Lettre à mes enfants, Eve et Adam… La naissance de notre premier enfant (3)

Nous avons commencé il y a quelques jours la publication d’un petit récit sous forme de feuilleton.
Il s’agit d’une histoire vraie, les noms des protagonistes ont été changés. L’auteur, le père,  raconte une histoire poignante, une lente descente aux Enfers due à l’islam. Il libère la parole…  :  Pour que la société dans laquelle vous allez grandir et vivre plus tard ne connaisse pas le même sort que notre famille et que l’air que vous allez respirer ne soit pas chargé de tous ces non-dits d’aujourd’hui qui rendront l’atmosphère de demain viciée, je vais libérer ma parole et raconter ce que mon inconscient me disait lorsque je vivais avec votre mère mais que je ne voulais pas entendre.
Ce que j’ai vécu, si nous n’y prenons pas garde la société va le vivre un jour au l’autre avec plus d’inertie et de lenteur que notre famille mais le résultat sera la même : l’explosion.
Voici la troisième partie.
Christine Tasin

La naissance de notre premier enfant

Nazma et moi désirions très fort un enfant, mais nous n’arrivions pas à en avoir un.
En 2009, nous sommes donc allés voir une spécialiste de la fécondité, qui nous a prescrit à tous deux des examens. Le diagnostic est tombé : Nazma avait un défaut dans les trompes. La spécialiste nous a alors orienté vers un médecin très réputé à Paris. Nazma a suivi un traitement et aussitôt, elle est tombée enceinte. Nous étions très heureux. Nous avions plus de quarante ans tous les deux, c’était une grossesse dite à risque, donc nous avons pris toutes les précautions. Pour commencer, j’ai trouvé un autre travail basé à Amiens, dans la distribution de gaz: il était plus prenant mais mon secteur d’intervention allait jusqu’à la région parisienne, si bien que je pouvais être plus souvent présent à Ivry.

Un dimanche soir, alors que j’étais sur l’A16 en direction d’Amiens pour assister à une réunion tôt le lundi matin, Nazma m’a appelée en larmes : elle venait de perdre un peu de sang, elle avait peur que le bébé soit en danger. J’ai aussitôt fait demi-tour ; nous avons cherché des urgences gynécologiques dans Paris et au bout de plusieurs étapes, nous sommes arrivés dans une clinique du Perreux/Marne. Coïncidence ou clin d’œil du destin : c’était la clinique où j’étais né quarante-trois ans plus tôt.

Le gynécologue était un homme avec un nom à consonance juive mais ce n’était pas du tout une préoccupation pour Nazma. Pour elle, ce qui comptait, c’est qu’elle soit bien prise en charge et que notre enfant naisse dans de bonnes conditions.
Le gynécologue l’a rassurée et elle a décidé de continuer le suivi de grossesse avec lui. J’ai été assidu à ses rendez-vous, je l’ai accompagnée aux échographies, j’ai participé avec elle aux cours de préparation à l’accouchement. Je n’imaginais pas à quel point suivre sa grossesse était une source de plaisir partagé.

Ève est née le 4 juin 2010 au Perreux/Marne. C’était le plus beau jour de ma vie. Nous lui avons donné comme deuxième et troisième prénoms ceux de ses deux grands-mères :

