J’ai écouté Rachida Dati, interviewée par Sonia Mabrouk sur Europe 1, et un de ses leitmotiv pour écarter la concurrence de droite pour la mairie de Paris (on pense à Sarah Knafo), tout comme le fait Marine Le Pen vis-à-vis de Reconquête, c’est de dire « nous sommes la seule alternative » et voter pour un autre parti, c’est diviser et risquer de faire perdre la droite (à supposer que le RN soit de droite… tout comme Rachida Dati, ministre d’Emmanuel Macron… ce qui est une autre histoire…).
Or, cette dialectique assez autoritaire, culpabilisante et menaçante, pour vampiriser son camp, se fracasse sur quelques principes qu’il faut rappeler en politique, comme dans le reste d’ailleurs.
L’unité ne peut pas être obtenue par la contrainte. Dans une démocratie, chacun vote selon ses convictions, pas sous la menace de culpabilisation. Dans une démocratie, le vote est un droit libre, pas une obligation morale envers un candidat. L’unité politique ne peut pas être imposée par la peur d’une défaite, sinon ce n’est plus une unité fondée sur l’adhésion mais sur la contrainte. Demander un vote au nom de la discipline ou de la culpabilité revient à nier la diversité d’opinions qui existe légitimement au sein d’un même camp. Le pluralisme est une richesse démocratique, pas une faiblesse. La démocratie précède la stratégie électorale.
Si un camp perd parce qu’il n’arrive pas à convaincre, ce n’est pas la faute des électeurs, mais du projet ou de la stratégie. Dire « si vous ne votez pas pour moi, vous ferez perdre notre camp » inverse la logique. Une défaite électorale est le résultat d’un manque d’adhésion, pas d’un excès de liberté. Si un projet ou un candidat n’arrive pas à rassembler suffisamment, ce n’est pas la responsabilité de ceux qui ne sont pas convaincus. La démocratie repose sur la capacité à convaincre, pas à faire taire les désaccords. Le vote est une conséquence, pas une cause artificielle.
Faire porter aux électeurs la responsabilité d’une défaite, c’est éviter de se remettre en question. Faire porter la responsabilité d’un éventuel échec sur les électeurs est une manière d’échapper à toute autocritique. Ce type de discours transforme le débat politique en chantage moral : « Soit vous votez pour moi, soit vous êtes responsables de la défaite ». Or, exiger un soutien sans discussion ni remise en question affaiblit la confiance et le débat démocratique. La critique et le désaccord sont légitimes, même au sein d’un même camp. La loyauté aveugle n’est pas une vertu démocratique.
Si un candidat veut l’unité, c’est à lui de rassembler, pas aux électeurs de se taire. L’unité politique n’est pas un dû, c’est un travail. Si un candidat se présente comme rassembleur, il doit en assumer la responsabilité : écouter, dialoguer, faire des compromis, intégrer les sensibilités différentes. Demander aux électeurs de s’aligner sans discussion, c’est confondre unité et uniformité. Un vrai rassemblement se construit par l’adhésion, pas par l’injonction : le leadership consiste à rassembler, pas à sommer.
L’unité par la menace, ce n’est plus de l’unité, c’est du chantage. Cet argument repose davantage sur la peur que sur le fond. L’unité ne peut pas être crédible si elle repose sur la menace d’un échec ou sur la culpabilisation des électeurs. Une unité obtenue par pression est fragile, artificielle, et souvent contre-productive. Elle masque les désaccords au lieu de les traiter : la peur n’est pas un projet politique.
L’unité ne se construit pas en culpabilisant les électeurs. L’unité n’est pas un acte autoritaire. Les électeurs ne sont pas responsables de l’échec d’un candidat, alors que celui-ci n’a pas su convaincre. Culpabiliser n’a jamais fait un programme.
Albert Nollet
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Rachida Dati se défend toujours becs et ongles et ne se laisse jamais déstabiliser. Son procès sera au mois de septembre et elle sera peut-être inéligible. C’est une ogresse qui veut toujours plus d’argent d’où qu’il vienne, qui pactise avec les macronistes pour conserver son salaire de ministre et qui ne tendra jamais la main ou fera quelque accord avec un autre candidat à la mairie de Paris. Elle peut encore et toujours remercier Sarkozy qui l’avait mise au devant de la scène. https://www.ouest-france.fr/politique/rachida-dati/affaire-carlos-ghosn-rachida-dati-sera-jugee-pour-corruption-du-16-au-28-septembre-2026-aaa2c146-9d0c-11f0-b811-6c36c51f00fc
Le vote utile c’est Sarah Knafo, le vote inutile pour la continuité et encore plus de musulmans c’est Rachida Dati. Choisissez bien les parisiens.
Ils utiliseront les mêmes méthodes avec les ersatz qu’avec le FN ou RN tout en s’en servant habilement pour cliver chez les ‘fachos’.
C’est évident, puisque ça marche depuis des décennies.
cette Dati mange à tous les rateliers pour essayer de garder un poste dans le gouvernement de pourris actuels
Vu le sien de râtelier, on s’aperçoit qu’elle a les dents longues.