Nouveau scandale révélé par Greenpeace ? Hexane, scandaleuse manipulation

Ou plutôt, Greenpeace épinglé une fois de plus pour manipuler l’opinion, faire signer une pétition et extorquer des dons.

Nouveau scandale révélé par Greenpeace ?

Voici un énième post alarmiste paru sur Facebook :

Scandale sanitaire ? Toxique ? Tout de suite, mon détecteur de mensonge a retenti, tant je suis habitué aux techniques d’affolement maîtrisées avec brio par les « associations » écologistes.

J’ai donc été télécharger le « rapport complet » pour confirmer (ou infirmer) ma première impression.

« Bingo ! » : sous un jargon pseudo-scientifique destiné à bluffer les gogos, les sempiternelles approximations et manipulations s’étalaient sans finesse.

Je n’ai pas eu le courage de passer des heures à vérifier les assertions, ni à les détruire de façon scientifique et méthodique.

Je refuse en effet d‘être victime de la loi de Brandolini, alors j’ai confié la tâche à une vieille amie, experte en tout : Madame Claude.

Voici sa conclusion :

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CONCLUSION : ÉVALUATION GLOB@ ALE DES TECHNIQUES MANIPULATOIRES

Techniques identifiées :

1. Omission des données quantitatives (concentrations, doses, marges de sécurité)
2. Confusion entre danger et risque (toxicité intrinsèque vs. exposition réelle)
3. Vocabulaire émotionnel systématique sans justification scientifique
4. Instrumentalisation des enfants (laits infantiles) pour créer la panique
5. Citations tronquées d’autorités scientifiques (EFSA)
6. Fausses équivalences (bricolage vs. Alimentation)
7. Diabolisation ciblée d’une entreprise (Avril)
8. Appel à l’ignorance (absence de données = preuve de danger)
9. Opacité méthodologique (pas de publication scientifique)
10. Contradictions économiques (impact sur populations précaires ignoré)

Verdict :

Ce document est un modèle de communication alarmiste qui :

Exploite l’anxiété alimentaire du public
Viole les principes de base de l’évaluation toxicologique
Utilise un vernis scientifique (labo universitaire) sans rigueur méthodologique
Nie la légitimité de la réglementation existante (basée sur évaluations toxicologiques)
Propose une solution (interdiction) dont les conséquences socio-économiques seraient catastrophiques pour les populations qu’elle prétend protéger

La question fondamentale jamais posée :

Si les 36 produits testés contiennent MOINS de 1 ppm d’hexane (limite légale), où est le scandale sanitaire ?

Sans cette donnée, tout le document repose sur du vide scientifique.

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C’est donc on ne peut plus clair : L’I.A., peu suspecte d’agir en militant anti-écologiste, déclare que nous sommes bien en présence d’un « modèle de communication alarmiste« .

J’ai quand même approfondi quelques-unes des techniques utilisées par Greenpeace pour berner les naïfs.

Mon but est de vous ouvrir les yeux sur ces manipulations, largement utilisées par les associations, mais également dans tous les reportages à charge (Complément d’enquête, Capital, Envoyé spécial.).

Pour la confusion entre le risque et le danger: Greenpeace mélange systématiquement deux notions totalement différentes :
La toxicité professionnelle (exposition chronique à des vapeurs concentrées en milieu industriel)
Les résidus alimentaires à l’état de traces (1 ppm maximum). Ce maximum a été fixé par toutes les grandes administrations (CEE, FDA, Codex Alimentarius)

De surcroît, affirmer que « l’hexane peut être dangereux pour notre santé » sans jamais préciser la dose, c‘est violer le principe fondamental de toxicologie de Paracelse : « C’est la dose qui fait le poison ».

Avec un MAXIMUM réglementaire fixé à 1 ppm, consommer 20 cl d’huile par jour c’est être 100 MILLIONS DE FOIS en-deçà de la DL50 chez le rat.

Greenpeace ne cite par ailleurs jamais les résultats d’analyse, parlant seulement de « contamination » (c’est-à-dire présence mesurable) de 64% des échantillons, admettant ainsi implicitement qu’on est endeçà du seuil réglementaire de 1 ppm.

Pour le champ lexical, l’utilisation des termes suivants démontre de la façon la plus claire l’incompatibilité avec la recherche d’objectiviscientifique :
« scandale bien dissimulé »
« contamination massive »
« risques majeurs pour la santé publique »
« alarmants »
« dangereux »
« invisible »
« nous ne pouvons pas nous taire »

Aucune revue scientifique n’accepterait un article rédigé avec des termes militants totalement dénués d’objectivité

L’opacité méthodologique : aucune mention précise n’est faite du « laboratoire indépendant », ni de  » l’université« , ni du protocole d’échantillonnage, ni des méthodes d’analyse retenues. Sur le plan scientifique, l’étude est disqualifiée d’autorité.
Citation biaisée :

Citation Greenpeace : « En 2024, l’Autorité européenne de sécurité a jugé ces données insuffisantes et inadéquates »

Ce que dit vraiment l’EFSA (Technical Report 2024) :

« Les données toxicologiques des années 1990 nécessitent une mise à jour selon standards méthodologiques actuels« 

Cela ne signifie absolument pas que les limites actuelles sont dangereuses. C’est une demande d’actualisation par principe de précaution, mais aucunement un constat de danger avéré.

