Perquisition chez X-Musk : la France joue les cow-boys… et c’est nous qui allons morfler

 

Ce mardi 3 février au matin, c’est par un message sur X que le parquet de Paris a annoncé le déroulement d’une perquisition dans les bureaux français de la plateforme d’Elon Musk, menée par la section de lutte contre la cybercriminalité avec l’unité nationale cyber de la gendarmerie nationale, et en présence d’Europol, dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte en janvier 2025.

Outre cette perquisition, le milliardaire américain et Linda Yaccarino, l’ex-directrice générale de X Corp, sont convoqués le 20 avril à Paris pour être entendus en audition libre, «en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits» visés par l’enquête, a précisé par communiqué la procureure de Paris, Laure Beccuau. Des «salariés» de l’entreprise américaine doivent également être entendus, comme témoins, entre le 20 et le 24 avril.

Dans la soirée, X a dénoncé un «acte judiciaire abusif» reposant «sur des motivations politiques» et portant «atteinte à la liberté d’expression» : «Les allégations ayant justifié cette perquisition sont infondées et X réfute catégoriquement avoir commis la moindre infraction, a affirmé le groupe dans un post. Le Figaro

C’est dans ouest-France qu’on en sait un peu plus… Il y aurait sur twitter des contenus politiques nauséabonds... Je traduis : des propos anti-écolos dingos, des propos anti-immigration, des propos anti-wokisme, des propos anti-gauchoQu’en pensez-vous, amis lecteurs ? 

L’enquête avait été déclenchée suite au signalement du député (Renaissance) des Côtes-d’Armor Éric Bothorel, dénonçant des algorithmes biaisés. Un deuxième signalement avait été effectué par un directeur de la cybersécurité travaillant dans la fonction publique, qui dénonce des changements de l’algorithme de X ayant entraîné une surreprésentation de « contenus politiques nauséabonds ».Depuis son rachat par Elon Musk, la plateforme est soupçonnée d’avoir procédé à des modifications de ses algorithmes pour mettre davantage en avant certains contenus. Ouest-France

Que va-t-il donc se passer ? Peut-on imaginer Musk le fier, le génie Musk courir en pleurant demander pardon chez la dégénérée de Bruxelles ou chez Macron le dérangé
Imaginons…

La France Macron a donc décidé de faire son petit Schwarzenegger numérique : perquisition musclée chez X, histoire de montrer à Elon Musk qu’ici, on n’aime pas trop quand les gens parlent librement sans demander la permission à la préfecture.

Résultat ? On a réveillé le grizzli et le bison en même temps.

Musk va répondre façon Musk :
– 47 tweets à 4h du matin
– des avocats qui facturent 2 000 € de l’heure
– probablement une bonne vieille menace de couper X en France,  juste pour voir vos têtes de six pieds de long 
– et un sondage  : voulez-vous que la France devienne le premier pays banni de la plateforme la plus cool du monde ? 

Trump, lui, va hurler depuis Mar-a-Lago :
C’est du socialisme ! Du communisme ! Du macronisme ! Ils veulent nous voler la liberté ! On va leur mettre des tariffs de fou sur le camembert et le vin jusqu’à ce qu’ils pleurent ! »

Et pendant ce temps, qui va trinquer ?

Pas Darmanin.
Pas Macron.
Pas les juges zélés qui signent les mandats à la chaîne.

Non, c’est vous. Moi. Le mec qui bosse à l’usine, la nana qui galère avec ses factures, le retraité qui compte ses centimes.

On va payer :
– les avocats de l’État qui vont se faire laminer
– les amendes européennes qu’on va devoir négocier à genoux
– les pertes économiques quand les boîtes  américaines commenceront à nous snober
– et les hausses d’impôts exceptionnelles pour « protéger nos valeurs républicaines » (comprendre : pour réparer les conneries de Macron).

Bref, on a voulu faire les malins avec le mec qui possède les satellites, les fusées ET le bouton  qui peut interdire twitter à  la moitié de la planète.

Cette perquisition n’est pas une victoire pour la « démocratie », c’est une bombe à retardement qui explosera dans nos poches. Musk et Trump riposteront, et c’est nous qui trinquerons. Une fois de plus. La fois de trop ?

 

Jeanne La Pucelle

 

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