Françoise et Aïcha. Aïcha est justement venue en France à l’occasion de sa naissance et elle est restée chez nous pendant un mois. C’était la première fois que je faisais sa connaissance : une vieille dame de quatre-vingts ans, tout habillée de blanc et voilée.
Elle marchait pieds nus à la maison et elle avait ses pieds et ses mains recouverts de Henné. Comme elle était hadj (elle avait fait le pèlerinage à La Mecque un autre des 5 piliers de l’Islam), je devais me prosterner devant elle quand je la croisais.
Je ne devais pas toujours avoir l’attitude qui convenait à son rang parce qu’elle me mitraillait du regard, mais je n’allais pas polémiquer : elle n’était là que pour un mois et après tout, ce qui comptait vraiment, c’était le bonheur de ma femme et de ma fille.
Deuxième changement : le déménagement
Comme nous étions trois à présent, nous avons cherché un logement plus grand. Nazma a pris un congé parental et moi je me rendais dans l’Oise moins souvent, un week-end sur deux pour entretenir la maison et voir mes parents.
Quand nous avons enfin reçu les clés de l’appartement, Nazma m’a tout de suite dit :
— Tu sais, j’aimerais tellement que dans notre nouvelle maison, il n’y ait pas d’alcool !
Je n’en croyais pas mes oreilles. Nazma, qui aimait tant faire la fête, ne voulait plus d’alcool dans la maison ? Qui avait pu lui mettre cette idée saugrenue en tête ?
— Pas d’alcool, mais pourquoi ? On ne boit presque jamais, seulement pendant les grandes occasions, et pour moi c’est important de recevoir nos amis en leur proposant un petit verre, ça fait partie de la convivialité !
— Non, c’est hors de propos, ce que tu dis.
J’ai bien vu que ma réponse l’avait crispée, mais la conversation s’est arrêtée là.
Hajal était souvent à la maison, comme d’habitude. Il nous aidait dans l’aménagement ou la pose du papier peint. Quand il venait, il disait : « je vais chez Nazma »,
jamais «chez Nazma et Christian». J’étais un peu vexé, mais j’ai tenté d’être compréhensif : c’est normal qu’il se sente plus proche de sa tante que de moi. Nazma lui a donné un double des clés : on ne sait jamais, pour les cas où on ne serait pas là, pour arroser les fleurs…
Un jour, quand je suis rentré, je le surprends en train de passer le Coran depuis son téléphone au-dessus du berceau d’Ève. Je ne l’ai pas très bien pris :
Non, Hajal, Ève c’est ma fille, c’est moi qui vais l’élever, tu n’as pas à faire ça.
— Mais ne t’inquiète pas, c’est juste un porte-bonheur ! Tout le monde fait ça chez nous quand un enfant arrive sur Terre !
Encore une fois, je n’allais pas lui faire un procès d’intention, mais je trouvais sa façon d’imposer son coran à toute la famille envahissante. Je ne suis pas musulman, je respecte la religion de ma compagne et de sa famille, mais de mon point de vue, la religion est de l’ordre de l’intime, il n’y a pas lieu de répandre sa foi quotidiennement autour de soi.
Naissance de Adam, notre garçon
Nazma est tombée très vite une seconde fois enceinte. Cette fois, nous ne voulions pas connaître le sexe de l’enfant, ce serait une surprise.
De nouveau, j’ai accompagné Nazma dans tout le protocole des grossesses à risque, notamment les tests de la trisomie que nous avons fait à la maternité Port royal et je me suis rappelé lors de ces examens  la conversation que nous avions eue sur le mariage de son neveu hajal avec sa cousine germaine.
Notre fils est né le 4 août 2011, le deuxième plus beau jour de ma vie. C’est Nazma qui avait eu l’idée du prénom :
— Adam, c’est un joli prénom, et en plus il existe à la fois en Algérie et en Italie, ça serait un beau mélange de cultures !
Nazma a pris un congé de trois ans pour élever les enfants ; nous avons utilisé l’argent que j’avais mis de côté pour compenser la perte de revenu. J’ai de nouveau changé de travail pour gagner un peu mieux ma vie : je suis entré dans une société de négoce de produits sanitaires. J’avais un gros salaire mais la contrepartie était que je devais me déplacer jusque dans le centre de la France. Je partais donc trois jours par semaine et je revenais les quatre autres jours travailler sur la région parisienne et passer le week-end avec ma famille.
Troisième changement : Hajal prend des initiatives gênantes
Un soir, je trouve en rentrant tout notre courrier trié et rangé. Ce n’était pas l’habitude de la maison, nous n’étions pas toujours très ordonnés.
C’est super d’avoir fait ça, Nazma !
— Oh ce n’est pas moi, c’est Hajal !
J’ai été choqué : Hajal ouvrait notre courrier et le rangeait. Même s’il n’y avait rien de compromettant, je n’aimais pas qu’il entre ainsi dans notre intimité.
Hajal je ne veux plus que tu touches à notre courrier !
— Mais c’est pour rendre service, ne t’inquiète pas, je n’ai pas de mauvaises intentions in challah !
— Non, tu ne rends pas ce service, ça ne te regarde pas.
