Les outrances de Mélenchon un plus ou un moins pour lui ?

Un article du Figaro essaie de voir clair dans le personnage.

LA BATAILLE DES IDÉES – Malgré les outrances de son chef et de ses lieutenants, La France insoumise enregistre une progression historique aux municipales en s’appuyant sur l’émergence d’une « nouvelle France », fruit de quatre décennies d’immigration de masse.

C’était écrit : Jean-Luc Mélenchon devait faire les frais de son communautarisme, de ses outrances et de ses jeux de mots douteux. Le résultat des élections municipales est venu démentir de manière cinglante ces analyses. Non seulement LFI n’a pas été sanctionnée électoralement, mais elle a réalisé une percée historique dans les grandes villes et les banlieues. Ce résultat, en apparence surprenant, montre que la diabolisation de Jean-Luc Mélenchon est vouée à l’échec.

D’une part, parce que l’indignation de la gauche est sélective. En vérité, à ses yeux, le « cordon sanitaire » ne s’applique que face à l’extrême droite, quand bien même elle peine à définir précisément cette dernière et en quoi elle constituerait une menace pour la démocratie ou la République. Aux partis de droite d’en tirer les leçons et de refuser désormais de se soumettre à la pression morale exercée par une gauche qui a, elle-même, perdu toute boussole morale.

D’autre part, parce que les « dérapages » antisémites ou racialistes de Jean-Luc Mélenchon sont calculés et s’inscrivent dans une stratégie fondée sur un constat sociologique et démographique implacable. Celui de l’émergence d’« une nouvelle France  », hostile à la « vieille France », jugée « raciste » et « réactionnaire », dont les laboratoires sont à la fois les grandes villes boboïsées et les banlieues « racisées » et islamisées. LFI entend faire de cette « nouvelle France », qu’elle essentialise sans vergogne, son principal terreau électoral, quitte à jouer pour cela sur des ressorts peu avouables.

La prise de Saint-Denis dès le premier tour, aux cris de « nous sommes tous des enfants de Gaza » est sans doute le symbole le plus éclatant du succès électoral de cette stratégie. Mais la victoire de Bally Bagayoko dans la ville des rois est aussi le résultat de quatre décennies d’immigration de masse, de politiques clientélistes, d’accommodements déraisonnables, d’islamisation à bas bruit.

La nécropole royale est devenue progressivement une sorte de Molenbeek-sur-Seine

En 1968, les enfants d’immigrés extraeuropéens représentaient 10 % de la population à Saint-Denis ; en 1990, ils étaient 40 % ; en 2017, année sur laquelle les données les plus récentes ont été établies, ils étaient 66 %, majoritairement originaires d’Afrique, d’Algérie et du Maroc. Ce basculement démographique s’est accompagné d’une profonde transformation culturelle.

La nécropole royale est ainsi devenue progressivement une sorte de Molenbeek-sur-Seine. Au point qu’au lendemain des attentats de 2015, l’universitaire Fewzi Benhabib, installé à Saint-Denis en 1994 afin de fuir les islamistes de son Algérie natale, affirmait, dans une tribune pour l’hebdomadaire Marianne, que sa cité d’adoption surclassait désormais Oran en matière de « communautarisme fondamentaliste ».

Loin d’avoir combattu ces évolutions, les édiles communistes et socialistes, qui ont précédé Bally Bagayoko, les ont encouragées au nom d’un prétendu vivre-ensemble et de leur intérêt électoral bien compris. Ils ont ainsi contribué à créer un terreau favorable aux victoires de La France insoumise. Au-delà de Saint-Denis, c’est tout le département qui a subi la même transformation ainsi que de nombreux territoires perdus de la République, ce qui explique aussi la percée de LFI à La CourneuveRoubaixCreil ou Vénissieux.

Il est illusoire de vouloir enrayer cette progression en se contentant de dénoncer la violence verbale de Mélenchon et de ses lieutenants. Seule une politique de réduction drastique des flux migratoires et d’assimilation pourra rendre inepte cette notion de « nouvelle France ».

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2 Commentaires

  1. Mélenchon est un clown dérisoire et pitoyable. Il sera le premier à tomber sous les coups de ses protégés quand ils auront le pouvoir.