Nadia Comaneci ou « La Mort aux trousses » dans la cambrousse roumaine

.

1976 : magnifique ballet de gymnaste prémonitoire d’un grand saut vers les USA

Tout ce que l’évolutionnisme a créé de plus beau, à tomber dans le Coma•nec

 

Une fois n’est pas coutume, je m’abstiendrai de recadrer le monde islamoïde en ce basculement 2019-20. Une petite histoire vraie, histoire de se rappeler que l’Europe post-hitlérienne enfanta aussi ses petits monstres.

 

Nadia Comaneci : la star contorsionniste du tsar communiste

 

La ballerine sur barres est née en 1961 à Onesti, nord-est de la Roumanie, deux mois après l’entame de la construction du Mur de la Honte, même l’emblématique ours berlinois désapprouva.

 

La p’tite Nadia est d’origine hongroise et se nommait en réalité Kemenes, détail savamment occulté par la machine propagandiste, secret défense ! La minorité hongroise – 1,5 million d’habitants tout de même – n’avait pas sa place dans ce Brave New World. Comme les bourgosses qui évitent les romanichels, les autorités tentèrent de roumaniser définitivement la Transylvanie.

Son entraîneur Bela Karolyi, un Roumain issu de la minorité hongroise, est une personnalité qualifiée d’apodictique. Il repère la petite étoile et lui impose 7 heures d’entrainement intensif par jour, un régime quasi inhumain. Bela n’a de beau que son prénom, tant la discipline imposée est stricte pour cette enfant vivant en univers clos. Tout le contraire d’une Greta sans discipline qui s’approprie l’univers entier.

Aux JO 1976 à Montréal, c’est l’éblouissement !!! À tel point que le tableau des notes affiche maladroitement 1.0, tout simplement parce que l’appareillage n’était pas conçu pour afficher 10…

La perfection est de ce monde

École des Fans : 10… 10 … 10 et tutti quanti…

La fuite à quelques mois de l’effondrement ceausesquien

Malgré sa datcha et sa Dacia ou Renault 12 clonée, la prison dorée de Nadia devient un enfer, la fuite se prépare. Le 28 novembre 1989, c’est comme l’évasion d’un stalag, d’autant plus périlleuse que les sbires frontaliers roumains ont toujours l’ordre de tirer à vue sur tout être civilisé.

Elle dira plus tard : « Nous étions en rase campagne et marchions de nuit. Le terrain était boueux et accidenté. Plusieurs fois, il nous a fallu ramper à même le sol dans l’eau glacée. Je n’avais rien pu emporter, ni mes précieuses médailles, ni même une photo de ma famille »

Imaginez la stupéfaction des garde-frontières hongrois : ils viennent de cueillir la fierté du régime de Ceausescu ressemblant plutôt à une Gilette Jaune à peine sortie de garde à vue macronienne ! Comaneci atterrit à New York quelques jours plus tard et les States lui octroient rapidement le statut de réfugiée. À ce moment, Ceausescu a déjà entièrement perdu le contact avec la réalité.

Cette évasion fut organisée par un certain Constantin Panait, ex-Roumain naturalisé USA, prétendu admirateur/amoureux fou de Nadia. Il s’agit en réalité d’un escroc qui se remplit les poches sur le compte de la notoriété de l’outil de propagande sportive de Ceausescu. Comaneci perd des sommes importantes mais gagne sa liberté et comme celle-ci n’a pas de prix, l’escroc est dédouané.

Comaneci fera ensuite une carrière d’entraineuse et de commentatrice sportive. Mais il est bien dommage qu’un tel talent ait quitté l’Europe parce la Nadia aurait pu se rendre fort utile à la sélection française ou allemande de gymnastique, quitte à remettre ensuite les pattes en Roumanie bruxellisée. Une fuite de capitaux sportifs d’un tel niveau, quel drame ! Bye bye Lenin ok, Yankees go home aussi.

Nicolae Ceausescu. Et le démiurge devint démon…

17 mai 1968 ♦ Le Général et le Généralescu entrent dans Bucarest

Quelques mois après son élection au poste de Président de la République Socialiste de Roumanie, Ceausescu est au sommet : il vient de condamner avec fermeté l’invasion de la Tchécoslovaquie par les forces du Pacte de Varsovie et il accueille triomphalement Charles de Gaulle le 17 mai 1968. L’Histoire a tranché : le Général suspecté d’accointances avec un dictateur sanglant est un vilain péché d’anachronisme.

Ensuite tout s’accélère au détriment du peuple roumain : Ceausescu visitera la Glorieuse Chine Populaire et sera fasciné par la Corée du Nord de Kim Ir Sena et les parades ouvrières à Pyongyang.

Il émet en 1971 les fameuses « Thèses de Juillet » et le nouvel homme communiste roumain est né, sous la tutelle d’un culte de la personnalité absolument délirant. Sa date d’anniversaire se mue en Jour de Fête Nationale du 26 Janvier. En France macronienne ce serait le 21 décembre, magnifique idée pour faire le pont jusqu’au 25, « Un Pont trop loin » pour les patriotes.

