Cour de cassation : plutôt une mère vivant selon la charia en Angleterre qu’un père laïque en France


Cour de cassation : plutôt une mère vivant selon la charia en Angleterre qu’un père laïque en France

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Selon la Cour de cassation, il vaut mieux qu’un enfant soit élevé dans la précarité et selon la charia en Angleterre qu’en France dans un milieu aisé et laïque !

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Voici un très intéressant arrêt de la Cour de cassation rendu en septembre 2019. Du moins, les termes du litige familial sont passionnants, mais l’issue du litige laisse dubitatif, d’autant plus que les juges ont tranché sans vraiment expliquer le choix pour le moins étonnant qu’ils ont retenu.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000039157020&fastReqId=1322541731&fastPos=5&oldAction=rechJuriJudi

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Depuis les années 1980 et notamment la chanson de Daniel Balavoine « Mon fils, ma bataille », l’opinion publique est sensibilisée à une tendance très lourde de la Justice à confier systématiquement les enfants lors d’une séparation à la mère.

Des collectifs de pères se sont organisés pour dénoncer ce préjugé sexiste finalement : l’intérêt de l’enfant serait de grandir auprès de sa mère, parce qu’elle a porté l’enfant et serait censée être la plus à même de lui apporter l’affectation dont il a besoin pour grandir.

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Hélas dans bien des cas, il s’est révélé que des mères n’étaient pas recommandables, parce qu’elles menaient une vie de petite vertu, ou bien tout simplement n’avaient pas d’amour pour leur rejeton, par exemple.

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Désormais on voit de plus en plus de cas de mères radicalisées, converties à l’islam et susceptibles de faire de leur enfant un soldat d’Allah…

Entre temps, une convention a été ratifiée en 1990 qui prévoit que dans les décisions qui l’intéressent, l’intérêt de l’enfant doit être déterminant de toute décision judiciaire.

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Dans l’affaire jugée le 19 septembre, la Cour de cassation était amenée à examiner le bien fondé d’une décision de cour d’appel (Paris, 11 mai 2018), qui avait choisi de confier lors d’une séparation l’enfant à la mère, musulmane qui prévoyait de s’installer en Grande-Bretagne, sans avoir encore là-bas de travail, tandis que le père, laïque et menant une vie aisée à Paris, considérait que l’intérêt de son fils était de rester auprès de lui.

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Au passage, on signalera à un certain nombre de personnes qui voudraient faire passer notre civilisation pour misogyne que cette pratique judiciaire montre au contraire que lors des séparations, c’est plutôt le matriarcat qui prévalait… On n’est pas surpris que les membres de l’extrême-gauche et de la gauche apatrides aient une vue bornée et ne voient que ce qu’ils veulent voir !

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La décision des juges dans cette affaire est à peine contrôlée par la Cour de cassation qui considère qu’ils ont apprécié de façon souveraine l’intérêt de l’enfant en le confiant à la mère et non au père.

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Outre le fait que cette décision, dans un contexte politique où l’on est censé être très vigilant à l’égalité des genres, donne le sentiment de perpétuer une pratique judiciaire surannée qui tend à la discrimination sexuelle, on est quand même très surpris dans le contexte actuel où le principe de précaution devrait prévaloir de voir que l’enfant est remis entre les mains d’une mère qui non seulement n’a pas de projet professionnel sécurisant, mais propose un modèle « d’éducation » islamique dont il convient de mesurer toute la portée.

Car le choix de partir vivre au Royaume-Uni de nos jours n’est pas insignifiant.

Le Royaume-Uni incarne un « modèle » anglo-saxon très favorable à la charia, à l’opposé – théoriquement – du modèle « français », même si on sait que depuis bien longtemps, il existe un écart considérable entre nos textes proclamant une laïcité constitutionnelle et la pratique gouvernementale qui incline de plus en plus vers des pratiques anglo-saxonnes dans ce domaine (« accommodements » prétendument « raisonnables » à la canadienne, « diversité » à l’américaine etc.).

