Frictions américano-israéliennes autour de l’avenir de Gaza

 

Gaza c’est loin d’être terminé, comme le disait hier notre amie Thérèse. Et pour cause. Les Américains dont Trump qui ne comprennent rien ni à l’histoire d’Israël ni à l’islam ni aux enjeux ont nommé d’illustres incompétents voire de véritables salopards pour gérer un dossier explosif.

Combien d’amis d’Israël et combien d’amis des Palestiniens dans la liste ?? Horresco referens

L’immonde Erdogan qui en bon musulman hait Israël.

 Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, l’ancien premier ministre britannique  TRAVAILLISTE Tony Blair, l’émissaire spécial américain Steve Witkoff, le gendre du président américain Jared Kushner… le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, Marc Rowan, un milliardaire patron du fonds d’investissement Apollo Global, Le conseil de la paix est censé superviser le travail du comité palestinien chargé d’administrer la bande de Gaza, dans le cadre de la deuxième phase du plan Trump… 

Bref Gaza échapperait donc de fait à Israël, le seul capable de comprendre comment fonctionnent les terroristes palestiniens. Le « conseil  » va donc essayer de faire revivre Gaza en y construisant une Riviera ? En laissant les « palestiniens » reconstruire les tunnels et les abris à terroristes  ?

On comprend que Netanyahu soit prêt à claquer la porte. Et il aurait bien raison. Les Israéliens n’ont pas vécu ce qu’ils ont vécu depuis le 7 octobre pour se retrouver face à la même menace du Hamas réimplanté à Gaza par la bonne grâce des dhimmis qui ne savent pas que les fanatiques palestiniens ne sont là que pour tuer du juif, pour tuer les juifs, pour voler Israël à leurs légitimes propriétaires à coups d’enlèvements, d’intifada, de meurtres et autres assassinats. Si on laisse Trump et ses amis s’occuper de Gaza ce sera un second Auschwitz. Pour le coup et pour la première fois depuis qu’il a été élu je suis en désaccord avec Trump.

En tout cas il me semble que les seules personnes qualifiées pour gérer Gaza et son avenir c’est les Israéliens, personne d’autre… A suivre!

Christine Tasin

 

Les États-Unis accélèrent la mise en œuvre de la seconde phase de leur plan pour Gaza, malgré les réserves exprimées par Benyamin Netanyahou.

D’après Axios, ces critiques ont été formulées après l’annonce de la composition du futur conseil exécutif, incluant des représentants turcs et qataris, sans que cela ne modifie la stratégie de Washington. Les conseillers du président Trump avancent vers la « phase deux » du plan de paix pour Gaza, malgré les objections exprimées par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, rapportent plusieurs sources proches du dossier, citées par Axios.

 « C’est notre spectacle, pas le sien. Au cours des derniers mois, nous avons réussi à faire à Gaza ce que personne ne croyait possible, et nous continuerons à avancer », a déclaré un haut responsable américain à Axios au sujet du Premier ministre israélien.

La tension s’est cristallisée après la publication par Benjamin Netanyahou d’un communiqué, dénonçant la composition du futur conseil exécutif chargé de la gouvernance de Gaza, annoncé par la Maison Blanche le 16 janvier. Parmi ses membres figurent notamment le ministre turc des Affaires étrangères et un haut responsable qatari — une perspective à laquelle le dirigeant israélien est opposé depuis longtemps, estimant que ni Ankara ni Doha ne devraient jouer un rôle dans l’administration de Gaza. D’après Axios, l’annonce a pris le Premier ministre israélien de court, aucune concertation préalable n’ayant eu lieu avec Israël. Interrogé par Axios sur la réaction de Benjamin Netanyahou, un haut responsable américain a expliqué qu’il n’avait pas été consulté sur la composition du comité, car il ne disposait, selon Washington, d’aucun droit de regard sur cette décision. La même source a laissé entendre que, si les États-Unis devaient gérer le dossier de Gaza, cela se ferait selon leurs propres modalités, sans entrer dans un bras de fer politique avec Israël.

Ainsi, Benjamin Netanyahou se retrouverait face à une alternative claire : soit accepter la stratégie américaine, soit envisager un retour des troupes israéliennes à Gaza, avec un retrait concomitant de l’implication américaine. Toujours selon Axios, un écart persiste entre la relation personnelle suivie que Donald Trump maintient avec Benyamin Netanyahou et l’irritation croissante de plusieurs responsables américains face à la rigidité de la position israélienne sur Gaza et sur d’autres dossiers régionaux. Au sein de l’administration, certains redoutent qu’en l’absence d’avancées sur la deuxième phase du plan, Israël ne choisisse de reprendre les combats.

Source RT France

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16 Commentaires

  1. En finalité Trump en pur américain veut Israël comme base de départ américaine pour encercler l’extreme Orient par le Sud, et pas seulement Gaza. Comme il vise le Groenland et le Canada pour encercler l’Asie/Russie. Mettre Israël sous tutelle des USA est son but ultime. Il va tomber de haut, du Tres Haut…….

