Affaire Epstein : Jack Lang va-t-il s’en tirer, cette fois ?

Jack Lang , l’homme qui survit à tout, même à Epstein

Jack Lang a 86 ans et il est toujours là.
Toujours debout, toujours président de quelque chose, toujours invité, toujours décoré, toujours intouchable.
Et maintenant, en 2026, les nouvelles décharges Epstein retombent sur lui comme une bruine tiède : à peine de quoi salir le revers de sa veste en cachemire. C’est que le socialiste Lang aime le confort, aime les bonnes choses, aime le luxe… 

Tout le monde s’est précipité sur les « révélations Epstein, persuadé de trouver des tonnes de dossiers particulièrement glauques, voire mêmes perverses et criminelles… 

Bof ! Tout ça pour ça ?

On redécouvre :
– des invitations à dîner chez le pire pédocriminel recensé du XXIe siècle
– des trajets en jet privé
– des faveurs demandées et obtenues
– une fille actionnaire à 50 % d’une coquille offshore montée avec Epstein lui-même en 2016
– des photos souriantes datant de l’époque où tout le monde ne savait pas encore  (comprendre : où tout le monde faisait semblant)

Et sa ligne de défense, inchangée depuis sept ans, est d’une insolence presque artistique :
J’étais choqué. Complètement choqué. 
Choqué, mais pas assez pour arrêter de fréquenter l’homme dès que l’odeur devenait vraiment nauséabonde.
Choqué, mais pas assez pour refuser l’avion, la limousine, le petit coup de pouce financier quand ça arrangeait.

Caroline Lang, elle, a déjà sauté du navire : démission express du SPI (syndicat des producteurs indépendants ) dès que le nom Epstein est passé au rouge clignotant…
Réflexe de survie familiale impeccable.
Le père, lui, reste planté au milieu du salon, sourire mondain vissé aux lèvres, et répète qu’il n’a rien à se reprocher .

Rien à se reprocher, vraiment ?  

Non, messieurs-dames, rien à se reprocher, rien de rien. 
Juste d’avoir été l’ami d’un monstre.
Juste d’avoir profité de son carnet d’adresses, de son argent sale, de son réseau de prédateurs.
Juste d’avoir continué à le voir quand les premières alertes étaient déjà publiques depuis des années.

 

Il a raison, autant dire ‘rien »En France, ça ne suffit pas. En France c’est du pipi de chat…
Il faut des menottes filmées en direct, des vidéos sous le lit, un aveu signé devant huissier.
Sinon, c’est des proximités, des erreurs de casting, du passé qui resurgit, du « il y a prescription. »..   
Et hop, on passe à autre chose.

Jack Lang est le parfait produit d’une caste qui ne tombe jamais : trop de dîners, trop de décorations, trop de Présidents qui lui doivent un souvenir flatteur, trop d’années à incarner « la culture » pour qu’on ose vraiment le pousser dans la fosse…

Alors oui, il va encore s’en tirer.
Encore une fois.
Comme pour le Coral.
Comme pour les pétitions des années 70.
Comme pour toutes les fois où son nom a frôlé la pourriture sans jamais y plonger vraiment.

Le vrai verdict n’est pas judiciaire.
Il est moral, et il est déjà rendu :
Jack Lang est l’illustration vivante, souriante et décorée, que dans ce pays certains hommes peuvent côtoyer le diable, lui serrer la main, lui emprunter son avion, encaisser son argent… et ressortir de l’autre côté avec la même Légion d’honneur et le même air de dignité offensée.

Il s’en tirera.
Parce que le système est conçu pour ça.
Et la prochaine fois qu’il montera sur une estrade pour parler de civilisation, rappelez-vous juste une chose :  il a partagé des repas avec Jeffrey Epstein bien après que le monde entier eut compris qui il était.

Et il n’a toujours pas honte.

Christine Tasin

 

 726 total views,  726 views today

Répondre à Christine Tasin Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


10 Commentaires

  1. Je ne fais aucune différence entre Epstein et ses chers amis consommateurs de plaisirs qu’il leur proposait. Tous à mettre dans le même panier. Tous des monstres.

  2. Déjà en 1981, cette engeance me dégoûtait profondément, il a réussi provisoirement à se tirer les pattes de toutes les affaires qui lui collent aux basques. Mais là, les rats quittent le navire, je ne serai pas étonné que des informations parviennent d’anciens copains du franciscain de Nevers ,histoire de se laver les mains et le reste de toutes ces turpitudes, pourvu que Donald et Wladimir sortent quelques dossiers intéressants.

  3. Quoi qu’il ait fait, je n’ai jamais apprécié cet individu. Un courtisan obséquieux qui a léché bien des bottes pour parvenir à ses fins, avec l’aboutissement comme responsable grassement rétribué de l’IMA. Il me fait penser à Talleyrand, le Diable boiteux, qui a traversé tous les régimes. Maintenant, faut-il croire ses dénégations ? En considérant le fait que les politiques sont tous plus ou moins atteint de mendacité chronique?

    • Je crois quand même que je préfèrerais dîner avec Talleyrand suprêmement intelligent, lui… qu’avec la pourriture Lang

      • Bien de votre avis. Je faisais uniquement allusion à la longévité politique de Talleyrand et de Jack Lang. Évidemment les deux hommes ne sont pas du même tonneau.

        • Bien sûr je n’ai jamais douté de ta pensée mais je préférais préciser aux cas où des lecteurs pressés auraient compris de travers

  4. Bonjour Christine, La culture de Lang ? : 🎶 Jobi, joba, lève ton cul et couche toi là…jobi,joba…🎶 bonne journée.