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Il y a quand même quelques différences au moins sur le papier : la France a plus de mal à reconnaître que des quartiers sont réservés aux musulmans, alors que l’Angleterre n’y voit aucun problème ; la burqa est autorisée au Royaume-Uni, alors qu’en France elle est théoriquement interdite ; les tribunaux français ne sont pas encore censés être islamiques, alors qu’au Royaume-Uni il n’y a aucun souci à reconnaître qu’un tribunal puisse trancher selon la charia, par exemple (http://resistancerepublicaine.eu/2016/05/29/elle-enquete-sur-les-tribunaux-islamiques-en-gb-pour-verifier-que-la-charia-nest-pas-devoyee/).

Nombre d’articles développent ce thème :

https://resistancerepublicaine.com/2019/08/19/quand-la-grande-bretagne-a-rendu-lame-bienvenue-a-la-charia/

http://resistancerepublicaine.eu/tag/royaume-uni/

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On en est arrivé à un point tel qu’une entreprise privée se propose d’aider les musulmans vivant en France à s’expatrier au Royaume-Uni pour pouvoir vivre selon la charia :

https://resistancerepublicaine.com/2017/12/04/les-musulmans-de-france-encourages-a-sexpatrier-au-royaume-uni-officieusement-pays-musulman/

Mon article datant de 2017 n’est d’ailleurs sans doute plus tellement d’actualité car en deux ans, il s’est passé beaucoup de choses et la France est encore de plus en plus concernée par cette évolution vers un schéma de société islamique. L’affaire qui nous intéresse avait cependant trait à une séparation datant de 2013, une époque où l’on pouvait encore être fondé à croire que la France était peut-être un peu plus laïque que le Royaume-Uni…

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Le père faisait ainsi valoir devant la Cour de cassation que  » le juge ne peut fixer la résidence de l’enfant chez un parent ayant pour projet de quitter définitivement le pays de résidence de la famille sans s’assurer que cet éloignement ne porte pas une atteinte excessive à l’équilibre familial, social et culturel de l’enfant », alors que l’enfant « ne maîtrise pas la langue » anglaise et était amené à grandir « au sein d’une famille musulmane pratiquante ».

Dès lors, pour le père, cette situation constituait une « menace » pour « l’équilibre de l’enfant », alors qu’il était à même de lui permettre de grandir dans un « milieu privilégié et laïque » dans sa ville d’origine, Paris. Au contraire, la mère n’avait qu’un projet professionnel incertain au Royaume-Uni, ce qui démontre bien que son choix était dû avant tout au projet de vivre selon la charia.

Le père faisait aussi valoir qu’il ne pourrait pas facilement exercer son droit de visite à cause de cet éloignement.

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On ne sait pas ce qui a conduit les juges à finalement considérer que la vie que la mère se proposait d’offrir à l’enfant était préférable. Rien dans la décision ne permet d’accabler le père du moindre reproche. Peut-être les juges ont-ils craint des représailles au cas où ils viendraient à décider qu’être élevé selon la charia n’est pas un bienfait pour l’enfant… On ne voit guère que cette explication pour tenter de comprendre leur choix, à moins que ce soit un effet pervers de la propagande anti-homme, androphobe, qui se développe actuellement et qui viendrait conforter d’anciennes pratiques finalement en matière d’attribution de l’autorité parentale et de « garde » de l’enfant lors des divorces.

Propagande androphobe qui, au-delà des apparences, aura pour résultat un cloisonnement des hommes et des femmes dans la vie sociale et donc d’introduire la charia encore une fois en France, puisque la charia repose sur ce principe de discrimination (d’où, dans la vie quotidienne des pays islamiques, plein de conséquences : files d’attente différentes pour les hommes et les femmes par exemple ; droit pénal différent aussi, etc.). Dans le cas présent, c’est au bénéfice d’une femme que la décision est rendue mais ce qui est valable aujourd’hui ne le sera pas forcément demain, car au-delà de l’opposition des sexes, c’était l’opposition de l’islam et de la laïcité qui était le principal enjeu…

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La chanson de Daniel Balavoine, 4 décennies après la mort du chanteur, fait encore partie des plus radiodiffusées. Elle fait partie intégrante de la culture populaire française, elle appartient au patrimoine du pays réel. Force est cependant de constater dans ce domaine un gros retour en arrière. Est-ce vraiment le sens du progrès ? Il est permis d’en douter !!!

