Méluche découvre le concept de « trop c’est trop » (seulement en année pré-présidentielle)

Illustration IA

Hier encore, traiter le CRIF de lobby génocidaire, partager des montages fabriqués par le Hamas ou expliquer que l’antisémitisme c’est surtout  « la faute des sionistes qui instrumentalisent le mot », tout cela passait dans la catégorie « débat pas facile  mais nécessaire »  chez LFI. C’était même plutôt recommandé pour garder la base chaude…

Et puis patatras.

Nous sommes en janvier 2026. 2027 se profile à l’horizon  Et là, la cata : Frontières sort les archives Twitter d’Yves Bouteiller (tête de liste LFI à Romilly-sur-Seine, commune de 14 000 âmes,  c’est soudain la panique au siège….

En moins de 24 heures : 

– coup de fil paniqué aux cadres,
– petite réunion Zoom en urgence,
– communiqué diplomatique niveau nous condamnons fermement les propos qui peuvent être perçus comme… euh… maladroits
– retrait pur et simple de l’investiture.

C’est beau comme une conversion sur le chemin de Damas… version sondages Ifop.

Car enfin, comprenons-nous bien :
Ce n’est pas la morale qui s’est réveillée chez Jean-Luc Mélenchon.
Ce n’est pas non plus une soudaine tendresse pour la communauté juive de France.

Non.

C’est beaucoup plus simple, et surtout beaucoup plus cynique :

Les chiffres sont tombés.

Et les chiffres disent que, même en additionnant tous les quartiers populaires, tous les descendants d’immigrés maghrébins et subsahariens en âge de voter, même en mobilisant à 85 % les 18-24 ans des cités… ça ne suffit pas pour passer au second tour en 2027.

Il manque 4 à 7 points. Et ces points-là, ils se trouvent chez les retraités de banlieue pavillonnaire, les classes moyennes supérieures de province qui détestent à la fois Le Pen et les révolutionnaires en keffieh, et surtout… chez les Français juifs qui, jusqu’à récemment, votaient encore très majoritairement à gauche.

Bref : l’antisémitisme  « de combat  » qui faisait vibrer la salle de la Mutualité en 2022 est devenu, en 2026, un produit à très forte décote électorale.

Alors on range les caricatures du Juif au nez crochu dans le dossier  éléments de langage 2018-2024 – à ne plus jamais ressortir , on met un filtre modération  sur les comptes des candidats municipaux, et on répète en boucle le nouveau mantra :
 L’antisionisme n’a rien à voir avec l’antisémitisme, mais chut, on va quand même éviter de le crier trop fort pendant 18 mois. 

Ainsi va la grande mue stratégique de la France insoumise :
De Qui a peur de la révolution ?  en 2022  à   Chut les copains, on fait profil bas, les vieux de Neuilly et les retraités de Périgueux nous regardent  en 2026.

Et quelque part, dans un petit appartement de Romilly-sur-Seine, Yves Bouteiller doit se demander pourquoi soudain ses tweets d’hier, qui faisaient rigoler ses 842 followers, sont devenus radioactifs.

Réponse simple :  parce que 2027 approche et que l’arithmétique électorale, elle, ne connaît ni l’idéologie, ni la révolution permanente.

Elle connaît juste les additions… et les soustractions.

En tout cas ne nous privons pas de ricaner et ridiculiser les « Insoumis » si soumis à ce que l’autre pense quand il s’agit de gagner des élections…

Si au moins nos amis juifs étaient un peu moins harcelés, vilipendés, menacés… pendant cette campagne, même si c’est pour se mauvaises raisons… pour une fois que Méluche pourrait servir à quelque chose…

Christine Tasin

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7 Commentaires

  1. =====
    ◙ « Sébastien Delogu m’a mis une cible dans le dos… » : Le témoignage accablant contre le député LFI | 12/01/2026
    ○ YOUTUBE (@Europe1 – PASCAL PRAUD) : https://tinyurl.com/44snp4wn
    ► DURÉE : 20mn30s
    ► DESCRIPTION :
    → le député LFI Sébastien Delogu qui comparaîtra le 9 juin prochain devant le tribunal correctionnel de Marseille pour recel de vol ainsi que « le haut-commissariat à la diversité » souhaité par Emmanuel Macron.

  2. les collabos gauchistes antisémites n’ont pas fini de rétropédaler pour gagner de partout où ils le peuvent : aux citoyens de ne pas tomber dans le panneau

  3. Mélenchon, aux dents jaunes, à la mèche grasse, à l’haleine surie, fleurant bon la naphtaline antisémite, est l’archétype même du stalinien dyspeptique.

  4. Dalil Diab, chef de file LFI pour les municipales à Tourcoing (59), soutient Dieudonné sur ses réseaux, se moque d’une otage du 7 octobre et accumule les propos antisémites