50 gardes à vue pour la Confédération paysanne ayant envahi une annexe du Ministère

Mercredi, des adhérent·es du syndicat agricole Confédération paysanne ont manifesté devant le ministère de l’agriculture contre l’accord commercial UE-Mercosur. © Dimitar Dilkoff/AFP

Désolée je n’ai pas vraiment respecté l’orthographe et certaines tournures du texte originel ci-dessous. Je ne pouvais pas décemment proposer sur Résistance républicaine un texte écrit en écriture inclusive et autres « celles et ceux »… Certes j’ai laissé la « décolonisation de l’agriculture » pour ne pas dénaturer le texte, mais j’ai eu du mal….

Monique B

Les manifestants de la Confédération paysanne s’invitent dans une annexe du ministère de l’agriculture, au moins 50 gardes à vue

 Mercredi, une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne sont entrés dans une annexe du ministère de l’agriculture à Paris. Ils l’ont occupée pendant une heure, avant d’être délogés. Ce jeudi, au moins 50 membres du syndicat agricole sont en garde à vue.

L’enjeu de ce rendez-vous était de dénoncer la politique agricole du gouvernement. La Confédération paysanne s’oppose à la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (notre article), ainsi qu’à la signature de l’accord de libre-échange UE-Mercosur. L’objectif était aussi d’exiger la «décolonisation de l’agriculture». Des agriculteurs d’outre-mer étaient venus pour clamer «la solidarité entre les paysans». Et pour contester l’accaparement, selon eux, des subventions publiques par un petit nombre d’exploitants et de grands groupes agro-industriels.

Les manifestant·es ont déployé leur banderole dans la cour intérieure d’une annexe du ministère de l’agriculture. © Dimitar Dilkoff/AFP

Les manifestants ont pénétré dans cette annexe du ministère de l’agriculture, «à pied et sans aucune violence», défend le syndicat, puis ont déployé plusieurs banderoles.

Une heure après le début du rassemblement, la police a évacué les lieux et interpellé 50 personnes, selon la préfecture. Elles ont été placées en garde à vue, a annoncé le préfet dans la soirée, précisant que le groupe de paysans avait «pénétré sans autorisation l’enceinte extérieure d’une annexe du ministère de l’agriculture» et que ces faits étaient «constitutifs d’un grave trouble à l’ordre public et de plusieurs délits».

La préfecture a par ailleurs indiqué qu’un représentant du ministère de l’agriculture avait déposé plainte.

«Deux poids deux mesures»

De son côté, la Confédération paysanne évoque 52 gardes à vue, parmi lesquelles ses trois porte-parole à l’échelle nationale, ainsi que le président de la chambre d’agriculture de Guyane, Jean-Yves Tarcy. Le syndicat appelle à un rassemblement ce jeudi à la mi-journée, devant le commissariat du 18ème arrondissement, pour demander leur libération «immédiate» et protester contre «le deux poids deux mesures de ce gouvernement dans la répression syndicale et dans les réponses politiques aux demandes» des agriculteur·ices.

Cette mobilisation intervient au lendemain d’une nouvelle salve d’annonces gouvernementales. Le premier ministre Sébastien Lecornu a promis une «loi d’urgence agricole» portant sur la prédation (du loup, notamment), l’eau et les moyens de production. Ces mesures recoupent les revendications de l’alliance FNSEA-Jeunes agriculteurs, syndicats agricoles majoritaires.

La FNSEA, qui a longtemps été le seul interlocuteur de l’État avant l’émergence d’autres syndicats – notamment la Confédération paysanne, en 1987 –, est régulièrement accusée par les autres forces d’imposer son ordre du jour à l’État. «Nous demandons la fin de cette cogestion insupportable de la FNSEA et du ministère de l’agriculture», a dénoncé Fanny Métrat, l’un des porte-parole de la Confédération paysanne, pendant l’action.

«La FNSEA peut faire défiler 400 tracteurs et est reçue en grande pompe par Yaël Braun-Pivet et le premier ministre. Nous, à chaque fois qu’on se mobilise, tout ce qu’on obtient, c’est de la répression», abondait alors Thomas Gibert, également porte-parole du syndicat. Vendredi dernier, avec Stéphane Galais (le troisième porte-parole), il avait été interpellé au pied de l’Arc de Triomphe, où il attendait six tracteurs après une opération escargot sur le boulevard périphérique.

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2 Commentaires

  1. La fnsea et les gouvernements, c’est comme l’umps et les gauchiasses, cul et chemises, gamellards et trahisons.
    Pas d’alliances avec ces racailles.