Faut-il attendre que les policiers meurent pour que les politiques comprennent la gravité de la situation ?

Un policier (35 ans) a peur pour sa femme et leurs deux petits garçons

Manuel Ostermann est premier vice-président du Syndicat de la police fédérale (DPolG).
Le vice-président du Syndicat de la police fédérale allemande ne dissimule pas ses opinions conservatrices. À présent, Manuel Ostermann est manifestement en ligne de mire de l’extrême gauche allemande.

« Je vais t’éventrer et je boirai ton sang », « Un type comme toi ne devrait pas mettre d’enfants au monde », « Nous savons où tu habites » … Il n’y a même pas quatre mois encore que Manuel Ostermann a parlé, lors d’une rencontre policière dans la région d’Uckermark, de la situation sécuritaire préoccupante en Allemagne mais aussi de menaces contre sa propre personne.
Il exprime des inquiétudes
Lors du « Malchower Format », une rencontre annuelle organisée dans une église de Malchow, une ville jumelée entre autres avec Arques-la-Bataille en France, le vice-président du Syndicat de la police fédérale allemand (DPolG) avait exprimé certaines inquiétudes, car ce n’est pas seulement depuis la sortie de son livre « Deutschland ist nicht mehr sicher (L’Allemagne n’est plus sûre) que cet homme de 35 ans, qui pose un regard critique sur la société, est exposé à des attaques massives.

Ce mardi 13 janvier, le policier fédéral a confirmé à notre journal Uckermark Kurier que le tout avait atteint à présent un palier entièrement nouveau. En début de semaine ont été publiés des appels à des attentats contre sa personne, a déclaré Manuel Ostermann dans le cadre de l’entretien avec la rédaction.

Relation avec le Vulkangruppe ?
Extrait du texte original du document : « Ostermann, espèce de facho, afin que tu saches à qui tu as affaire maintenant. Nous sommes la Brigade antifasciste 161 et nous nous sommes regroupés à l’appel de Shurjoka de créer des bandes. Pour combattre tous les fascistes, comme toi, Ostermann. Puis nous sommes entrés en contact avec elle et l’avons activement soutenue pour son documentaire sur Discord et étroitement collaboré avec elle. … Comme le dit Shurjoka : „Si le fascisme revient, je serai militante“. Nous suivrons désormais cet exemple et son appel et nous n’avons absolument rien à envier à nos frères du Groupe Vulkan. »

Le groupe d’extrême gauche Vulkan-Gruppe avait reconnu être l’auteur du récent incendie d’une infrastructure fragile à Berlin, à la suite duquel des centaines de milliers de personnes avaient été privées des journées entières d’électricité et de chauffage. Selon Ostermann, les courriers relatifs à « Action/Attentat Ostermann » sont parvenus par courriel aussi bien à lui personnellement qu’au bureau présidentiel de la police de Berlin et au syndicat de la police allemande : « Il était fait appel concrètement à un attentat contre ma personne. » En pièce jointe au courriel figurait une carte géographique, qu’il n’a certes pas pu ouvrir, et qui mentionnait des sites, « mais je présume qu’on peut y voir des endroits où je pourrais probablement me trouver. »

Toute l’affaire est maintenant entre les mains de l’office de la police judiciaire LKA et de la police de Berlin, a précisé le vice-président du DPolG à notre journal : « Des mesures nécessaires y sont à l’étude. » Il fait confiance au travail des autorités de sécurité, a souligné le fonctionnaire fédéral, « sachant que des mesures y seront prises en vue de me protéger moi-même ainsi que mon entourage. » Car l’additif à l’appel « Si vous croyez que nous ne sommes pas sérieux, vous vous trompez ! » (citation de l’original) ne laisse pas beaucoup de marge d’interprétation, selon sa conviction.

Inquiétude extrême

Il pense dans ce cas notamment à sa femme et à leurs deux petits garçons, pour lesquels il se fait le plus de soucis évidemment, ajoute le père de famille visiblement ému : « Désormais, je serai encore plus prudent que d’habitude. Mais je ne cède pas aux délinquants l’emprise sur mon quotidien. Je ne leur donnerai pas autant de pouvoir. J’ai appris à gérer cela et ne permettrai pas que mes pensées et mes actes soient affectés par ces tentatives d’intimidation. Ce qui me manque toutefois, c’est le grand cri d’indignation de la société dans son ensemble – et pas seulement en ce qui concerne les menaces actuelles contre ma personne. De plus en plus de personnes sont finalement touchées. »
Il y a quelques jours à peine a eu lieu un incendie criminel dans la propriété d’Andreas Büttner, délégué à l’antisémitisme dans la région Uckermark. Des triangles Hamas rouges ont été tagués sur un des bâtiments, le lendemain est parvenu à l’homme politique un courrier lui aussi orné de symboles du Hamas, avec des menaces flagrantes de mort. La police a offert entre-temps une récompense de 10 000 euros pour l’arrestation du coupable.
« Aveugle de l’œil gauche »

Ostermann pose la question : « Faut-il que quelqu’un soit retrouvé à moitié mort dans un coin, pour que la politique admette enfin que quelque chose se retrouve dans une situation extrêmement critique ? C’est avant tout de l’œil gauche qu’on est aveugle en Allemagne, ce qui encourage encore davantage les criminels. Ils sont désormais à ce point sûrs d’eux qu’ils rendent publics au préalable des appels à des attentats. C’est la preuve d’une arrogance incompréhensible et un indice certain qu’ils craignent zéro répression. Alors que le danger émanant de l’extrême gauche est à présent une des plus grandes et des plus dangereuses menaces que l’Allemagne ait connues au cours de son histoire. »
Manuel Ostermann est persuadé que si l’appel avait été dirigé par exemple contre le mouvement écologiste ou bien provenait du camp de la droite, des déclarations politiques auraient eu lieu depuis longtemps.
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3 Commentaires

  1. La France n’est plus sûre elle aussi. L’insécurité est partout, dans les rues, dans les transports, dans les écoles. Les églises brulent accidentellement comme Notre Dame de Paris qui a bien failli disparaitre. Un méchant mégot baladeur qui a réussi deux départs de feu à 50 mètres de distance. Incroyable mais vrai ! Barrez-vous les jeunes d’une France moribonde où le pire est devant nous. C’est pas Gérard Collomb, ancien ministre, qui m’aurait contredit avec son face à face prévisible.

    • Même dans ma petite ville de Provence d’à peine plus de six mille habitants, il est désormais très dangereux de sortir le vendredi ou le samedi soir! Déjà au moins trois personnes assassinées ces dernières années, et même des rafales de Kalashnikov criblant de temps à autres certaines facades!… C’est çà désormais au quotidien, la « Douce France » de Macrotte et de ses séides!