Malgré mes reproches, il a fini par recommencer. Heureusement, j’avais déclaré à mon employeur que j’étais domicilié dans l’Oise, si bien qu’au moins, il n’avait pas accès aux courriers professionnels qui pouvaient être confidentiels.
Un autre jour, Nazma m’a tendu une feuille :
Il faudrait que tu signes ce papier, s’il te plaît, pour confirmer que tu es d’accord. — Une anesthésie pour Adam ? Mais pour quoi faire ?
C’est pour le circoncire.
Je suis resté sidéré : circoncire notre fils ! Elle m’a expliqué que dans sa culture, il fallait circoncire les garçons avant la première année et que Adam avait dix mois, alors elle a pris rendez-vous dans une clinique à Vitry-sur-Seine.
Démuni, je ne savais pas quelle réaction avoir. Fallait-il donner mon accord ?
À ce moment, je me suis souvenu de conversations où Hajal racontait que des bébés d’amis étaient circoncis clandestinement, dans des appartements de Gennevilliers.
Le risque était grand qu’un jour, Hajal pousse l’initiative jusqu’à faire opérer son cousin dans des conditions insalubres, sans me demander mon avis. Au moins Nazma avait fait appel à un médecin, l’opération serait effectuée dans un hôpital officiel, de façon hygiénique. Alors, par amour pour mon fils, j’ai cédé et j’ai signé.
OFF en accompagnant mon fils dans cette clinique, je me suis posé la question du paiement de cette intervention et le chirurgien qui fait cette opération à la chaîne, m’indiquait alors qu’on passerait cela en problème de frein au pénis et que la sécurité sociale et la mutuelle prenaient ces actes en charge. Un acte religieux était donc pris en charge par la collectivité et je trouvais cette entorse à la laïcité bien curieuse OFF
Quatrième changement : alimentation et isolement
Depuis la naissance de Adam, Nazma et moi n’avions plus beaucoup de vie intime. Elle dormait dans la chambre des enfants. De temps en temps, quand elle en ressentait l’envie, elle venait me rejoindre dans notre lit car les musulmans ont aussi des besoins et des envies, mais j’avais progressivement l’impression de devenir un simple géniteur et le temps de soirées coquines en lingerie s’ était envolé depuis longtemps.
Son neveu devenait de plus en plus présent, et elle de plus en plus rigoriste. Du jour au lendemain, notre frigo est devenu halal. Je voyais bien que Nazma basculait, mais comme il ne s’agissait que de nourriture, j’ai encore une fois laissé faire.
Nous ne mangions plus de porc et les autres viandes étaient achetées dans des boucheries halal. Je prenais encore un verre d’alcool de temps en temps, mais curieusement, mes bouteilles disparaissaient.
OFF Les boucheries halal ce fut aussi une drôle de découverte pour moi. Vous entrez dans des magasins où le coran est souvent mis en fond sonore, la Sacem doit s’arracher les cheveux pour verser les droits d’auteurs dans notre pays que l’on dit laïque. Les bouchers ont des tabliers loin des standards de propreté imposés par la réglementation et quelquefois en arrivant vous trouvez le boucher les mains dans la cambouis en train de réparer une rôtisserie ou de changer une bouteille de gaz.
Et que dire de leur façon de présenter et de couper la viande… nos bouchers de quartier que j’ai connu dans ma jeunesse doivent se retourner dans leurs tombes en voyant cela. Heureusement que le papy qui me vend des fromages maison sur le petit marché de campagne où il déballe depuis 30 ans ne sait pas tout cela car on lui demandé d’arrêter sa production faute de se mettre dans les normes que lui imposent l’Europe pour continuer à nous faire plaisir et à vivre de sa production qui n’a jamais posé de problème sanitaire de ce que je sais OFF
Nos amis, nous ne les voyions presque plus. Nazma me disait qu’avec les enfants, elle n’avait plus la tête à ça, qu’elle était débordée, bien que je participais à l’entretien de notre appartement et que j’essayais de la décharger de beaucoup de taches du quotidien. J’entendais aussi le neveu dire lorsqu’il parlait de plus en plus rarement français devant moi avec elle que de toute façon, ce n’étaient pas des personnes bonnes à fréquenter.
J’avais la nostalgie de ces soirées ou nous refaisions le monde autour d’un bon repas arrosé de vins fins mais mes enfants étaient ma priorité et encore une fois j’ai laissé aller.
Nous allions également moins souvent rendre visite à mes parents. Maman était une personne très tolérante : de la même façon qu’elle avait accepté Laura et notre différence d’âge, elle avait accueilli Nazma et sa différence de culture.
« J’ai éduqué mes enfants, toi tu es responsable des tiens, me disait-elle. Je donne de l’amour à mes petits-enfants, mais c’est à toi et à Nazma de les élever selon vos choix. » Nazma disait qu’aller dans l’Oise pour un week-end, c’était loin, mais surtout elle ne se sentait visiblement pas à sa place chez mes parents : quand elle venait, elle ne souriait plus, participait sans enthousiasme à la conversation.