Enfin, l’absurdité économique et environnementale.

L’hexane est essentiellement utilisé en huilerie pour optimiser l’extraction de la phase lipidique.

Pour simplifier : par simple pression, la plupart des oléagineux  donne un rendement d’extraction de l’ordre de 65%. Parfaire l’extraction avec un solvant comme l’hexane permet d’extraire pratiquement toute l’huile.

Bannir cette possibilité, c’est renchérir le coût de l’huile de 35% environ (alors même que Greenpeace larmoie en soulignant  » la précarité alimentaire de huit millions de Français« . Ceux-ci ne pourront pas s’offrir de l’huile vierge obtenue par simple pression.

Leur raisonnement fait penser à celui Marie-Antoinette qui aurait dit « S’ils ne peuvent manger de pain, qu’ils mangent de la brioche !« 

Bannir cette possibilité, c’est AUGMENTER aussi de 35% les surfaces cultivées en oléagineux pour parvenir au même volume d’huile. Ceci nécessiterait 100 à 150 millions d’hectares supplémentaires de cultures oléagineuses pour maintenir la production mondiale d’huile — soit 2 à 3 fois la superficie de la France métropolitaine, avec toutes les conséquences environnementales : déforestation, irrigation, pesticides, engrais..

Même si je n’aime pas le terme, je vais finir par l’utiliser : nous sommes désormais véritablement en présence d’escrologie.

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11 Commentaires

  1. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi il existe du beurre « de baratte » et du beurre sans cette mention? Le beurre de baratte est produit avec la crème du lait qui est battue. On peut faire facilement son beurre soi-même. Comment est produit le beurre sans mention? Je me suis posée la question longtemps. Vous avez trouvé? Avec de l’hexane! Y aurait-il une déperdition de matière sans? Non. C’est juste pour gagner plus de fric dans le processus de fabrication et rendre les gens malades, qui attraperont des cancers et détruiront leurs intestins. Vous savez combien coûte un traitement anti-cancéreux? Je vous laisse chercher. Et ne croyez pas que l’argent gagné en produisant de la merde bénéficie au consommateur ou au producteur. Sinon, ces derniers ne seraient pas réduits au désespoir.

  2. Le n-hexane (C6H8) est n’excellent solvant d’usage courant, pratique pour l’industrie, facile à éliminer car très volatil et facilement recyclable en direct pour l’industrie qui l’utilise.
    Il est sans danger autre que celui d’incendie ou d’intoxication si on respire massivement ses vapeurs.
    Ces gens se gardent bien de dire comment ils l’ont caractérisé et combien ils en ont trouvé. La chromatographie liquide haute pression associée au spectrophotomètre de masse permet de détecter le picogramme.
    Si vous décollez une étiquette avec de l’essence C ou F vous en respirez bien plus qu’un milligramme. Ces gens sont des menteurs manipulateurs.
    Oui Raoul, des escrologistes !

  3. Ils utilisent les mêmes techniques manipulatrices de désininformation militaire que la commission européenne parce que se sont les mêmes gauchos.
    Merci de les démolir avec humour.

  4. Et je rajoute : surtout le monde s’en fout… Dors tranquille, peuple, l’UE veille sur tes biens, ta santé, ta sécurité. 😂😂😂😂😂

  5. Réponse de la ministre de l’époque Barnier, madame Parmentier-Le 🐓, à une sénatrice qui s’inquiétait de la présence de ce solvant dérivé du pétrole : Les industriels sont en charge de la sécurité des aliments qu’ils produisent, tout en reconnaissant le caractère cancérogène et neurotoxique de ce solvant. Ce solvant est autorisé par l’UE, ce qui est déjà nettement peu rassurant quand on connaît la légèreté coupable avec laquelle l’UE traite ses dossiers. Pour faire chier les peuples, cette peu vénérable institution n’hésite pas sur les moyens, mais pour les protéger, zéro sur vingt. Peut-être est-ce voulu? La dose qui fait le poison? C’est le phénomène cumulatif qui est en cause : le consommateur ingurgite une quantité phénoménale de pesticides, de perturbateurs endocriniens, par l’alimentation, l’eau, l’air, les cosmétiques.

  6. Moi, c’est l’écolo qui est dangereux pour ma santé. Et ça commence à 0%.
    Je n’en consomme jamais. Surtout pas « pisse verte » d’ailleurs.

    • L’hexane est un solvant dérivé du pétrole , l’industrie oléagineuse l’utilise pour dissoudre ou mieux séparer les graisses , en l’occurrence l’huile , des fibres .Comme dit dans l’article l’hexane sert a maximiser la production d’huile par extraction.