Sur les traces de la Moldau (2) : la Bohême du sud

Avant d’entrer dans le vif du sujet et pour ne pas déroger à la tradition, une ouverture de Dvořák, celle de l’opéra en trois actes The Devil and Kate (titre original Čert a Káča, que l’on peut traduire par « le diable et Catherine »). L’œuvre a été créée le 23 novembre 1899 à Prague.

 

Pour ce deuxième article Sur les traces de la Moldau (que d’ailleurs nous ne verrons pas), une escale de trois jours à Česke Budějovice, jolie ville d’un peu plus de 97 000 habitants. Mais avant de programmer le trajet Tábor/Česke Budějovice sur le GPS (le mien, en l’occurrence) retour aux fondamentaux avec la bonne vieille carte Michelin :

C’est simple, prendre l’autoroute gratuite E55 et emprunter la sortie 130. Et là le GPS s’est révélé utile pour trouver la rue Hroznová et notre lieu d’hébergement, l’hôtel Klika (Google Earth) :

Une photo de nuit de ce charmant petit hôtel (cliché de votre serviteur) :

À cinq minutes à pied de l’hôtel, se trouve une des plus grandes places d’Europe, la place Ottokar 2 (ne pas confondre avec Ottokar, roi de Syldavie apparu dans Tintin). Le premier bâtiment qui a attiré mon attention fut celui-ci :

Quand j’ai vu le torchon bleu à étoiles accroché à la façade, j’ai bien compris que c’était l’hôtel de ville. Voici trois autre vues de cette place :

 

Et maintenant on se dirige vers le sud, au milieu des prés et des bois de Bohême. Z českých luhů a hájů (Par les prés et les bois de Bohême) est le quatrième poème du cycle Má Vlast de Smetana. Situé entre le terrifiant Šarka et le monolithique Tábor, ce morceau est un véritable rayon de soleil, aucune ombre ne vient perturber cet hymne magnifique à la Nature. Je vous propose d’écouter cette œuvre jouée par l’orchestre du conservatoire de Prague dirigé par Jiří Bělohlávek dans la grande salle de la Maison Municipale :

Quelques images personnelles de cette Bohême ? On commence avec une vue du restaurant dans lequel j’avais déjeuné avec mon frère :

On ne voit pas la Vltava et pourtant elle se situe à l’extrême gauche, c’est juste un petit ruisseau mais on en reparlera plus tard.

Et si on parcourait ces forêts en voiture ? Mon frère conduit, je filme alors que l’on retourne vers Česke Budějovice, guidés par mon propre GPS que j’avais bien fait d’amener :

En réalité, pourquoi avoir loué une voiture ? On aurait tout aussi bien faire Prague/Tábor/Česke Budějovice en train, 164 km ! Vilains pollueurs que nous sommes !

QUOI, ENCORE UNE CINQUIÈME ? 

On reste sur la musique tchèque, avec Dvořák :

La Symphonie du Nouveau Monde, numéro 5, vraiment ? Pas du tout, l’œuvre créée le 16 décembre 1893 au Carnegie Hall de New York est bien la neuvième du cycle, l’erreur de numérotation provient du fait que les premières symphonies n’étaient pas répertoriées. C’est donc la VRAIE cinquième que nous allons aborder, mais d’abord, suivons l’analyse de Dave Hurwitz ; si vous êtes anglophones c’est très bien mais si vous ne l’êtes pas, aucun problème, il suffit d’activer les sous-titres dans YouTube, attention l’orthographe des noms des interprètes est souvent fantaisiste.

Maintenant voici une interprétation due à l’orchestre de Francfort :

Et pour terminer la version Kubelik conseillée par Dave Hurwitz :

La semaine prochaine : une journée à Prague.

Filoxe

 

 

 

 

 

 

 163 total views,  163 views today

Répondre à Le chti français Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


1 Commentaire

  1. Merci Filoxe pour ce double voyage musical et géographique en Bohème, l’un comme l’autre sont magnifiques. J’adore l’opéra de Dvorak :le diable et Catherine, moins connu que Rusalka, mais passionnant. Bonne journée.