Projet de Burger King à Millau : « On veut encore nous mettre un râtelier à malbouffe ! »

Publié le 4 août 2020 - par - 8 commentaires

Illustration : malbouffe vs CHOU FARCI DE L’AVEYRON

C’est une lutte vieille de 21 ans qui est en train de renaître.

A Millau, en Aveyron, des riverains lancent un collectif contre l’installation de l’enseigne de fast-food Burger King à l’entrée de la ville, sur 4000 mètres carrés, 21 ans après un long combat contre l’implantation d’un McDo en été 1999.

« On veut encore nous mettre à Millau un râtelier à malbouffe ! »

Même combat et mêmes participants : en 1999, Léon Maillé était aux côtés de José Bové pour démonter le McDo qui s’installait à Millau. Vingt-et-un ans plus tard, malgré son passage de quelques jours derrière les barreaux suite à cet événement, le paysan dit être prêt à rempiler : « Au lieu de manger mieux on veut encore nous mettre à Millau un râtelier à malbouffe ! ».

Ce qui inquiète Laurent, le patron d’un restaurant au centre de Millau, impacté par la crise sanitaire :

« Cette nouvelle franchise bloquerait les entrées de la ville, plutôt que de faire amener les touristes dans le vieux centre de Millau. Nous, on essaye de faire des produits locaux, du frais, et eux ils arrivent avec leurs camions frigorifiques ».

Dans une vidéo postée sur la chaîne YouTube aveyronnaise Ami des lobbies, une chaîne satirique, des Millavois ironisent sur ce projet.

Source

Sur l’Ile d’Oléron, un maire avait courageusement engagé le bras de fer (en vain) contre l’installation du premier Mac Do qui a fini par  ouvrir en début d’année.

 

Et à la maison ? Essayons de ne manger que des aliments BRUTS !

Manger des aliments bruts qu’est-ce que cela veut dire ?

Nous vivons dans une société où les aliments sont transformés voir sur-transformés, avec ajouts de gras, de sel, de sucres, de conservateurs, etc….

Donc il s’agit de privilégier les aliments dans leur état naturel.

-par exemple, en cette période de récolte, on va manger des fruits et des légumes entiers ! Pas de jus, conserves ou compotes achetés en supermarchés.

Oublions les aliments qui sont vendus dans des emballages, dans des pots avec une longue liste d’ingrédients.

Un aliment BRUT n’a qu’un seul ingrédient : lui-même.

Les aliments bruts contiennent plus de vitamines, plus de minéraux, plus de vie qu’un aliment transformé.

Bannir les plats préparés.

 

EXEMPLE CONCRET : un produit de marque connue :  La pâte Herta* au rayon « frais ».
*Pâte à tarte brisée Trésor de grand-mère, Herta



 UNE PÂTE À TARTE CHIMIQUE (source : L’OBS/N°2823-13/12/2018 –la vérité sur les aliments bidons)

Soyons honnêtes: pour faire cette pâte à tarte, votre grand-mère devra lourdement rééquiper sa cuisine.
 Oublier le beurre – la pâte Herta n’en contient pas -, utiliser des huiles de palme, de colza et de tournesol et leur faire subir une série de transformationsdémucilagination (chauffage de l’huile à 80 °C, addition de 0,1% à 0,3% d’acide phosphorique, passage dans un mélangeur rapide puis dans un contacteur lent), neutralisation alcaline (addition d’une solution de soude, mélange, séparation par centrifugation, lavages à l’eau, re-séparation), décoloration (grâce à un agent d’adsorption comme la silice), désodorisation (par injection de vapeur d’eau dans l’huile chauffée à haute température – de 180 °C à 240 °C – et sous vide).

.

Finalement, peut-être lui sera-t-il plus simple de prendre 300 grammes de farine, d’y incorporer 150 grammes de beurre, d’ajouter un peu d’eau.
Même si la pâte ne repose pas, même si vous l’étalez grossièrement dans le moule du bout des doigts, elle sera la meilleure de toutes !

Tarte aux pêches maison.

Un dossier passionnant : la conservation des aliments vers le milieu du 20° siècle

(à propos de la Moselle mais ces techniques étaient répandues partout).

Classes de fin d’études.
Par R. Guillaume. Editions Bourrelier. 1965
Extrait de la vie familiale et ménagère.

Auteur : Gérard Kuffler.

http://meyer.famille.free.fr/ahk/index.php?fichier=technique_de_conservation.html

Aujourd’hui, nos conditions d’existence sont bien plus faciles que celles de nos parents ou grands-parents et personne ne voudrait revenir 50 ans en arrière. Le confort est présent dans tous les domaines et la maîtresse de maison a des facilités extraordinaires pour préparer les repas : plats cuisinés, produits frais toute l’année, surgelés, conserves…

Le potager et le verger d’autrefois se trouvent au rayon fruits et légumes du supermarché le plus proche. L’habitude de faire ses propres conserves a disparu, faute de temps et de volonté.

Nous vivons dans l’ère du « tout prêt, vite cuit ».

