Si Macron ne terminait pas son second mandat…

S’il ne terminait pas son second mandat,
Macron pourrait-il se représenter pour un vrai « second quinquennat » ?

Et si je ne me trompais pas ? Les textes de notre Constitution régissant la Ve République Française interdisent à un président ayant effectué deux mandats de cinq ans de suite donc « deux quinquennats », de se présenter une troisième fois. Il ne peut le faire qu’après l’élection d’un autre président.
C’est d’ailleurs ce que précise dans son Manuel de droit constitutionnel, Marie-Anne Cohendet, constitutionnaliste, enseignante à l’université Panthéon-Sorbonne, professeur agrégé de droit : 

  • Le président est rééligible une seule fois consécutivement. Mais il peut très bien faire un troisième mandat à condition qu’il ne suive pas immédiatement les deux premiers. » 

Sous-entendu donc…

… « à condition que ce troisième quinquennat ne suive pas immédiatement les deux premiers QUINQUENNATS ». Mais s’il n’y a qu’un seul quinquennat, à savoir LE SEUL PREMIER, puisque, après le premier quinquennat, il n’y a pas eu de second… « quinquennat » mais seulement un mandat de deux, trois ou quatre ans, voire de quatre années et demie mais pas de cinq années pleines. Donc PAS DE SECOND QUINQUENNAT ! Dans un tel cas (cela n’est qu’une simple supposition !) si ce président réélu donc une seconde fois de suite, ne parvenait pas pour x raisons -maladie grave mais au rétablissement rapide,  crise de folie passagère, contrainte d’exercer ce pouvoir par un coup d’état (de droite comme de gauche) ou quelle qu’en soit la cause dont une décision… personnelle !-

…donc, si un président élu deux fois  consécutivement pour exercer un second quinquennat, ne terminait pas cette seconde période de cinq ans ! Dans un tel cas, le texte de la Constitution interdisant une immédiate troisième présentation pour un troisième quinquennat, pourrait-il s’appliquer ? 

D’où cette hypothèse :
Si la Constitution précise qu’il n’y a pas, pour le président sortant, de possibilité de se présenter à nouveau pour un « troisième quinquennat » de suite, ne serait-il pas possible à un président de NE PAS TERMINER SON SECOND QUINQUENNAT et de se présenter une troisième fois à l’élection présidentielle ??? Tout simplement avec cet argument :
« Je n’ai pas exercé deux quinquennats de suite… Mais qu’un seul quinquennat, la période suivante n’était pas un quinquennat puisqu’elle n’a pas duré cinq ans !… Je peux donc me présenter à nouveau pour espérer exercer, enfin, un véritable « second quinquennat » !… »

Dans un tel cas, le comédien en poste actuellement à l’Élysée, comédien qui aura du mal à se voir, en juin 2027, exclu de la scène mondiale…-dont les milliards de téléspectateurs ont tant apprécié sa… paire de lunettes !- pourrait trouver l’excuse de renouveler son squatte élyséen, voire -naturellement- que quelqu’un d’autre que lui monte une cavale contre lui, et « le pousse » à démissionner quelques mois avant la fin de « son » actuel second quinquennat !
Et, ainsi, pouvoir se « re-représenter » pour un « complet second quinquennat » ! Et, ce qui ne serait pas négligeable, lui épargner cinq années supplémentaires, la reprise de l’enquête financière concernant la vente de son appartement à Paris, enquête suspendue suite à son élection en 2017 !

Jacques MARTINEZ, journaliste,
à RTL, de stagiaire à chef d’édition des informations de nuit (1967-2001), pigiste à l’AFP, le FIGARO, le PARISIEN…

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9 Commentaires

  1. Marie-Anne Cohendet, constitutionnaliste, enseignante à l’université Panthéon-Sorbonne, professeur agrégé de droit :
    Le président est rééligible une seule fois consécutivement. Mais il peut très bien faire un troisième mandat à condition qu’il ne suive pas immédiatement les deux premiers. »
    Même si le second quinquennat est écourté de sa propre volonté, il ne sera pas rééligible puisqu’il a déjà été élu 2 fois consécutives et qu’il a exercé 2 mandats (qui lui sont donnés lors de l’élection pour une durée de 5 ans) consécutifs. Le professeur CIHENDET, dans votre citation, ne parle pas de quinquennats complets, mais d’éligibilité et de mandat. Malheureusement pour la France, le Conseil constitutionnel, vu ses dernières décisions, peut en décider autrement en violant allégrement la constitution dont il garant.

  2. Le pauvre, il est a peine 11% d’intention de vote et il a usurpé par 2 fois la magistrature suprême ! Et il croit que l’on va le reconduire ??? Oui on va le reconduire dans un endroit où les gens sont tous………. !!!

  3. Il peut aussi s’appuyer sur l’article 16 de la constitution pour garder le pouvoir. Je crains cependant que s’il réussissait un tel tour de passe-passe, les Français, même s’ils ont été anesthésiés ou hypnotisés par ce gugusse et n’ont donc pas bougé d’un cil, trouveraient la plaisanterie saumâtre et un peu trop répétitive et ce coup-ci le lui feraient savoir et peut-être de manière violente, puisque le résultat des urnes n’est plus pris en compte par le pouvoir du conducator amiénois.