
Dati, Knafo, l’éternelle comédie des divisions, la défaite du mépris
Il y a des défaites qui éclairent. La vôtre, chère Rachida Dati, en fait partie. Non pas tant parce que vous avez perdu — la droite perd souvent à Paris — mais parce que vous avez perdu en faisant exactement ce qu’il ne fallait pas faire, et en le formulant vous-même au soir de la victoire de votre adversaire: « Nous avons perdu à cause de nos divisions. »
Une phrase juste. Mais qui arrive trop tard. Et qui est prononcée par vous qui, pendant toute la campagne, les avez incarnées, ces divisions.
Ces divisions que vous avez organisées plus que vous ne les auriez subies. Car, Rachida Dati , vous n’avez pas échoué à rassembler : vous avez refusé de le faire. Jusqu’à vous boucher le nez plutôt que de prononcer un nom, celui de Sarah Knafo, effectuant de facto une mise à distance quasi morale, une disqualification, au lieu d’accepter d’en débattre publiquement avec l’intéressée, mettant enfin sur la table « le » sujet tabou et respectant ainsi l’électeur, d’où qu’il soit.
Et pourtant, quand l’heure décisive est venue, cette même Sarah Knafo, avec une forme de panache politique rare, avait retiré sa candidature et offert sa voix. Sans condition humiliante. Sans mise en scène de revanche. Sans exigence de reconnaissance.
Face à ce geste, que fîtes-vous ? Vous cédâtes, confondant autorité et isolement, ligne politique et posture sociale, fermeté et mépris, aux misérables exigences d’un Bournazel, préférant la respectabilité médiatique à l’efficacité politique, le confort social à la réalité électorale, le tri moral à la construction d’un rapport de force, choisissant vos alliés comme on choisit ses fréquentations. C’est que vous crûtes pouvoir être le point de convergence tout en refusant d’être un point de rencontre.
Or la politique ne fonctionne pas ainsi. La vérité est brutale : on ne rassemble pas au second tour ce que l’on a méprisé au premier. Dans l’époque fragmentée que nous vivons, cela ne pardonne pas: que ne le saviez-vous pas: on ne peut pas durablement faire de la politique contre son propre camp.
Certes, cette défaite vous dépasse. Elle dit quelque chose de plus profond sur une partie de la droite française et sur une certaine élite politique qui préfère perdre seule que gagner avec ceux qu’elle ne veut pas fréquenter. Une droite qui parle d’unité… mais à condition qu’elle soit socialement acceptable, moralement validée, médiatiquement approuvée. Autrement dit : une unité sans risque. Donc une unité sans réalité.
Votre défaite, chère Rachida Dati, cette défaite symbole d’une droite qui ne veut pas gagner avec ceux qui peuvent la faire gagner, qui hiérarchise ses ennemis, méprise ses propres électeurs, parle de « front républicain » quand ça l’arrange et de « ligne rouge » quand ça l’excuse, qui préfère perdre « propre », -persistant dans ce réflexe pavlovien que voter RN serait « sale »-, révèle une chose essentielle : en politique, le mépris coûte plus cher que l’adversaire. Dimanche soir, à Paris, votre défaite a rappelé une règle élémentaire : on ne gagne pas contre son propre camp, surtout quand on affiche le mépris qu’on éprouve à son endroit.
En politique, perdre proprement, c’est perdre quand même.
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Il ne fallait surtout pas que Dati soit candidate … Elle est une détestable macroniste, soutien de Sarkozy spécialiste de la forfaiture (Lisbonne !).
Cela dit, s’allier avec Knafo était perdre à coup sûr, dans la sociologie de Paris telle que Delanoë et Hidalgo l’ont faite.
normal…. rachida a des origines marocaines…SARAH a des origines je crois juives…tout le problème est là!!!!
Excellente analyse. Excellent diagnostic. A présent la Dati va pouvoir se consacrer à sa défense sur ses douze affaires financières. Pour tout savoir sur la dame aux bijoux, je vous invite à vous rendre sur le site: WikiDati.fr Bonne lecture
Je pense que les électeurs de Sarah K n’ont pas voté pour Dati.
Normal.
Il est vrai que les politicards nous prennent pour des jambons, comme si nos voix leur appartenaient que qu’on devait faire ce qu’ils disent
Hélas beaucoup cèdent encore à la fable du fascisme mise en œuvre par le diabolique ‘tonton’.
Ça me fait penser à une péripatéticienne qui donnerait des leçons de vertus.
Ce com s’adressait à l’attitude de Dati, qui joue les outragées alors qu’elle privilégie sa petite personne aux dépens des Français. Sarah Knafo est l’exemple rare de l’abnégation et du sacrifice.