Renvoi des migrants : le parlement approuverait ? C’est du lard ou du cochon ?

Le Parlement européen vote la création de centres en dehors de l’UE pour renvoyer des migrants. AFP / © Dursun Aydemir / ANADOLU

J’ai découvert cette nouvelle par un tweet enthousiaste de Sarah Knafo (voir ci-dessous) : renvoi des migrants : le Parlement européen approuve la création de centres en dehors de l’UE. Avec mon scepticisme habituel j’ai décidé d’approfondir la chose…

Vers un durcissement de la politique migratoire européenne ? Le Parlement européen a voté en faveur de la création de centres pour transférer des migrants en dehors de l’UE, rapporte France Info ce jeudi.

Les eurodéputés de droite réclamaient depuis longtemps cette mesure, tandis que la gauche et plusieurs associations y étaient fermement opposées. Son adoption en plénière à Bruxelles, a ainsi déclenché un tonnerre d’applaudissements de la part des eurodéputés conservateurs. Sarah Knafo y voit le signe d’une belle victoire…

Je serai quant à moi plus circonspecte. En tout cas plus méfiante…Cela fait des années que les députés nous baladent et qu’aucune mesure n’est prise pour vraiment renvoyer les indésirables. A priori je ne vois pas ce qui changerait en France tant que les immigrés auront le droit de faire appel d’une mesure d’exception

Ce vote du Parlement européen (389 pour, 206 contre, 32 abstentions) du 26 mars 2026 valide l’idée des centres de retour en dehors de l’UE. Il s’inscrit apparemment dans un durcissement plus large de la politique migratoire, lié au Pacte sur la migration et l’asile adopté en 2024 et qui entre pleinement en vigueur en juin 2026.

Concrètement, cela permet aux États membres d’ouvrir (via des accords bilatéraux avec des pays tiers) des centres où transférer les personnes dont la demande d’asile a été rejetée et qui ont une obligation de quitter le territoire. L’objectif déclaré : accélérer les retours, car aujourd’hui seulement environ 20 % des décisions d’expulsion sont effectivement exécutées dans l’UE. Ces centres (Hubs en anglais) serviraient de lieu de détention/transit en attendant le renvoi vers le pays d’origine (ou un pays tiers – sûr ). Des pays comme l’Italie (avec l’Albanie) expérimentent déjà des modèles similaires. Des États comme l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, le Danemark et la Grèce poussent activement pour ces centres.

Vous avez remarqué que l’on ne parle pas de la France ? Comment cela se fait-il, sieur Macron ? 

Alors que faut-il croire ? Un début d’efforts ou un faux-semblant ?
C’est sans doute un petit peu plus qu’un pur faux-semblant, mais encore loin d’un endiguement réel et massif du flot ininterrompu  !

– Côté positif  : le vote reflète une pression croissante de l’opinion publique et des gains électoraux des droites et extrêmes droites en Europe. L’alliance ponctuelle entre le PPE (droite) et des groupes plus à droite pour passer le texte montre un virage pragmatique : on admet enfin que le système actuel dysfonctionne (procédures lentes, taux d’exécution faible, migration secondaire, coûts élevés). Faciliter les retours, élargir la notion de pays  « sûrs »  et imposer une coopération des migrants (sous peine de sanctions plus dures) va dans le sens d’une meilleure maîtrise. Sans contrôle effectif des sorties, toute politique d’asile ou d’immigration légale reste illusoire. C’est une réponse partielle à la colère légitime des populations qui constatent l’immigration irrégulière persistante, les tensions sociales, les défis d’intégration et les coûts (logement, aides, sécurité).

– Côté limites (risque de faux-semblant): Ce n’est qu’une brique législative. Les « hubs « nécessitent des accords concrets avec des pays tiers (qui n’ont souvent ni envie ni capacité de les gérer durablement – voir les difficultés de l’Italie en Albanie ou les débats sur les « droits humains ».