Venir avec elle et les enfants devenait pénible car elle parlait de plus en plus souvent aux enfants en arabe devant mes parents afin de montrer, ce que j’ai compris après, que nous étions différents et que nos enfants étaient avant tout les siens.

Je continuais de leur rendre visite un week-end sur deux, mais les visites familiales se sont espacées. En revanche, Nazma continuait de partir un mois par an, en août, à Tlemcen pour aller voir sa famille et elle emmenait les enfants qui revenaient intenables de ce long séjour le temps pour eux de reprendre un rythme plus en phase avec leur vie à Ivry.

Demain soir à 18 heures, quatrième partie…

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20 Commentaires

    • en ligne, pardon j’avais fait une erreur de programmation

  1. Comportement typique des muzz. Rien de nouveau, ça fait 40 ans qu’ils agissent ainsi.

  2. Le coup de la circoncision rituelle remboursée par le contribuable, c’est véridique. Ça passe sous l’intitulé de « phimosis », on ne peut pas vérifier. Et les chirurgiens et les anesthésistes sont contents, ça leur fait des sous en plus.

  3. j’en ai lu deux ou trois mais j’arrête car ce type me gonfle ; depuis le début il s’est conduit comme un aveugle !!
    ne pas avoir entendu parler de l’islam , de ses interdits , du halal , etc .. la liste est longue de son ignorance sur le sujet .
    si je devais épouser une japonaise je commencerais par étudier un minimum cette civilisation ; je pense que ses renoncements successifs et multiples le rendent ridicule et je ne pleurerai pas sur lui .

  4. Comme quoi ….
    Pourquoi vouloir marier 1 éléphant et une souris
    Je sais pas facile de trouver sa moitié , mais chacun chez soi
    l ‘amour rend aveugle , le mariage rend la vue
    Déjà que la vie n ‘est pas toujours facile avec qq’1 de sa communauté ….
    Restons entre nous
    Et eux aussi
    Enfin , c ‘est moins pire avec Bouddha qu ‘avec mohamed .

  5. oui, c’est vraiment la descente aux enfers, quelle horreur ! se faire piéger comme ça, toute sa vie bouffée, foutue, jetée aux orties !
    et la fille a été drôlement rusée, elle n’a pas exigé la conversion, mais elle s’est bien rattrapé par la suite,
    en fait, elle voulait juste des enfants, des enfants français et musulmans, et je crois, malheureusement, mon cher Christian, qu’elle n’avait pas beaucoup de sentiments pour toi, elle visait un but, et elle l’a atteint, et tu as été la bonne poire pour la soif,
    voilà où mène la tolérance poussée à l’extrême, surtout avec ces sangsues qui savent très bien où elles mettent les pieds

  6. Par abus de compréhension et de compassion de l’autre, vous vous êtes fait « bouffé » tout cru et vous avez accepté par « bonté d’âme » que vos enfants
    vous échappent et soient eux-mêmes arrachés à vos valeurs. La Bonté n’est pas toujours bonne …..

    • Exact !
      Bouffé par des extraits de crème de crétins qui ne voient pas plus loin que le bout des versets du coran dont ils ne comprennent même pas le sens.
      Avec moi ça n’aurait pas tourné comme ça car je les aurais tous envoyés se faire foutre en maraboutistan….
      Vivement le dernier épisode !!!…

  7. Nazma suit un chemin courant. On croit être libéré de ses conditionnements (on fait n’importe quoi par bravade) mais plus tard, ceux ci peuvent revenir en surface et s’imposer en force. C’est arrivé à beaucoup.
    Par exemple Jacques Verlinde ayant fait de grandes études scientifiques est parti en Orient s’initier aux spiritualités locales et est devenu l’homme de confiance d’un gourou réputé. Puis il y a eu un choc où ses conditionnements l’ont rattrapé: il n’a pas supporté que son maître ne compatisse pas à la misère d’un mendiant, la théorie du karma s’est envolée. Il a pu s’enfuir en profitant de quelques coïncidences favorables dues au hasard mais lui y a vu la main de Dieu (comme quoi la science ne protège pas toujours des superstitions). Il a ensuite fait des études théologiques catholiques puis est devenu prêtre sous le nom de Joseph-Marie. Il a écrit cet épisode de sa vie dans un livre intitulé ‘L’expérience interdite’. Il a aussi je crois fondé un mouvement spirituel plus ou moins sectaire consacré à Marie.

  8. Mais comment ça, vous deviez vous prosterner devant votre belle-mère quand vous la croisiez?? C’est délirant! Et la descente aux enfers continue…

  9. « Le gynécologue était un homme avec un nom à consonance juive  »
    ah bon ?
    j’ en connais des toubib juifs , en pagaille!
    y a des Tahar, des Wildenstein, des Bacri, comme des Cohen ou des Bansard, des Taieb et des Laroussi…..des rozenblum comme des Benchimol ou des Uzan
    et des Sellem (salut johny) comme des Carcassone
    bon, passons
    quand a ce récit………..

    • Au moins les medecins dong les noms sont à consonance juive ,sont d’excellents médecins!

  10. @Christian, auteur de ce récit, vous devriez faire tatouer sur la poitrine de votre fille et de votre fils un crucifix, histoire de leur rappeler à eux et à leur famille musulmane que leur père est de culture chrétienne.

    • Il faut réfléchir au moins sept fois avant de faire une telle marque. L’avenir est incertain pour les enfants, ce n’est pas prudent de les engager dans un combat qui n’est pas encore le leur.

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