Il semble que l’Iran soit dans le coeur du cyclone, traversant la crise la plus grave depuis des années, avec une vague de manifestations nationales qui a débuté fin décembre 2025 autour de l’effondrement économique (inflation autour de 40 à 60%, chute du Rial, pénuries, chômage, mots d’ordre appelant à la chute du régime des mollahs, Mort à Khamenei, Mort au dictateur, appels au retour du Shah, etc.
Les protestations touchent les 31 provinces, y compris des bastions traditionnels du régime.
Elles ont culminé début janvier avec des journées à plusieurs centaines de manifestations simultanées (parfois plus de 150 par jour), des grèves générales (surtout à l’ouest et dans les zones kurdes/baloutches), des attaques contre des bâtiments publics, des banques incendiées, des portraits de Khamenei et des drapeaux brûlés…
Coupure Internet nationale quasi-totale depuis le 8 janvier avec brouillage de Starlink (fournisseur Internet par satellite qui permet d’accéder à Internet haut débit). Le régime est aux abois, il cherche à empêcher la coordination et à masquer l’ampleur de la répression.

La répression est sans pitié, le régime répond aux manifestations par la violence :
– Les manifestants sont maintenant qualifiés de « terroristes » et non plus seulement d’ »émeutiers » ce qui justifie la réponse militaire.
– Usage massif de balles réelles, plusieurs centaines de morts selon les ONG, certaines sources parlent même de 6 000 victimes selon les estimations les plus hautes.
– Plus de 2 000 arrestations recensées, hôpitaux débordés, rumeurs de massacres de masse dans certaines villes.
– Déploiement croissant des « Gardiens de la Révolution » la police et les Basij sont dépassés.
– Appels à l’aide à des milices irakiennes pro-iraniennes pour aider à réprimer .
Khamenei et les autres dirigeants disent qu’ils ne reculeront pas devant des saboteurs et justifient la répression en affirmant que les manifestations seraient une continuation de la guerre contre Israël et les Etats-Unis..
Le contexte économique et géopolitique n’arrange pas les choses…
– Économie en ruine : sanctions, frappes américano-israéliennes massives en 2025 sur le programme nucléaire et les infrastructures militaires. Le programme nucléaire serait très endommagé, et les missiles seraient eux aussi touchés.
– Perte d’influence régionale : chute d’Assad en Syrie, affaiblissement grave du Hezbollah, Hamas décimé…
– Menaces externes : Trump menace d’intervenir militairement si les Ayatollahs massacrent massivement le peuple et Israël répète qu’il ne laissera pas reconstruire la force nucléaire ni les missiles.
Perspectives à court/moyen terme
Trois scénarios semblent possibles au moment où j’écris, mardi soir 13 janvier.
– Répression réussie mais coûteuse (scénario le plus probable à court terme).
Le régime écrase le mouvement comme en 2019 et 2022, mais au prix de centaines (voire de milliers) de morts supplémentaires, d’une fracture encore plus profonde avec la société, et d’une économie qui s’effondre davantage. Dans ce cas il est probable que la coupure Internet continuera plusieurs semaines… mais je ne vois pas le régime des mollahs survivre ad vitam aeternam, après que le peuple aura offert tant de jeunes victimes à la guerre et à la répression.
–Épuisement mutuel et basculement Si la répression ne suffit pas (grèves qui paralysent, désertions dans les forces de sécurité, pertes importantes chez les Gardiens), le régime peut entrer en phase de survie très précaire en attendant l’apparition de l’homme providentiel qui ralliera tous les mécontents. Certains analystes parlent d’un « moment 1978-79 » mais sans opposition unifiée claire à l’intérieur.
– Intervention extérieure (probabilité faible mais non nulle)
Si les images de répression massive passent malgré le black-out, Trump pourrait ordonner des frappes ciblées sur certains sites, ce qui pourrait accélérer la chute ou au contraire souder temporairement autour du régime.
Bref, l’Iran est dans une phase très critique : le régime tient encore par la force brute, mais il est plus isolé, plus pauvre et plus détesté qu’à n’importe quel moment depuis 1979. La question n’est plus « est-ce qu’il peut tomber ? » mais « quand et à quel prix ? «
Jeanne La Pucelle
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C’est le début de la révolte des iraniens opprimés par des gens qui se prennent pour des ambassadeurs d’un Dieu cruel, tyranique, inquisiteur.. C’est dramamtique que le vrai Dieu laisse encore des tueries se faire pour des croyances sectaires, répressives, dictatoriales à notre époque. Mais tout changement important sur Terre s’est toujours fait avec beaucoup de victimes innocentes. En France pour changer le pouvoir central royal en République démocratique il y eu près d’un million de morts pendant la révolution, et la guerre civile qui en a découlé. Il n’y avait pas de Trump à l’époque qui voulait intervenir. Car si Trump veut intervenir dans ce carnage, c’est pour avoir la mainise sur l’Iran exportateur de pétrole à la Chine, pour emmerder la Chine, comme ce qu’il a fait au Vénézuela. Car il y a sur Terre encore beaucoup de dictateurs même islamiste qu’il faudrait faire tomber, mais sans intérêt stratégique pour les USA.
Les lois noachiques : une séduction religieuse à la lumière des avertissements bibliques sur la fin des temps
En résumé, les lois noachiques ne sont pas des lois bibliques au sens strict, mais une réflexion morale issue du judaïsme rabbinique. Elles peuvent être vues comme une tentative humaine de définir des règles éthiques universelles, mais elles ne doivent pas être confondues avec la révélation biblique elle même ni présentées comme une obligation divine clairement établie dans les Écritures. suite sur, https://comprendrelaprophetie.ca/
il faudrait surtout qu’ils dégomment les » rabi jacob » qui sont à la manœuvre pour déstabiliser le pays.
Nous n’avons rien à faire dans ce foutoir occupons nous de défendre nos paysans.
On est forcément concernés non seulement par humanité et parce que quoi qu’il arrive nous récupérons des gens qui parent et c’est souvent des bourreaux qui arrivent chez nous !