Selon les tubes propagandistes, c’est le Génie des Carpates, le Conducatore, le Chêne de la Terre Ancestrale, le Miel du Monde, pourtant c’est un enfer pour les abeilles de cette immense ruche-russe-prison à ciel ouvert : la Securitate dispose de 500.000 informateurs, la Stasi DDR pourrait prendre des leçons.

Et que dire d’Elena Ceausescu ? Elle termine à grand-peine trois classes d’école primaire pour devenir N°2 de l’État totalitaire roumain satellitaire soviétique, excusez du peu. Son plus jeune fils est désigné successeur du Génie des Carpates mais il devient plutôt le Génie des Cars cassés, on ne compte plus ses bagnoles de luxe plafonnées dans Bucarest. De plus, le fiston a une fâcheuse tendance à molester le fessier de très jolies Roumaines et à dilapider le patrimoine familial. Un fils prodigue dans une république bananière sans bananes au comptoir, rien de plus.

Dans les années 80, le cynisme du Génie des Carpates atteint des sommets montagneux. Voulant ériger une Roumanie 100% Autonomie, il fait construire des usines de viande au moyen de fonds empruntés à l’étranger, bidoche ensuite exportée pour couvrir les dettes, d’où pénurie complète dans les villes. La solution ? Le « Programme de saine nutrition » priant les Roumains de consommer 15% de calories en moins, du Greta avant l’heure pour la partie charcutée, pas de quoi aller au Bucarestaurant.

Au moment de la fuite de la transfuge Comaneci, le dernier gardien du Rideau de Fer est à la dérive. Le 4 décembre 1989, il tentera de convaincre Gorbatchev de l’épauler au maintien de l’ordre intérieur. Mais il est trop tard, Timisoara est déjà en feu, elle qui vient d’être accusée de menées fascistes par le Conducatore.

Le procès de Ceausescu a duré exactement 100 minutes. Il eût fallu des années pour boucler la procédure de mise en accusation de crimes contre l’humanité (60.000 personnes ont perdu la vie dans cette folie totalitaire) et de détournement de milliards de dollars. La garnison de Bucarest n’avait pas le temps d’attendre et fit justice le 25 décembre 1989 au nom du peuple roumain.

Palais de Ceausescu actuellement Palais du Parlement

À en perdre la tête ! Erdogan tente de suivre, qui se ressemble s’assemble

 

End and ?

 

Les Roumains avaient mille raisons de fuir cette prison à ciel ouvert, c’est humain. Ils sont des millions depuis 1990, propulsés notamment par leur amour des propulsions allemandes Mercedes et Audi. Visiblement Dacia ne satisfait pas ces messieurs malgré le très encourageant Go Duster ! Leur véritable pays, c’est la Roue•manie.

Le patriotisme est une noblesse d’esprit bien cruelle car il succombe parfois à la noblesse matérielle. Une vision économiste adoucira la note et effectivement les expat’ roumains sont bel et bien une source non négligeable de devises comme en Algérie d’ailleurs, vive la Banque Nationale de France.

Selon les stats, le pays serait passé de 23 à 18 millions (proportionnellement, seule la Bulgarie fait pire) et l’exode ne tarit pas de manière significative. Résultat des courses ? La main-d’œuvre asiatique est censée jouer les contre-balanciers et tout le monde s’en contrebalance sauf Zemmour et l’Europe identitaire.

De nos jours, une multitude de mini-Ceausescu sont en gestation au sein des mosquées salafistes de France. Si vous cumulez l’ensemble de ces « forces », Ceausescu aura trouvé un concurrent digne de ce nom. Mais le match se jouera en France et les patriotes partent en ballotage favorable.

Richard Mil

 

Renault 12

Dacia 1300 : le mieux est l’ennemi du bien

Renault 12 version piégée en sortie usine au profit de la clientèle djihadiste

Question du jour : un islamiste sait-il conduire une voiture non piégée ?

 

Explosivité roumaine @ https://europalia.eu/en

 

 

 157 total views,  1 views today

image_pdf

3 Commentaires

  1. Bonjour et meilleurs voeux à Karl der Hammer@ pour cette année 2020. Richard Mil a tout de même bien précisé: »L’Histoire a tranché : le Général suspecté d’accointances avec un dictateur sanglant est un vilain péché d’anachronisme. »
    Quant à l ‘hysterologie temporelle, je crois que nous devrions nous pencher dès à présent sur les « dates-buttoirs » de la réforme des retraites…

  2. Vous avez raison Karl mais ma conjonction « et » n’était pas liée à une succession temporelle stricto sensu, la signification du premier groupe modal (condamnation) me paraissant primer sur celle du second (visite du Général)

  3. « il vient de condamner avec fermeté l’invasion de la Tchécoslovaquie par les forces du Pacte de Varsovie et il accueille triomphalement Charles de Gaulle le 17 mai 1968. »
    Pour les « vieux » qui s’en souviennent encore, les chars soviétiques dans Prague, c’était en Août 68. La formulation évoque donc une hystérologie temporelle.
    Un e güeter Rutsch ins Neïjohr = Meilleurs voeux pour la nouvelle année

Les commentaires sont fermés.