Tourisme au fil de l’eau en République Tchèque

Pour cet article, nous allons voyager en République Tchèque et nous allons descendre le cours de la Vltava (prononcez “Veltava”), plus connue sous le nom allemand de “Moldau”.

La Vltava prend sa source dans la forêt de Bohême. La Teplá Vltava (ce qui signifie « Vltava chaude » en tchèque), qui est considérée comme le cours principal, prend sa source sur le versant oriental de la Montagne Noire (Černá hora, 1 315 m) dans la forêt de Bohême, à une altitude de 1 172 m, et porte alors le nom de Černý potok (ruisseau noir). Elle rejoint la Studená Vltava (« Vltava froide » – Kalte Moldau en allemand) à l’altitude de 731 m. À partir de la confluence de ces deux cours d’eau, elle est nommée Vltava”. (Source : Wikipédia)

L’image de présentation nous montre la première source. Comme la République Tchèque est un pays indépendant depuis longtemps, je ne la désignerai plus que sous le nom de Vltava.

Ce poème symphonique est la composition la plus célèbre du compositeur tchèque Bedrich Smetana (1824-1894). C’est le deuxième mouvement d’un cycle de six poèmes Má Vlast (Ma patrie) composé entre 1874 et 1879, que je vous proposerai dans le second article. Voilà encore ce que nous dit Wikipédia :

“La Vltava traverse la Bohême, du sud au nord, pour se jeter dans l’Elbe à Mělník après un parcours de 430 km. Elle passe au pied du château de Rožmberk, traverse les villes de Český Krumlov, České Budějovice, puis Prague où elle coule sous le fameux pont Charles.

Elle alimente de nombreuses centrales hydroélectriques.

Sur la rive gauche de la Vltava se trouve la réserve naturelle des rochers de Barrande.”

Voilà le château de Rozmberg nad Vltavou :

J’ai parlé de tourisme, mais je n’oublie pas la musique ! Vltava est un morceau que l’on peut étudier facilement avec ses élèves, à partir du CM1, tellement cette œuvre est simple et découpée en plusieurs sections facilement reconnaissables. On peut même se lancer dans de la transversalité avec la géographie et l’histoire…sous réserve que l’on travaille encore ces matières. Évidemment ce n’est pas la priorité de notre “pape” de l’Éducation Nationale, plutôt branché sexualité. O tempora ! O mores ! 

Voici donc le thème principal, que vous connaissez à coup sûr :

Question à présent : Smetana a-t-il été influencé par des compositions plus anciennes ? Voici une œuvre d’un compositeur italien, Giovanni Battista Ferrini (1601-1674), Balli di Mentova :

Un autre emprunt (?) pourrait venir de Giuseppino del Biado (17ème siècle, mais je n’en sais pas plus) avec son Fuggi, fuggi, fuggi. Allez comprendre pourquoi, si j’ai pu présenter la vidéo précédente à des élèves, la suivante je n’ai pas osé. Maintenant je pourrais et ainsi cela serait une bonne introduction (astuce !) à de l’éducation sexuelle !

Continuons à descendre la rivière, la plus longue de la République Tchèque avec ses 430 km. Nous arrivons à Český Krumlov :

Et maintenant nous sommes à České Budějovice :

Retour à la musique avec l’hymne d’Israël qui évoque le thème célèbre de la Vltava :

 

Des chanteurs se sont aussi emparés du thème, voilà Marc Lavoine avec J’aurais voulu :

Et Luc Arbogast avec Nausicaa :

On termine notre voyage sur la Vltava avec le pont Charles à Prague :

Et nous voilà arrivés au confluent avec l’Elbe au niveau de la ville de Mělník, toujours en République Tchèque. La source de l’Elbe étant proche, celle-ci est moins large que la Vltava :

 

HOMMAGE À SERGE PROKOFIEV :

L’auteur de Pierre et le loup est mort prématurément à 61 ans, victime d’une hémorragie cérébrale ; c’est vrai qu’on ne choisit pas son heure, mais dans ce cas précis, c’était pas terrible, seulement une heure avant celle de Staline, le 5 mars 1953. La Pravda n’a annoncé le décès du compositeur que six jours plus tard, avec interdiction à la famille d’en parler autour d’elle. On a du mal à trouver des fleurs pour sa tombe, vu que les fleuristes avaient été dévalisés pour les obsèques du “petit père des peuples”. Voici le premier concerto pour piano et orchestre, créé le 7 août 1912 à Saint-Pétersbourg. On va retrouver la très grande Martha Argerich au festival de la Roque d’Anthéron le 29 juillet 2005. (Il y a beaucoup de bruits parasites, le maire ne pourrait-il pas, une fois pour toutes, nous débarrasser des ces cigales envahissantes ?)

On se trouve la prochaine fois avec la Vltava, comme partie intégrante du cycle “Ma Patrie” de Smetana.

Filoxe

 

 

 

 

 

 

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5 Commentaires

  1. Merci Filoxe pour ce voyage musical. Dans cette oeuvre j’adore les tableaux de la noce campagnarde et du clair de lune plus doux musicalement qui incitent à la rêverie.
    Côté paternel le berceau de la famille est Morave, d’Olomouc.

  2. Merci Filoxe pour votre dévouement à la cause musicale. Et le temps que vous nous consacrez.

  3. “Ma Patrie” de Smetana, Peer Gynt de Grieg, le « Nouveau Monde » de Dvořák, les Danses hongroises de Brahms, les poèmes symphoniques de Liszt, et tant d’autres. Ils ne font pas partis des plus grands chefs d’oeuvre, mais sont si émouvant par leurs musiques et leurs patriotisme.

    • Un grand compositeur hongrois méconnu, Béla Bartók : ses danses hongroises, roumaines ou ses suites paysannes… un régal.

      • Tu as bien raison, ami Rock n rott, de citer Bela Bartok qui est un très grand compositeur. Je le reconnais. Mais je reconnais aussi que j’ai pas mal de difficultés à l’écouter. Mon oreille n’est pas encore formatée à sa musique, comme d’autres plus ou moins de son époque, genre Stravinsky, Chostakovitch, Szymanowski, Messiaen, Yves, Lutoslawski, Penderecki, Berg, et encore moins Varèse, Stockhausen, Glass, et d’autres.
        Dans les quelques exemples que j’ai cités j’avais évidemment pensé aux danses hongroises de Bartok, de même que les Roumaines. Mais je ne les ai pas cités car j’ai du mal à les écouter je ne pouvais donc pas dire qu’elles me plaisaient beaucoup.
        Mais ce n’est pas parce que Bela Bartok et les autres ne sont pas dans ma sphère musicale à part entière, que je ne reconnais pas qu’ils sont des musiciens totalement accomplis et comme faisant partie des plus grands.

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