi républicaine. Le Parlement vote, le gouvernement amende pour contourner. L’esprit de 1789 – égalité devant la loi, unité nationale, fin des particularismes locaux – est foulé aux pieds. On ne sait plus qui décide vraiment : le représentant de la Nation ou le maire qui veut plaire à son électorat.
A RR on refuse de sacrifier l’homme pour une idéologie, Sarah Knafo a fort intelligemment montré pendant sa campagne que quand on veut on peut. On peut pourrait faire d’autres choix de circulation. pour qu’il y ait une circulation fluide et moins de pollution, notamment en utilisant les voies sur berge à Paris. En tout cas la solution n’est pas de fragmenter le droit français. Elle passe par une politique cohérente, nationale, qui ne sacrifie pas cyniquement celui qui n’a pas les moyens d’acheter à prix d’or une voiture électrique pour aller travailler ou déposer ses enfants à l’école !
En voulant sauver un totem européen des écolos dingos avant 2027 à tout prix, le gouvernement risque surtout de fragiliser un peu plus la confiance dans les institutions et l’idée même d’une République où la loi est la même pour tous, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.
1789 avait aboli les privilèges locaux. En 2026, on les réinvente sous étiquette écologique. Triste recul voulu et adulé par les ennemis de la France, Macronie et écolos main dans la main. Quelle perversité revendiquée !
Christine Tasin
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Le terme exact :ZFE ou zones à fort emmerdement.
Et une saloperie de plus. Le clown destructeur ira jusqu’au bout de ses délires. Finalement je ne suis pas surpris, il est bon qu’à ça. Fini le bon vivre, on est en macroni. La liberté est terminée.