« Les juges et les lois
Ça m’fait pas peur
C’est mon fils, ma bataille
Fallait pas qu’elle s’en aille, woh
Oh je vais tout casser
Si vous touchez
Au fruit de mes entrailles
Fallait pas qu’elle s’en aille

Bien sûr c’est elle qui l’a porté
Et pourtant
C’est moi qui lui construis sa vie
Lentement
Tout ce qu’elle peut dire sur moi
N’est rien à côté du sourire qu’il me tend
L’absence a des torts
Que rien ne défend
C’est mon enfant »
Paroliers : Daniel Balavoine
Paroles de Mon fils, ma bataille © Warner Chappell Music France
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Maxime

"On ne peut vivre agréablement si l'on ne vit avec prudence, honnêteté et justice" (Epicure). La France ne pourra retrouver la jeunesse de Bacchus peinte par Bouguereau qu'en renforçant le principe de précaution.


11 thoughts on “Cour de cassation : plutôt une mère vivant selon la charia en Angleterre qu’un père laïque en France

  1. Amélie PoulainAmélie Poulain

    Je suis parfaitement d’accord avec les questions très pertinentes que soulève de cet article.

    Maintenir « à tout prix » le lien maternel n’est pas dans le sens d’une décision souhaitable toujours pour l’enfant et quand cela est possible, avec un père qui assume son rôle bien sûr, il apparait même primordial de maintenir l’espace paternel.

    En France, les décisions vont souvent à l’inverse de cette nécessité pour l’enfant, il suffit même de fausses accusations venant de la mère (le sexuel là est pas mal parfois instrumentalisé) pour barrer les relations père/enfants. Dans l’autre sens, c’est souvent beaucoup plus difficile dans les faits.

    Je dirai même plus loin, parfois c’est le lien de parental (donc de « sang ») qui est surévalué et mis en avant au détriment même de l’enfant fusse-t-il maltraité avec dix intervenants sociaux autour de la famille, y compris un JAF (juge des Affaires Familiales)….

    Où est effectivement l’intérêt de l’enfant ? Il faudrait voir aussi la qualité des qui juges qui ont été dans le sens de cette décision.

  2. ConanConan

    Et ce serait cela qu’être de gôche et « progressiste » dans la magistrature???!!!…
    Soutenir et promouvoir un obscurantisme religieux importé !!…. Alors qu’auparavant ils n’avaient de cesse de bouffer du curé ….
    On comprend mieux l’existence de leur « mur des cons » dans les locaux de leur syndicat avec les noms des parents de victimes des barbares !!…
    Dans les pays vraiment libres et démocratiques, ces gens là se feraient virer immédiatement et sans indemnité !

  3. Avatarclairement

    Un enfant est toujours le produit du corps de la mère et de ses affects ET de la parole de son père.ce qui fait que la position originaire de tout être humain est organisée autour de l’image, de l’IMAGINAIRE,ou si vous préférez de la relation scopique avec sa mère.

    La fonction du père est une fonction SYMBOLIQUE de coupure, de triangulation qui permet à l’enfant de s’élever au niveau symbolique que le processus de Métaphore Paternelle comporte et permet et dont le père est chargé en tant que tiers avec son discours incarné, su( sub = en dessous)pporté et encouragé par le désir et l’amour de la mère à son endroit si cette dernière oriente son désir vers celui ci, le reconnaît et AU MOINS RESPECTE SA PAROLE c’est à dire si elle n’a pas uniquement joué de la mascarade pour lui voler un enfant ou LE MANIPULER

    Dans ce cas c’est un peu compromis et c’est pour cela que la protection de la visite paternelle semble à préserver sans mêler l’enfant au conflit des parents

    C’est parce que le père se substitue comme parole, c’est à dire comme signifiant au désir de la mère auprès de l’enfant que va se produire le résultat ordinaire de la Métaphore Paternelle

    Ce qui fait que la Métaphore du Nom du Père est un carrefour structural qui constitue le processus inaugural de l’évolution psychique

    Sa forclusion condamne à rester captif de la relation duelle imaginaire à la mère voire à créer les conditions à l’avènement de processus plus pathologiques dont les pouvoirs publics et les magistrats portent, porteront selon leur décision, une énorme part de responsabilité.