Le but de ce dossier n’est pas d’évoquer l’influence de l’alimentation moderne sur la santé ni de faire le procès des produits industriels, je laisserai cela aux médecins et nutritionnistes qui le feront bien mieux que moi.

Plus simplement, je me propose de retracer un aspect de l’alimentation traditionnelle de nos ancêtres, et plus spécialement les techniques de conservation des aliments, telles qu’elles étaient mises en application vers le milieu du 20° siècle.

Autrefois, les habitants de nos villages vivaient presque entièrement en autarcie, c’est-à-dire qu’ils devaient suffire à tous leurs besoins et subsister grâce à leurs propres ressources.

On ne mange que ce que la ferme produit.

 Par conséquent, il fallait planter, semer, récolter, élever des bêtes pour pouvoir survivre. Pendant toute l’année, le paysan était ainsi occupé à produire pour ses bêtes et pour sa propre consommation.

L’été était la saison principale des récoltes, suivie en partie par l’automne.

Tout le dossier ici, avec illustrations et commentaires.

L’article est très bien fait et ravira les amateurs d’histoire, les curieux et tous ceux qui ont connu ces techniques de conservation : le saloir à cochon par exemple.

Haricots verts salés.

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8 réponses à “Projet de Burger King à Millau : « On veut encore nous mettre un râtelier à malbouffe ! »”

  1. Avatar alf dit :

    Hello
    Hèèè oui , si la malbouffe arrive dans cette ville , cela s’accompagnera de l’invasion des indésirables et de son cortège d’incivilités pour la ville et ses proches environs . J’habite à 10km de coulommiers , avant l’arrivé du mac daube , les routes et les villages environnant étaient asse propre (sauf pour les boites de bière jonchant les routes ) . Depuis , il y a souvent des reste de repas (de merde) sur le bord des routes et dans les villages . c’est le progrès .
    a+

  2. Avatar Mountain dit :

    Ils nous e…avec leurs cochonneries plus leurs mac do degueus ,sodas etc de plus dernière pub coca cola avec que des blacks moches en plus et une voilee ,à boycotter au maximum ,toutes ces saloperies .

  3. Avatar Orange dit :

    Merci pour le dossier « conservation des produits de la ferme ». Il m’a remplie de nostalgie heureuse.

  4. Avatar Gilles du pontet dit :

    Bonjour merci d’avoir rappeler ce qu’est la malbouffe , une chose certaine aucun membre de ma famille n’a jamais mis les pieds dans un macDo ou autre minables lieux de malbouffe , avec nos enfants quand ils voulaient manger dehors ,on fréquentaient de bonne crêperies ,et auberges gauloises, désormais ils font de mêmes avec les leurs, cet a nous d’éviter ces lieux.

  5. Avatar Christian Jour dit :

    Municipalité de gauche
    5 avril 20143 2020 Christophe Saint-Pierre4,5,6 UMP puis LR

    3 juillet 2020 En cours Emmanuelle Gazel PS
    Vous avez voté comme des cons vous boufferez comme des cons.
    La gauche de macron veut tout détruire y compris la gastronomie traditionnelle.
    Vous l’avez dit: tout sauf le RN, vous plaignez pas vous l’avez.
    Je pleins sincèrement les personne qui ont bien voté et voient leur pays se dégrader vitesse grand V.

  6. Avatar A dit :

    Complètement d’accord avec ce que cet article promeut. Je mets en pratique depuis toujours vos conseils. C’est une question de goût, d’éducation, de culture, de bon sens, de penchant pour le bonheur…
    Triste de voir que les râteliers à malbouffe ont un certain succès en France. Certainement parce que les parents n’ont pas transmis de valeurs à leurs enfants. Ceci explique la terrible crise que nous traversons.
    Quelques Gaulois feront certainement de la résistance à la « merde » qu’on nous impose, au libre-échange mondialisé, à la culture de la mort, au dégénéré macronisé, en revenant au local, naturel, non transformé, non industriel, bio, français, traditionnel, artisanal, fait maison, bon, savoureux, jouissif, etc. 🙂

  7. Avatar Dorylée dit :

    Il faut quand même reconnaître que le congélateur à grandement simplifié la conservation des aliments. Je congèle les légumes que je récolte dans mon jardin, haricots, courgettes, etc et je les retrouve plus tard aussi frais que je les ai cueillis avec un peu de croquant qu’on ne trouve pas dans les conserves. Idem avec les plats que l’on cuisine à la maison et qui sont meilleurs lorsque préparés en quantité : bourguignon, bœuf carotte, ratatouille, blanquette, etc. on en mange le jour où on cuisine et on congèle le reste en portion de 200g. Le jour venu, il suffit de cuire des patates, des pâtes ou du riz et de décongeler 1, 2, 3 portions congelées…
    Mais Mac Daube, Khebab, Burger King, je ne peux pas ! Les frites à la graisse de roue de charrette et les steaks hachés au cambouis de cardan de faneuse c’est au dessus de mes forces.

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