Des bébés génétiquement modifiés, ça vous tente ?

 

Grave et passionnant sujet. Forcément… 

D’un côté la perspective de ne plus voir naître de bébés lourdement handicapés avec des membres en moins, avec des maladies génétiques qui les condamnent soit à une vie de souffrance et de frustrations et /ou à un décès très prématuré…

De l’autre la peur de voir des Docteur Mabuse jouer avec l’AdN, les chromosomes et bâtir un être tellement « parfait  » que  des dirigeants, des savants fous pourraient  utiliser ces êtres non seulement exempts de malformation et de maladies génériques mais pourvus d’une intelligence très nettement au-dessus du lot, avec des capacités incroyables, créant ainsi la possibilité d’êtres supérieurs prenant tous les pouvoirs et exploitant les sous-hommes pour leur simple profit…

Cela fait penser, forcément à Metropolis, de Fritz Lang (1927)

Christine  Tasin

 

Une entreprise de biotechnologie américaine, soutenue par Sam Altman et Brian Armstrong, développe des techniques de modification génétique embryonnaire pour concevoir des enfants exempts de maladies héréditaires.

Un projet qui ravive le spectre des dérives eugénistes.
Une start-up américaine financée par des milliardaires de la Silicon Valley travaille secrètement sur un projet de modification génétique embryonnaire qui pourrait aboutir à la naissance d’un « bébé génétiquement modifié », exempt de maladies héréditaires et doté d’une intelligence supérieure, rapporte The Wall Street Journal le 8 novembre.

Pratique interdite
Si la technologie de modification génétique est déjà utilisée pour les traitements postnataux, la modification génétique des embryons dans le but de créer des bébés demeure interdite tant aux États-Unis que dans de nombreux pays du monde.
Selon le quotidien américain, la start-up Preventive, basée à San Francisco, « prépare discrètement ce qui constituerait une première en biologie ». Fondée en début d’année par Lucas Harrington, scientifique spécialisé dans la modification génétique, l’entreprise serait soutenue par Sam Altman, PDG d’OpenAI, et Brian Armstrong, cofondateur de Coinbase.

Modifier les embryons pour « éradiquer les maladies héréditaires »
La compagnie Preventive affirme vouloir « éradiquer les maladies héréditaires en modifiant génétiquement les embryons humains avant la naissance », une déclaration qui a suscité un vif débat sur l’éthique, la sécurité et les répercussions d’une telle pratique. Selon une correspondance citée par The Wall Street Journal, l’entreprise recherche des pays où la modification génétique des embryons est légale pour mener ses recherches.
Après les révélations du journal américain, Preventive, qui avait gardé ses projets secrets pendant six mois, a annoncé avoir levé 30 millions de dollars pour explorer la modification génétique des embryons.

Concevoir un bébé génétiquement modifié en secret ?
Brian Armstrong, le milliardaire cofondateur et PDG de Coinbase, aurait confié à ses associés que la modification génétique pourrait permettre de concevoir des enfants moins exposés aux maladies et aurait même évoqué l’idée de présenter secrètement un bébé génétiquement modifié en bonne santé afin de favoriser l’acceptation de cette pratique par le public.

Les détracteurs du projet estiment que de telles initiatives risquent de déboucher sur l’eugénisme. Fiodor Ournov, directeur de l’Innovative Genomics Institute à l’université de Berkeley, a déclaré que des personnes « disposant de sommes d’argent très mal utilisées » poursuivaient en réalité un objectif d’« amélioration des bébés ».[

Source RT FRance

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10 Commentaires

  1. Il est inutile d’imaginer des transformations fantastiques, visant à créer des demi-dieux, en réalité, ces opérations sont très basiques et limitées à un gène malade.
    L’opération a un but essentiel, rétablir la santé de l’enfant.
    Stop aux fantasmes !

  2. S’il s’agit de supprimer une maladie avant la naissance de l’enfant, c’est un beau projet.
    Les parents qui héritent un enfant malade à vie, comme la myopathie Duchêne, apprécieraient une telle opération qui conduirait à la guérison.
    Si on imagine la souffrance des parents, héritiers d’un enfant malade, on ne peut qu’approuver ce genre de recherche.

  3. Dans le passé, tout ce qui est nouveau et changeant nos habitudes a d’abord été condamné et même interdit. Même faire de la glace (aussi bien que Dieu tout puissant) avec une machine a été condamné. Les inventions de l’éclairage des rues par ampoules électriques ou par le nouveau gaz d’éclairage ont été condamnées en particulier par un pape en 1832. Un chariot qui avance tout seul sans être tiré par des bœufs ou des chevaux est diabolique et un pape a condamné le chemin de fer en 1848. Vers 1956, la mise sur le marché américain des pilules contraceptives a suscité une très vive opposition. Et l’interdiction a duré très longtemps dans des pays comme l’Irlande, la Pologne et bien d’autres. La greffe du cœur vers 1966 a suscité de nombreuses réactions: comment peut-on donner à un autre ce cœur siège des sentiments et demeure de l’âme??
    Attendons les résultats des expériences en cours, c’est la sagesse mais limitons le nombre de ces expériences. Tant pis pour les dégâts s’il y en a.

  4. Ces apprentis sorciers seraient-ils pas les descendants des médecins de Hitler qui voulaient créer la race pure ?

  5. =====
    ◙ Le MOT interdit qui fait dérailler les IA | 20/09/2025
    ○ YOUTUBE (@Christophe Pauly [1] ) : https://tinyurl.com/459h6hez
    ► DURÉE : 19mn10s
    ► DSCRIPTION :
    → Et si une simple phrase pouvait pirater une intelligence artificielle ?
    Derrière les IA les plus avancées se cache une faille méconnue : l’injection de prompt.
    En manipulant le langage, certains parviennent à contourner les garde-fous, extraire des données confidentielles ou détourner les modèles de leur fonction.
    Pas de code, pas de virus — juste des mots.
    Et si le langage, notre plus grand outil de communication… devenait la faille la plus dangereuse de l’ère numérique ?
    _____
    1 @Christophe Pauly
    → Chaîne passionnante ; très intéressante et agréable à visionner ; les sujets y sont vraiment bien menés : science, astronomie, exploration des mystères de l’univers.

  6. Celui qui croit les bonnes intentions de ces Dr Frankenstein n’est qu’un naïf. Vouloir percer les secrets de l’intimité de la nature n’aurait pour résultat qu’une catastrophe. Il y aussi une impossibilité technologique : comment créer des êtres plus intelligents par des plus cons! Bonne journée.

  7. C’était la doctrine des Alexis Carrell (prix Nobel?) et consorts, eugénistes du début du XXème siècle. La faculté lyonnaise portant son nom fut débaptisée dans les années 70/80…(il avait un beau château entre St Martin en Haut et Chaussant 69, villages de villégiature de mon enfance ds les Monts du Lyonnais 700 m d’altitude ) Souvenirs…

  8. Je ne comprends pas trop ce paradoxe de vouloir nous remplacer par des robots,et en même temps, créer des enfants résistants aux maladies capables de vivre plus longtemps, à part pour en faire des esclaves ou pire, des pièces de remplacement pour nos vieux déchets autoproclamés élites.

    • Merci Julie pour cette remarque de bon sens et interpellante en effet. A moins que, justement, le but soit de créer une super élite servie par des robots et de faire/laisser disparaître la piétaille à coups de vaccins, de guerres nucléaires, j’en passe et des meilleures ?