  2. La logique de Netanhyahou est fondamentalement d’achever de coloniser la Cisjordanie et de disperser les Palestiniens vivant à Gaza partout dans le monde, sachant bien qu’en fait ce sera surtout en Europe. On peut légitimement reconnaître à Israël le droit d’exister mais pas au détriment des peuples européens. La sécurité du peuple israélien ne peut se réaliser sur le dos des peuples européens. Les craintes énoncées dans cet article sont réelles mais il n’y a pas de solution idéale et les pays arabes ayant reconnu Israël, comme la Jordanie, l’Egypte, les Emirats arabes unis ne souhaitent pas s’impliquer dans ce projet. Et le fait que les USA s’investisse beaucoup dans ce projet est malgré tout une garantie pour les Israëliens.

  3. Netanyahou pense existentiel, tandis que Trump pense business … L’un lutte pour sa vie, l’autre pour son portefeuille. Et l’argent reste le nerf de la guerre.

  4. Bravo et merci chère Christine pour ce texte d’une remarquable lucidité sur la politique de l’administration US au proche orient. 2 remarques cependant: il n’y a aucune naïveté chez Trump et les siens par rapport à l’islamisme, à Erdogan etc…C’est en parfaite connaissance de cause qu’ils soumettent Israël à un danger mortel. Heureusement, le gouvernement israélien sous la direction de Bibi est parfaitement conscient du danger et poursuit la « guerre de renaissance ». Par ailleurs, chère Christine, la politique de l’administration Trump est également une impasse en Europe. Que font concrètement les États-Unis pour CONTRAINDRE la junte bandériste de Kiev à cesser sa guerre désespérée contre la Russie. Je ne parle même pas de la grave crise avec le Danemark. On pourrait aussi évoquer le brigandage US en Amérique latine, les menaces sur le Canada…Remarques fraternelles que j’espère être une contribution au débat indispensable entre patriotes souverainistes sincères. Amitiés résistantes.

    • Merci cher Gérard pour ce long et intéressant commentaire ; et je partage entièrement ton point de vue sur les lenteurs de Trump à imposer à Zelensky la botte de Poutine, c’est la seule solution pour tout le monde et ça passe par une mise à l’abri des Russophones du Donbass notamment. Bon on ne peut pas être bon partout et je me console en me disant qu’avec un Biden ou un Obama cela aurait êté bien pire…

  5. Bonjour,

    Bravo Christine !!

    Nous négligeons totalement l’abominable Etat colonial turc qui revient à son essence criminelle qu’il n’a jamais vraiement quitté …

  6. Ce qui donne envie d’hurler, c’est que le Hamas est la déclinaison palestinienne du mouvement des Frères Musulmans, tout comme le parti d’Erdogan en est la déclinaison turque. Le gouvernement Qatari est aussi la transposition locale de cette idéologie.
    Bref, trois frères jumeaux.
    Comment Trump peut-il autant se fourvoyer et croire que les Turcs (ou les Qataris) agiront pour désarmer leur alter ego ?
    La réponse semble connue, une partie des influenceurs américains est achetée par le Qatar. En premier lieu, Steve Witkoff, le négociateur en chef de Trump pour le proche-orient, cf. https://www.i24news.tv/fr/actu/international/ameriques/artc-qatar-gate-le-fils-de-l-emissaire-americain-accuse-d-avoir-leve-des-milliards-aupres-de-doha

    N.B. les autres États arabe de la région ont, eux, interdit ce mouvement.

    • Bonjour,

      Tu as tout dit, Pikachu !

      Mais c’est plus profond : Il y a des constantes américaines abominables comme ce tropisme turc …

    • A-t-il vraiment cru en bon milliardaire bon enfant on pourrait presque dire en comparaison des autres, que tout milliardaire qui se respecte ne pouvait s’intéresser qu’à la multiplication des milliards ? Au cas où avec le M-O et sa tournée à 1000 milliards de promesse d’investissement il s’est fait hameçonner bien comme il faut, m’étonnerait qu’il ne le comprenne toujours pas . A l’allure où ça va à la fin de sont mandat les 1000 milliards seront toujours chez les entorchonnés auxquels il aura concédé de plus en plus de choses. Quand je pense qu’il y a peu les seuls à fréquenter le q étaient le pauvre Lavrov sur ordre du Kremlin (j’aime assez bien Lavrov) le palestinien Abbas et les haut-gradés du hamas et maintenant grâce à cet abruti de DT tout de même la planète entière est là à se les disputer, il leur a ouvert les portes de la RDC un des derniers pays chrétiens à 98 % d’Afrique …Alors bon son traitement interne de l’immigration etc oui mais en interventions internationales il devient désastreux .

      • Ce que l’on sait de la vision de Trump, c’est que sa vision du monde est, en définitive, celle d’une confrontation majeure : Chine contre USA. L’Islam comme menace mondiale ne vient qu’après.
        Même le plan de paix pour Gaza ne s’inscrit QUE dans l’optique de la guerre contre la Chine.
        Il s’agit de faire de Gaza, le point de départ du film projet américain visant à créer une autre Nouvelle Route de la Soie.
        Le « corridor Inde – Moyen-Orient – Europe ».
        Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Corridor_économique_Inde-Moyen-Orient-Europe

        Ce corridor débutant à Gaza constitue la riposte américaine au projet de Nouvelle Route de la Soie de Xi Jinping. C’est donc, en définitive, bien la Chine qui est en tête de la vision géopolitique globale de Trump et c’est vraisemblablement ce même souci de contrecarrer la Chine qui explique la fixette de Trump sur le Groenland.

        • Passionnante analyse Pikachu merci beaucoup on réutilisera ton commentaire dans un prochain article sur Trump si Antiislam a le temps de faire celui que je viens de lui demander.