On continue de faire comme si le Venezuela était une tragédie qui serait arrivée à quelqu’un d’autre, dans une autre langue, dans des conditions exotiques qui ne pourraient jamais s’appliquer ici. Ce mensonge est l’aspect le plus dangereux de toute cette histoire. Nicolás Maduro n’est pas un accident de l’histoire. Il est l’aboutissement logique d’une idée qui aboutit toujours de la même manière et qui jure toujours que cette fois-ci sera différente.

Maduro ne s’est pas réveillé un matin en décidant de devenir dictateur. Il a suivi un plan bien précis : centraliser le pouvoir au nom de la justice, étouffer les marchés au nom de l’équité, remplacer les institutions par l’idéologie, transformer les citoyens en personnes dépendantes et appeler cela de la compassion, criminaliser la dissidence et la rebaptiser sécurité publique. Une fois ce système en place, les élections deviennent de la figuration, les tribunaux des instruments et la violence, une forme d’administration.
Le Venezuela avait tout : du pétrole, de la nourriture, des citoyens instruits, un accès au monde entier. Son effondrement n’est pas dû à la malchance, aux sanctions ou au sabotage. Il est dû au fait que le socialisme, lorsqu’il est au pouvoir, consume la réalité elle-même. L’épargne s’est volatilisée. Les hôpitaux se sont vidés. Des enfants sont morts de faim. Des millions de personnes ont fui. Et pendant tout ce temps, Maduro souriait, blâmait ses ennemis et renforçait son emprise. Voilà à quoi ressemble la certitude idéologique lorsqu’elle cesse de feindre l’humanité.
Écoutez bien, car le problème n’est pas Maduro. Le problème, c’est la familiarité de ce discours avant l’effondrement. Zohran Mamdani ne promet ni prisons ni pelotons d’exécution. Chávez non plus. Il promet une clarté morale, une redistribution des richesses, un contrôle vertueux et le mensonge rassurant que l’État peut changer la nature humaine s’il en a le pouvoir. Ce mensonge est la graine. Maduro est la récolte.
La différence entre Mamdani et Maduro ne réside pas dans leurs valeurs, mais dans leur stade de développement. L’un agit au sein d’un système qui le bride encore. L’autre a démantelé ces entraves et a révélé ce qui nous attend de l’autre côté. L’histoire ne se répète pas par stupidité, mais parce que les gens se persuadent que les avertissements sont exagérés.
L’Iran l’a compris depuis longtemps. C’est pourquoi il s’allie à des régimes comme celui de Maduro. Non par solidarité, mais par stratégie. L’Iran se nourrit de l’effondrement. Il finance l’échec. Il prospère là où les institutions se dégradent et où le pouvoir se concentre. Le Venezuela est devenu un État client non pas pour des raisons économiques, mais pour des raisons symboliques et stratégiques. Une dictature socialiste dans l’hémisphère occidental, hostile aux États-Unis, en quête désespérée de soutien et prête à sacrifier sa souveraineté pour survivre. Parfait.
C’est ce même Iran qui arme le Hezbollah, finance le Hamas, soutient Assad, alimente les milices et érige le chaos en politique. Différents drapeaux, même moteur. Détruire le pluralisme. Éliminer la dissidence. Accuser l’Occident. Gouverner par la peur. Voilà l’axe du mal dans le monde moderne : non pas des cousins idéologiques débattant de théories, mais des régimes coordonnant activement l’effondrement.
Lorsque les États-Unis s’attaquent à un dirigeant comme Maduro, ce n’est pas un acte impulsif. C’est démanteler un réseau qui prolifère partout où la faiblesse et l’aveuglement idéologique le permettent. Il ne s’agit pas uniquement du Venezuela. Il s’agit d’interrompre un modèle avant qu’il ne se reproduise.
Voici ce que les gens n’aiment pas entendre. La liberté ne meurt pas en hurlant. Elle meurt paisiblement. Elle meurt sous les slogans. Elle meurt sous les promesses de bienveillance. Elle meurt tandis que l’on se persuade que les comparaisons sont injustes, que les institutions sont suffisamment solides, que cela ne peut pas arriver ici. Le Venezuela disait la même chose.
Maduro n’est pas un monstre venu d’une autre planète. C’est un avertissement formulé en langage humain. Si vous l’ignorez, vous ne pourrez pas vous étonner lorsque les rayons seront vides, les lois durcies et les issues fermées.
Voilà pourquoi l’action des États-Unis est cruciale. Non pas parce que l’Amérique est parfaite, mais parce que l’alternative, c’est de laisser cette même idéologie continuer à faire des ravages sur des vies humaines. Le Venezuela n’est pas un cas historique. C’est un miroir. Et les miroirs sont terrifiants quand on finit par s’y regarder.
Fagnes Hugo
04/01/2026
Source Minurne
3,974 total views, 3,974 views today


Fort bon rappel. N’oublions pas que les gouvernants de gauche (Stakline, Mao…) ont tué énormément de citoyens, même si c’est au total moins que l’islam depuis son invention il y bientôt XV siècles et beaucoup beaucoup moins que les nazis du troisième Reich.
L’humanité sera véritablement libre quand on aura pendu le dernier des dictateurs de quelque sensibilité politique qu’il soit avec les tripes du dernier stalinien.
excellent article – effectivement ce n’est pas un accident de l’histoire, mais l’application du gauchisme de partout où il règne
Super article !