Sans contrôle strict aux frontières extérieures (Frontex renforcé, politique de visas coercitive), les arrivées continueront. or, sauf erreur de ma part, cela n’a pas été voté…

Le Pacte global reste très orienté « solidarité » (relocalisations, quotas) et les ONG critiquent déjà ces mesures comme des violations potentielles du non-refoulement ou des droits. Historiquement, l’UE excelle dans les annonces et les textes, mais peine sur l’exécution (manque de volonté politique unanime, résistances judiciaires, bureaucratie). 

En résumé, je vois ça comme un pas timide, très timide,  dans la bonne direction, arraché sous la pression populaire et politique, plutôt qu’un simple calmant cosmétique. Mais il reste symbolique tant que l’UE n’adoptera pas une approche globale plus musclée : frontières physiques et numériques étanches, distinction claire entre réfugiés authentiques (rares) et migrants économiques, incitations au retour volontaire + renvois forcés massifs, et une immigration légale choisie et limitée (basée sur les besoins réels des sociétés européennes, pas sur la culpabilité ou l’idéologie).

La colère monte parce que les Européens voient les effets concrets au quotidien (quartiers transformés, saturation des services publics, insécurité et on ne parlera pas des villes entières à présent gérées par une diversité qui suit aveuglement les préceptes de l’islam, ça promet…). Des mesures comme celle-ci sont nécessaires, mais insuffisantes seules. L’avenir dépendra de la mise en œuvre réelle à partir de 2026 et de la volonté des gouvernements nationaux – pas seulement de Bruxelles.

C’est pourquoi, même si je comprends la joie de Sarah je ne suis pas sûre qu’elle ne se laisse pas aveugler par un faux-semblant sur le coup…

Jeanne La Pucelle

Chère amie, Cher ami,

Retour au Parlement européen avec une belle victoire! 🔥

Nous venons de voter pour durcir la politique migratoire de l’Union européenne.

Ce qui changera concrètement avec ces négociations sur la directive retour :

📌 Rétention jusqu’à 24 mois au lieu de 90 jours.

📌 L’appel ne suspendra plus l’expulsion.

📌 Un étranger pourra désormais être renvoyé vers un pays tiers : fini le blocage quand le pays d’origine refuse.

Ce n’est pas aux clandestins de décider de notre politique d’éloignement, mais aux États.

Cela n’a été possible que parce que la droite européenne s’est unie. La gauche et le centre s’y sont opposés. Les Français attendent des actes.

Ce n’est qu’un premier pas.🚀

Vive vous et surtout vive la France !

Sarah Knafo
Député français de Reconquête au Parlement européen
Vice-Présidente du Groupe ENS

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7 Commentaires

  1. Ils veulent seulement donner du lest aux pays membres proches de basculer estrèèème drouââte. La réalité c’est qu’on inaugure une autre usine à gaz qui va coûter un pognon de dingue car ils ne stoppent pas les entrées, donc les frais de gardiennage par des pays tiers vont être à la charge des pays membres, entrées continuelles, hubs de départs tout aussi perpétuels, ils nous font le coup du mouvement perpétuel, mais ça permet aux politiciens de la doxa en poste avec de la propagande de montrer qu’ils font quelque chose, ce qui permettra leur réélection.

  2. Le renvoi du lard ou du cochon ? Ni l’un ni l’autre, c’est seulement nous prendre pour des cons !

  3. 206 contre plus 32 abstentions = 238 traîtres . Comment peut on accepter l’inacceptable. Ces traîtres n’aiment pas leur pays et préfèrent le voir détruit par les envahisseurs. Ces salopards ne méritent pas d’être député. Un député doit défendre son pays, pas eux donc déchus de leur mandat de députés.

  4. Pipeau pour calmer les fachos, chacun fera ce qu’il veut.
    On voit mal nos socialauds agir à l’encontre du ‘nouveau peuple français’.