    Dans le cas de ce couple, LE PROBLEME DE L’INFLUENCE CULTURELLE SE RAJOUTE puisque cet enfant sera baigné dans une culture musulmane et aura a rencontrer soit le père de la mère soit son frère ce qui va fausser une résolution oedipîenne salutaire et représente un certain détournement culturel à proportion du respect de la famille maternelle pour cet enfant ( ? ) même si cet enfant sera toujours le produit d’une multiculturalité

    Ce monsieur doit se battre avec des arguments solides

    Bon courage

  4. AvatarFomalo

     » …puisqu’il avait même accepté de se convertir à la religion musulmane pour pouvoir l’épouser « ..
    Voilà le père » M .. J » .. qui piaille, lui qui souhaitait la « garde alternée », comme le proposent les avocaillons avides de fric à rallonge depuis dix ans à tous ces pauvres pères?
    Ce c….ard aurait du s’informer auparavant de ce qu’était la con-version à l’islam.
    Maintenant, il peut toujours suivre un cours intensif d’anglais et se trouver un job en grande Bretagne, pas trop près quand même de sa belle famille… S’il souhaite voir son fifils, bien sûr, et lui donner une éducation française, une culture religieuse islamo- calviniste peut-être et la british touch!

  5. Avatar"à la" poubelle !

    La chanson de Balavoine s’est vendue à des centaines de milliers d’exemplaires.Belle chanson entraînante populaire que tout le monde connaissait, tube à la mode, mais la plupart des gens s’en branlaient, du texte et de la situation dramatique de ces pères, car n’étant pas concernés personnellement comme nous les pères privés de nos enfants, nous seuls vivons ce calvaire abominable, inimaginable, destructeur.
    Les féminazies rennaises sont venues au TNB (face au Lycée où eut lieu le procès Dreyfus !) , ont fait expulser des centaines de spectateurs du film « J’accuse », projection supprimée samedi, elles ont fait aussi supprimer les 3 séances de dimanche et reviendront saboter les séances suivantes. Le directeur du TNB s’est déculotté et soumis à « Jeanne la rouge »(!) et ses kapos misandres et antisémite s.
    Merci Maxime pour votre article.

    1. AvatarJolly Rodgers

      bonjour  »a la  » poubelle ,
      oui je suis d’accord avec vous sur le fait que Balavoine était un bon compositeur et parolier , un grand artiste certes . cette chanson est très belle . certes .
      mais n’oublions pas non plus que Balavoine était un gauchiste proche de tonton (mitterand) , qu’il a participé a l’époque a toutes les luttes anti France , tel que la marche des beurs , sos racism …. qu’il craché au 20h00 sur les anciens combattent et ceux tombés au front , et pour couronner le tout ça chanson laziza , qui prônait l’immigration et le droit du sol . bref tout ce que l’on combat !
      je ne vous cache pas que sa musique et d’autres de ses chansons comme celle citée pour l’article , »les oiseaux »,  »le voyou  » ,  »des gens comme vous » me plaise (même si je suis plus classique , heavy métal et rock ) .
      PS: hé, pour faire chier les féministes écoutez vous un bon Kiss ou Motlëy Crew , il y’a pas mieux et en plus c’est de la bonne zique ! 🙂

  6. AvatarDorylée

    Une pleine page de blabla fumeux pour en arriver à une décision qui est tout sauf dans l’intérêt de l’enfant qui va se retrouver dans un autre pays, une autre civilisation, d’autres mœurs, une autre langue que l’enfant ne connaît pas sous la coupe d’une mère intégriste sans emploi. Il faut vraiment avoir une formation à part pour trouver une telle décision  » favorable aux intérêts de l’enfant  » . Pauvre gosse… Pauvre père…

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